Viuz-en-Sallaz (se prononce ; le -z ne se prononce pas traditionnellement) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune accueille avec Bogève, Onnion et Saint-Jeoire la station de sports d'hiver des Brasses. Elle est membre de la communauté de communes des Quatre Rivières.

Géographie Situation Assis sur une colline, plein sud, à mi-chemin entre Genève, Annecy et Chamonix, Viuz-en-Sallaz est un village dont le territoire s'étale de à d'altitude. Sa population actuelle s'élève à environ habitants. Viuz-en-Sallaz se situe dans l'ancien canton de Saint-Jeoire et dans le nouveau canton de Bonneville.

Le mont Vouan Le mont Vouan est un petit massif de moyenne altitude qui culmine à .

Jusqu'au début du , les roches du Vouan ont été exploitées pour tailler des meules de moulince qui explique le nom de "Molire" que lui donnent les habitants de la région. On peut encore voir aujourd'hui, à l'endroit où les meules étaient extraites, de grands trous ronds de près de deux mètres de hauteur dans la roche.

Le Vouan possède de nombreuses carrières de pierre meulière. Les deux plus importantes sont « la grande gueule » — aussi appelée la grotte aux fées ou la grande meulière à Boisinges —, dont on aperçoit l'ouverture depuis la route d'Annemasse mais dont le plafond s'est effondré et « la meulière à Vachat », sur la falaise qui surplombe « la Gouille au Mort » (petite mare).

Le Vouan était également traversé par le « chemin des contrebandiers » ; ceux-ci apportaient à Genève le blé du moulin de Pont-Morand et rapportaient de l'alcool, du tabac, etc.

De nombreuses légendes tournent autour du Vouan. Parmi celles-ci : une jeune fille donnant des feuilles qui se changent en or habiterait le Vouan et ce massif possèderait une grotte renfermant un jeu de quilles en or. Mais également une légende dit qu'un homme, qui taillait des pierres, avait refusé d'aller à la messe du dimanche afin de terminer son travail. Le dimanche, il était tombé de la falaise dans la célèbre gouille au Mort. On n'a jamais retrouvé son corps.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ayse à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Viuz-en-Sallaz est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Genève (SUI)-Annemasse (partie française)Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération internationale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Genève (SUI)-Annemasse (partie française) comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (45,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (45,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (42,3 %), forêts (39,6 %), zones urbanisées (12,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,6 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Toponymie Le nom de la localité est attesté dès le milieu du . On trouve les formes Viu en Salaz (1250), Cura de Vyu (vers 1344).. Une inscription sur le pignon de l'église du donne Vicus in Sala.

Le toponyme « Viuz » provient du nom latin « vicus », signifiant une petite agglomération..

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Viu (graphie de Conflans) ou Viuz (ORB)..

Histoire Il appartient au mandement de Thiez, composé des paroisses de Bogève, Saint-André, Viuz et Ville-en-Sallaz. Il relevait des seigneurs de Faucigny jusqu'à ce que l'évêque de Genève, Arducius de Faucigny, en hérite et le lègue à ses successeurs, les évêques de GenèveSite de la Mairie de Viuz-en-Sallaz..

On trouve mention, en date du , de la « terre de Viuz » dans l'accord intervenu entre l'évêque Nantelme et les chevaliers Guillaume et Amédée Pofeis., de même, le , est fait mention de la « Terre de Sallaz », lors d'une discussion entre et l'évêque Bernard Chabert.

Ce mandement est occupé par en 1536 et passa à la Savoie en 1539..

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de , dont 16 pour la commune... Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »..

Politique et administration Situation administrative

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Espaces verts, fleurissement

vignette|Lac du Môle. En 2014, la commune de Viuz-en-Sallaz bénéficie du label « ville fleurie » avec « trois fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris..

Population et société Démographie Ses habitants sont appelés les Viuziens.. On peut parfois trouver les formes Sallazienne, Viuly.

Économie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Viuz a conservé quelques témoignages du passé, tels que des mesures à grains, une ancienne prison, des maisons traditionnelles, une église dédiée à saint Blaise néo-classique du ou encore des « mazots »Les mazots sont une sorte de grenier, qui servaient autrefois de réserve pour stocker les habits du dimanche et les biens précieux de la famille. Ces bâtiments étaient construits à l'écart de la maison pour éviter qu'en cas d'incendie tout ce qu'ils contenaient soit détruit..

L'écomusée Paysalp regroupe quatre sites, dont deux à Viuz-en-Sallaz : Le musée paysan où sont exposés des objets d'époque et des reconstitutions d'univers de vie haut savoyard ; Paysalp.

Patrimoine religieux

Le village compte aussi quelques traces de la piété locale, tels des oratoires ou des chapelles : l'église est dédiée à saint Blaise. La décoration intérieure fut confiée au peintre J.B. Ferraris. ; en général, les oratoires datent du , ils ont été érigés par des familles et sont souvent dédiés à la Vierge Marie. Ils portent les noms ou initiales des fondateurs, la date d'érection et une invocation ; la chapelle des Palluds : à la suite d'un éboulement, appelé « Le Déluge », survenu le ., trois villages (Fontaine, Grisard et Etrable) furent engloutis faisant 34 victimes dans 9 familles.. Laurent Gaillard-Pallud, originaire du village des Palluds, fit construire une chapelle sous le vocable de la Sainte Vierge, et ce en remerciement pour avoir été épargné. Elle fut bénie le , restaurée en 1865 et récemment dans les années 1980. La petite cloche est celle qui annonçait les assemblées populaires du bourg, à l'époque révolutionnaire ; la chapelle de Sevraz est dédiée à saint Jacques et à saint Christophe, due à la générosité d'un émigré, Jacques Gavard-Perret. Il légua une somme pour sa construction. Son neveu et exécuteur testamentaire, Pierre Magnon, la fit construire. À l'entrée de la chapelle, au-dessus de la porte, une inscription rappelle son érection. Les tableaux du chemin de croix sont de 1850. Elle a été restaurée dans les .

Patrimoine historique Le château de Thyez ou Thiez/Thy/Tez, dit aussi de Viuz ou de Salaz... est une ruine située à environ 500 mètres au sud-ouest du village de Ville-en-Sallaz, au bord du ruisseau du Thy. Édifié au par la famille de Faucigny, il devient ensuite la propriété des évêques de Genève. La maison forte est citée implicitement au mois d', lors d'un séjour de l'évêque Aymon de Grandson, dans un échange intervenu entre l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune et . Elle est mentionnée le dans l'abergement concédé par l'évêque Robert de genève in domo nostra de Tez. Au mois d', le dauphin de Viennois de la Tour du Pin, investit la Terre de Sallaz, enlève le château et y place une garnison. Excommunié, il doit rétrocéder le mandement et sa maison forte. Après la Réforme, elle servit de prison épiscopale, puis fut laissé à l'abandon. Château de Marcossey (Brégny), possession des Fournier, seigneurs de Marcossey, détruit en 1589 par les Bernois et les Genevois., un second portant le même nom était situé à Brénaz.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Voir aussi Bibliographie Mathieu de La Corbière, Martine Piguet, Catherine Santschi. Terres et châteaux des évêques de Genève, éd. de l'Académie Salésienne.

Abbé .

Articles connexes Liste des communes de la Haute-Savoie Communauté de communes des Quatre Rivières (Haute-Savoie)

Liens externes