Agyrrhios (grec ancien ) est un homme politique athénien du , né à Collytos, dème d’AttiqueW. Smith (1867), "Agyrrhius", in W. Smith, Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology, 1, Boston, 83.

L’orateur Andocide, un de ses plus acharnés adversaires, le qualifia ironiquement de « noble et bon » () après un séjour en prison de plusieurs années pour avoir détourné de l’argent publicAndocide, Sur les Mystères 65, éd. Reiske. Vers 395, au lendemain du rétablissement de la démocratie à Athènes, Agyrrhios institua le misthos ecclesiasticos, la rétribution par un salaire de la présence aux séances de l'assemblée du peupleClaude Mossé, « Les esclaves banquiers à Athènes au : une forme originale d'ascension sociale » dans Myriam Cottias, Allessandra Stella et Bernard Vincent (coord), Esclavage et dépendances serviles, L'Harmattan, 2006, p. 121 ; en revanche, il diminua le montant des prix attribués aux vainqueurs des concours de comédiesW. Smith (1867), "Agyrrhius", in W. Smith, Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology, 1, Boston, d'après Harpocration, s.v. , Suda, s.v. , Scholie ad Aristoph. Eccl. 102, Démosthène, c. Timocrate 742. La politique d'Agyrrhios le rendit très populaire au sein du peuple athénien, popularité qui a mené à son élection comme stratège (389)W. Smith, op cit, d'après Xénophon, Helléniques (IV. 8. § 31), Diodore de Sicile (XIV, 99), Philipp August Böckh, The Public Economy of Athens, 223, 224, 316, etc. ( éd. Engl. transl.), Georg Friedrich Schömann, philologue, De Comitiis, 65, &c..

Le rôle d'Agyrrhios a été réévalué par les historiens de l’Antiquité : son nom apparaît en effet dans une importante inscription de 374-3, découverte en 1986 à l’agora d’Athènes et publiée en 1998. Il s'y montre le promoteur d’une loi fiscale sur le grain des îles Lemnos, Imbros et ScyrosR.S. Stroud, The Athenian Grain-Tax Law of 374/3 B.C. (Princeton, 1998) (= Hesperia S. 29); voir le compte rendu de P.J. Rhodes, Bryn Mawr Classical Review 1999.03.13. Voir aussi Anna Magnetto, Donatella Erdas, Cristina Carusi (ed.), Nuove ricerche sulla legge granaria ateniese del 374/3 a.C (Pise, 2010) avec le compte rendu d'A. D'Hautcourt, Bryn Mawr Classical Review 2012.01.34..

Bibliographie Trad. Eugène Talbot, Xénophon. Œuvres complètes, t. 1 : Les Helléniques. L’Apologie de Socrate. Les Mémorables, Hachette (1859)

Notes et références

Catégorie:Personnalité de l'Athènes antique Catégorie:Personnalité politique de la Grèce antique du IVe siècle av. J.-C. Catégorie:Général de la Grèce antique du IVe siècle av. J.-C. Catégorie:Stratège du IVe siècle av. J.-C.