300px|vignette|Le capitaine olympien Steve Mandanda, soulevant le Trophée des champions 2011 au stade de Tanger.

La liste des finales de l'Olympique de Marseille retrace l'ensemble des matchs qui ont permis au club de remporter une coupe ou au contraire d'assister au sacre de son adversaire. Ces finales sont très présentes dans l'identité et la continuité du club comme en témoignent les trente-cinq finales nationales et internationales atteintes dans son histoire, la première jouée étant celle du Championnat de France USFSA 1919, et la dernière, celle de la Ligue Europa 2017-2018. Le club dispute par ailleurs au moins une finale à chaque décennie depuis les années 1910.

Ces trente-sept finales sont composées de deux finales de Ligue des champions, trois de Ligue Europa, une de Coupe Intertoto, deux du Trophée des champions, trois du Challenge des champions, dix-neuf de Coupe de France, trois de Coupe de la Ligue, une de Coupe Charles Drago, une de Division d'Excellence, une de Championnat de France USFSA et une de Championnat de France de D2. Ces finales sont vingt fois victorieuses et sont composées d'une finale de Ligue des champions, une de Coupe Intertoto, deux du Trophée des champions, une du Challenge des champions, dix de Coupe de France, trois de Coupe de la Ligue, une de Coupe Charles Drago et une de Division d'Excellence.

D'une manière générale, l'OM connait trois périodes distinctes dans son historique des finales. La première dure de 1924 à 1976 et le club remporte la majorité de ces finales à l'image de neuf Coupes de France gagnées pour trois laissées à l'adversaire. La deuxième ère s'étalonne entre 1986 et 2007. Le club y gagne la Ligue des champions en 1992-1993 mais connaît en contrepartie, trois défaites en finale européenne contre l'Étoile rouge de Belgrade en 1991, l'AC Parme en 1999 et le Valence CF en 2004; à ceci s'ajoute cinq finales de Coupe de France perdues pour une victoire. La troisième période est naissante et dure depuis la saison 2009-2010. Le club atteint sept finales et en remporte cinq.

Lors de ces trente-sept finales, l'Olympique de Marseille rencontre vingt-six clubs différents. Il s'agit de vingt clubs français, trois clubs espagnols, deux clubs italiens et un club serbe.

Compétitions nationales

Championnat Championnat de France USFSA 1919

L'Olympique de Marseille affronte Le Havre Athletic Club en finale du Championnat de France USFSA 1919 qui se déroule le au Stade de la Cavée Verte au Havre. L'arbitre de la rencontre est M. Louis Fourgous. Le club marseillais participe à sa première finale et connait une défaite par quatre buts à un... Les quatre buts havrais sont marqués par l'intermédiaire d'un doublé d'Albert Rénier et d'un doublé de Fryer, dont un but sur pénalty. Louis Jacquier est le buteur olympien lors de cette finale.

Auparavant, le club débute en huitième de finale. et élimine le SPMSA Romans sur un score de seize buts à zéro.. En quart de finale, l'OM se qualifie aux dépens du Stade Bordelais sur un score de deux buts à un., puis en demi-finale, le club marseillais sort le CS Des Terreaux..

Championnat de France 1929

L'OM rencontre le Club français en finale de la Division d'Excellence 1929 qui se déroule le au Stade Pershing à Paris. Le club marseillais se qualifie pour cette compétition à la suite de son titre de champion de la Ligue du Sud-Est et le club parisien à la suite de son titre de champion de la Ligue de Paris...

Marseille ouvre le score au quart d'heure de jeu à la suite d'un centre court de Dewaquez sur Boyer qui marque d'une reprise de volée à bout portant. Le deuxième but pour l'OM est inscrit de la même manière par Bonello après un corner de Dewaquez que la défense renvoie mal en dégageant le ballon sur l'attaquant. Un troisième but est marqué de nouveau par Boyer à une minute du terme de la première mi-temps : Marcel Bertrand fait une passe hasardeuse à Arthur Parkes, son coéquipier de défense, Boyer tente le pressing, réussi à récupérer le ballon, court au but en sprintant et trompe une seconde fois Antonio Lozes.

L'OM mène par trois buts d'écart sans dominer son adversaire et seulement grâce à une efficacité redoutable de sa ligne d'avants qui marque sur leurs trois seules tentatives.

Les dirigeants du club voient la victoire à l'horizon et donnent pour consigne de « jouer la défense » durant la seconde mi-temps afin de préserver cette avance. Cette tactique s'avère totalement inopérante du fait que le club doit sa marge d'avance à son secteur offensif qui rayonne lorsque dans le même temps sa défense affiche un niveau médiocre. Dès lors, l'ensemble des actions se déroule dans le camp marseillais sur cette période et l'OM encaisse deux buts par Robert Mercier puis Roels. Le premier intervient à la soixante-deuxième minute grâce à un tir soudain ainsi que le second, d'un pointu, à quatre minute du terme de la rencontre.

La tactique ultra-défensive de l'OM se traduit par des joueurs comme Gallay qui joue dans un rôle de quatrième demis au lieu de son poste habituel d'intérieur gauche ou Alcazar, bien plus bas sur le terrain.

Le Club français exploite l'erreur tactique marseillaise en inscrivant ses deux buts mais loupe la victoire à cause d'une précipitation démesurée de sa ligne d'avant trop impatiente de remonter au score. Les joueurs donnent l'impression de vouloir rentrer dans les cages avec le ballon et cette inspiration convient à merveille au gardien marseillais Charles Allé qui excelle dans les duels et tirs de près à défaut d'avoir un placement irréprochable dans ces cages ou de dégager une sérénité à toute épreuve. Cette impatience désorganise de ce fait l'organisation tactique du Club avec les arrières constamment sur la ligne médiane ainsi que les demis qui jouent au niveau des avants.

Le match connaît des périodes de grand football et d'autre plus anodines, pour une moyenne convenable. Cette finale, la dernière du championnat de France, est considérée comme l'une des meilleures rencontres de la saison et ravie les amateurs de football.

Championnat de France de deuxième division 1984

La deuxième division 1983-1984 se compose de deux groupes. L'Olympique de Marseille termine premier du groupe A devant l'OGC Nice. Le club obtient cinquante-six points au terme de trente-six rencontres et conclut sur un bilan de vingt-deux victoires, douze matchs nuls et deux défaites. L'OM et le Tours FC, respectivement premiers de leur groupe, sont assurés d'être promus en première division la saison suivante..

Afin de déterminer le champion de France de deuxième division, une finale aller-retour, appelée Match des Champions est organisée.. Ces deux rencontres constituent les troisième et quatrième confrontations entre les deux clubs dans leur histoire..

La finale aller se tient le au stade Vélodrome devant . L'arbitre de la rencontre est M. Robert Wurtz. Le marseillais Jean-Jacques N'Domba ouvre le score à la quinzième minute. Le gardien marseillais Marc Lévy est exclu à la demi-heure de jeu ainsi qu'un tourangeau à l'heure de jeu. Le Tours FC obtient le résultat nul un but partout à la quatre-vingt huitième minute..

La finale retour se tient le au stade de la Vallée du Cher devant . L'arbitre de la rencontre est M. Michel Girard. L'OM mène par deux buts à zéro à la trente-troisième minute. Le Tours FC réduit l'écart à deux minutes du terme de la première mi-temps puis égalise deux minutes après le commencement de la seconde mi-temps. Le score reste inchangé jusqu'au troisième but de Tours à cinq minutes de la fin du match..

Le Tours FC est sacré champion de France de D2 1983-1984 aux dépens de l'Olympique de Marseille sur un score cumulé de quatre buts à trois.

Coupe de France 1924-1976 : Le temps des victoires Coupe de France 1924

L'OM affronte le FC CetteJusqu'en 1927, l'orthographe de la ville de Sète s'écrit Cette. en tant qu'outsider pour sa première finale de Coupe de France 1924 qui se déroule le au Stade Pershing à Paris devant . Les joueurs marseillais sont quasiment tous inconnus tandis que les Cettois jouissent pour la plupart d'une solide réputation.

Marseille aborde cette finale dans l'unique but de la remporter et adopte par conséquent un schéma de jeu basé sur le bloc équipe. Cette tactique se retranscrit au cours du match par la tache offensive laissée à trois seuls joueurs que sont Cabassu, Boyer et Crut tandis que les sept autres joueurs de champ ont pour consigne de constituer un rideau infranchissable. À l'inverse, Cette affiche pour objectif de jouer un football convenable et plaisant à voir qui colle à son statut de favori.

Cette domine le début de match mais concède l'ouverture du score dès la troisième minute à la suite d'un centre de la gauche de Subrini que Crut reprend et envoie au fond des filets. Au quart d'heure de jeu, B. de Ruymbecke bloque insuffisamment un tir à bout portant de Jean Caballero et Louis Cazal saisit l'occasion pour égaliser. À la quarante-deuxième minute, Boyer reçoit une ouverture du côté gauche et profite d'une hésitation de Laurent Henric pour redonner l'avantage à l'OM. Torta marque contre son camp à la soixante-cinquième minute de jeu puis le score de deux buts partout reste inchangé. À cinq minute du terme de la première période des prolongations, Crut marque sur coup franc le troisième et dernier but de l'OM et offre la victoire à son club.

L'objectif marseillais de constituer un rideau infranchissable trouve son summum dans le dernier quart d'heure des prolongations où l'équipe joue avec quatre ou cinq arrières au lieu des deux habituels. L'opinion reproche aux Marseillais un jeu sans véritable construction mais félicite l'engagement et la détermination de l'équipe qui réussit à dominer le FC Cette à l'image du pressing ininterrompu en cent vingt minutes ou de Cabassu qui, tout au long du match, domine constamment son homologue Marcel Domergue au milieu du terrain.

L'équipe cettoise se montre bien inférieure à sa réputation et à sa forme de son match précédent hormis Albert Jourda. La triplette d'avant connue et reconnue comme une des meilleures de France ne pèse pas sur la rencontre et les deux arrières passent leur match avec l'angoisse et la préoccupation d'être pris en contre.

Coupe de France 1926

thumb|left|Stade de Colombes en 1924. Le club marseillais rencontre l'AS Valentigney lors de la finale de Coupe de France 1926 qui se déroule le au Stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes devant . Les joueurs de l'OM sont donnés comme grandissimes favoris et le public attend d'eux une démonstration de football en accord avec leur statut honorifique de meilleure équipe de France. Cette réputation vient entre autres de sa ligne d'avants où figure quatre internationaux avec Gallay, Dewaquez, Crut et Boyer. Les spectateurs présents dans l'enceinte encouragent néanmoins majoritairement l'AS Valentigney qui tient le rôle du faible contre le fort.

L'OM entame sa rencontre timidement puisque crispé par l'enjeu. Un enjeu non pas sportif car la Coupe lui est promise mais un enjeu de réputation où finalement l'équipe a plus à perdre qu'à y gagner face à ses adversaires. L'entrée en matière timide semble être l'entrée en matière classique d'un match, où l'on ne peut être à cent pour cent dès les premiers instants, mais il s'avère que l'essentiel des joueurs marseillais restent à ce niveau d'implication tout au long du match.