Marie-Georges Pascal (née Marie-Georges Faisy le à CambraiExtrait de naissance n° 727/1946. Cf. Marie-Georges Pascal sur Les Gens du cinéma. et morte suicidée le dans le Extrait de décès n° 19/1081/1985. Marie-Georges Pascal a été incinérée au crématorium du cimetière du Père-Lachaise et ses cendres ont été remises à sa famille. Cf.Les Gens du cinéma. est une actrice française ayant travaillé à partir de 1970 au cinéma, à la télévision et au théâtre.
Biographie Jeunesse et formation Marie-Georges Pascal passe une enfance qu'elle qualifiera plus tard de « très dure » et « très triste »Cf. Interview de Marie-Georges Pascal par Marlyse Lowenbach, Télé 7 jours du 5 au 11 octobre 1974, page du vendredi 11 octobre 1974, à voir sur gerardchambre-tribute.ch. Ses parents, qui rêvent de la voir devenir concertiste, la contraignent dès son plus jeune âge à passer quotidiennement de longues heures à travailler le piano. À seize ans, elle prend ses distances avec un cadre familial trop rigide. Elle est grande et jolie, avec de beaux yeux clairs et des cheveux brun-roux, et trouve assez vite un emploi de mannequin.
Carrière à l'écran Les années érotiques Marie-Georges PascalCréditée le plus souvent comme Marie George Pascal (Gross Paris, Les Raisins de la mort) ou Marie-George Pascal (Les confidences érotiques d'un lit trop accueillant) Cf. IMDb fait sa première apparition sur grand écran en 1971 avec Les Petites Filles modèlesAvant Marie-Georges Pascal, deux autres interprètes de ce film se sont donné la mort ; Bella Darvi en septembre 1971 et Michèle Girardon en mars 1975, adaptation très libre du roman de la comtesse de Ségur, que Jean-Claude Roy agrémente d'un érotisme encore bien sage. Elle prête à Camille de Fleurville son sourire et ses « dents du bonheur », son nez retroussé et ses expressions espiègles et donne la réplique à Michèle Girardon, Bella Darvi, François Guérin et Romain BouteilleMarie-Georges Pascal sur Encyclo Ciné.Marie-Georges Pascal sur Actrices de France..
En 1972, l'actrice joue dans une série de films érotiques. Le genre, qui connaît sa période faste dans la foulée de la libération des mœurs de l'après 1968, occupe alors une bonne part des écrans et des nouveaux venus dans le cinéma françaisEn 1974 les 128 films érotiques sortis réalisent plus de six millions d'entrées (16 % du total des entrées) sur Paris-périphérie Cf.L'age d'or du x documentaire de N.Castro et L.Préyale, Siriana Production, pour Ciné Cinéma et Paris Première et s'exporte bien. Si l'actrice accepte de tourner ces films essentiellement pour des raisons « alimentaires », les rôles qu'elle y tient sont tout de même assez consistants pour lui permettre de montrer un réel talent de comédienne capable de camper des personnages très variés. Elle interprète la sœur incestueuse de Je suis frigide... pourquoi ?Max Pécas a choisi de renommer son film Comment le Désir vient aux filles attribuant l'échec de celui-ci à sa sortie à un titre qui aurait « refroidi » un public qui auparavant lui était acquis., une jeune fille naïve dans Les Confidences érotiques d'un lit trop accueillant, avec Bruno Devoldère pour partenaire, ou encore une épouse mal-aimée dans Hausfrauen Report international, une production allemandeUne production allemande, mais on retrouve Marie-Georges Pascal dans un sketch très « parisien » avec Montmartre pour décor et Philippe Gasté et Paul Bisciglia pour partenaires. Bananes mécaniques doit peut-être aux conditions précaires de son tournageCf.Jean-François Davy présente La Trilogie paillarde, bonus édition DVD de Bananes mécaniques l'impression de vitalité et de liberté qui s'en dégage. Le film reflète bien l'esprit de son époque et le succès est au rendez-vous puisque plus d'un million de spectateursPlus de cent mille entrées sur Perpignan, nouvel « Eldorado » du cinéma érotique du grâce à l'afflux de spectateurs espagnols.Cf.Jean-François Davy présente La Trilogie paillarde, bonus édition DVD de Bananes mécaniques vient assister aux aventures de ces cinq filles délurées.
On la retrouve en 1973 dans un petit rôle au côté de Francis Huster dans L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise, le dernier film tourné par Brigitte Bardot, ainsi que dans Gross Paris, une comédie de Gilles Grangier construite autour du duo Roger Pierre-Jean-Marc Thibault. Quand les filles se déchaînent, qui mêle sexe et action autour d'un spectacle de cascades automobiles, vient clore une période « rose » que l'actrice souhaite vite oublier. Quand sort en salle Rêves pornosAussi distribué sous le titre Dictionnaire de l'érotisme, Rêves pornos se compose essentiellement d'une compilation de scènes érotiques extraites de films tournés par Max Pécas entre 1965 et 1974 reliées entre elles de façon quelque peu artificielle avec, pour répondre aux nouvelles exigences du public et des distributeurs, l'emploi de séquences de sexe additionnelles. La scène où l'on retrouve Marie-Georges Pascal est reprise du film Je suis frigide...pourquoi ? tourné trois ans auparavant. Cf.Encyclo Ciné. en , la déferlante « hardcore » est en passe de chasser des écrans l'érotisme « soft »Francis Mischkind dans L'age d'or du x documentaire de N.Castro et L.Préyale, Siriana Production, pour Cine Cinema et Paris Première qui triomphait quelques mois auparavant et Marie-Georges Pascal exerce désormais ailleurs son talent.
Le succès à la télévision L'actrice est absente des plateaux de cinéma pendant trois ans. Si on la retrouve encore sur grand écran en 1975, c'est avec un film tourné deux ans plus tôt La Rage au poing, film-choc sur la jeunesse de banlieue écrit et interprété par Tony Gatlif. C'est maintenant grâce à la télévision qu'elle peut espérer être reconnue d'un public plus large.
Si elle ne fait qu'une modeste apparition sur le petit écran en 1972 dans La Mort d'un champion, c'est dans un rôle principal qu'elle s'impose deux ans plus tard avec le succès de Le Dessous du ciel. Le premier épisode de la série est diffusé le sur la deuxième chaîne juste avant 20 heuresCf.Gerard Chambre tribute.ch Articles de presse et photos sur un site consacré au comédien.. Marie-Georges Pascal incarne Joëlle, une jeune fille qui se passionne pour le parachutisme, et a pour partenaires principaux Gérard Chambre, Patrick Verde et Pierre Brice. La présence au générique de ce dernier, connu dans les pays germaniques pour avoir incarné l'indien Winnetou au cinéma dans les années soixante, permet à la série d'être également bien accueillie lorsqu'elle est diffusée de l'autre côté du Rhin en 1976. L'année suivante, elle retrouve un rôle important dans Pilotes de courses, un feuilleton du même format, toujours pour la deuxième chaîne. Après la reconnaissance populaire, l'actrice s'offre une longue parenthèse théâtrale.
En 1977, elle est Julie de Colineau du ValCf. Marie-Georges Pascal sur la Base de Données de Films Français (avec images), amoureuse malheureuse du héros dans D'Artagnan amoureux, une mini-série en cinq parties réalisé par Yannick Andréi, tiré du roman de Roger Nimier et inspiré de l'œuvre d'Alexandre Dumas. On la verra par la suite dans deux téléfilms en costumes (Quand flambait le bocage et Madame de Sévigné : Idylle familiale avec Bussy-Rabutin), dans la série Par-devant notaire, et surtout, en 1980, dans Le Scandale, segment de dix épisodes de la série La Vie des autres, interpréter Audrey Caldwell, l'héroïne. On la retrouvera encore dans La Double Vie de Théophraste Longuet, une adaptation par Jean-Claude Carrière et Yannick Andrei de l'œuvre de Gaston Leroux, tenant le rôle de Dame Jane de Montfort, accorte représentante du surprenant peuple Talpa.
Le retour sur grand écran Tourné pendant l'hiver 1977, Les Raisins de la mort lui offre son plus grand rôle au cinéma. Jean Rollin, qui dirige ce film de commande, dispose pour une fois de moyens suffisants pour s'offrir le concours de « vrais » comédiens. Marie-Georges Pascal est donc la tête d'affiche de cette distribution qui mêle à des acteurs confirmés (Serge Marquand, Félix Marten, Paul Bisciglia) quelques nouveaux venus (Brigitte Lahaie, Mirella Rancelot et Patrice Valota). Elle incarne Élisabeth, une jeune femme livrée à elle-même dans une contrée ravagée par une étrange maladie provoquée par l'emploi d'un pesticide et qui sombre peu à peu dans la folie. Rollin, qui n'est pas de son propre aveu un grand directeur d'acteur, se félicite de la docilité de ses acteurs et de la performance de sa vedetteCf. Norbert Moutier, Les Actrices de Jean Rollin, p. 49, et Norbert Moutier, Jean Rollin, p. 35 et 38.Marie-Georges Pascal et Les Raisins de la mort sur le blogue Fascination:The Jean Rollin Experience.. Malgré un nombre restreint de salles et une campagne de promotion quasi nulle, le film réalise un nombre d'entrées satisfaisant. La critique reste, dans l'ensemble, plutôt sceptique. Considéré comme le premier film gore français, il continue néanmoins, plus de trente ans après sa sortie, de fédérer à travers le monde les amateurs de zombies et ceux de Jean RollinJean Rollin insère quelques images de Les Raisins de la mort et de Marie-Georges Pascal dans son film testament La Nuit des horloges réalisé en 2007. et assure à sa protagoniste une certaine visibilité internationale.
Brigade mondaine sort un mois après Les Raisins de la mortCf.IMDb. Dans ce thriller, qui reprend les personnages et les recettes éprouvées par Michel Brice dans sa série de romans, elle incarne Peggy, photographe de charme et rabatteuse pour un réseau de prostitution. Ces prestations ne suffisent pourtant pas à l'installer plus solidement sur les grands écrans. Cauchemar, de Noël Simsolo, lui offre encore un rôle significatif, mais passe inaperçu et au début des années 1980, on la retrouve surtout à la télévision et au théâtre.
En 1983, Jean-Pierre Desagnat lui confie le rôle de Lydie Vignal dans Rouge marine, un épisode de la série policière Les Cinq Dernières Minutes, et lui offre sa dernière apparition au cinéma (un tout petit rôle de deux répliques) dans Flics de choc. Quand, emboîtant le pas à Mylène Demongeot, elle sort à la fin de « sa scène », c'est pour ne plus reparaître sur les écrans.
Carrière sur les planches Les années 1970 C'est à Robert Hossein que la jeune comédienne doit de faire ses débuts au théâtre en 1970 avec La neige était sale, une adaptation pour la scène par Frédéric Dard du roman éponyme de Georges Simenon. Elle figure en bonne place dans une distribution qui rassemble entre autres Jacques Castelot, Robert Dalban et Pascale RivaultLes tournées Herbert -Karsenty sur le site de L'Association de la Régie ThéâtraleLa neige était sale sur Mémoire des Celestins et programme du spectacle. Si l'actrice tourne beaucoup pour le cinéma en 1972, elle n'en délaisse pas pour autant la scène et on peut l'applaudir au Théâtre des Variétés aux côtés de Pauline Carton, Dora Doll et de Robert Vattier dans Madame Pauline, une comédie musicale de Darry Cowl d’après la pièce La Maison de Zaza de Gaby BruyèreMadame Pauline fiche BnF.
Entre 1974 et 1977, Marie-Georges Pascal passe beaucoup de temps sur les planches, tenant le plus souvent des rôles importants. On la voit avec Christian Marin et François Guérin dans Duos sur canapé, le nouveau succès de Marc Camoletti, reprenant le rôle de BubbleDuos sur canapé, reprise de 1974, sur le site de L'Association de la Régie Théâtrale créé quelques mois plus tôt par Martine Kelly. Passant de la comédie à la tragédie, on la retrouve dans Le Cid, mis en scène par Michel Le Royer pour sa toute nouvelle Compagnie Recherche et TraditionLe Cid, mise en scène de Michel Le Royer, sur Les Archives du spectacle et fiche BnF. Elle interprète ensuite Ismène dans l' Antigone dirigée par Nicole Anouilh