La famille de La Teyssonnière est une famille subsistante de la noblesse française d'ancienne extraction sur preuves de 1429.

Elle a fourni des officiers dont plusieurs sont morts sur le champ de bataille. Elle compte plusieurs chevaliers de Saint-Louis, parmi lesquels H. de La Teyssonnière, major de Mariembourg, qui fut décoré par Louis XIV en 1707 après la bataille de Ramillies où il avait été grièvement blessé, et qui en 1765 à l'âge de cent ans et deux mois, reçut de Louis XV une gratification de en considération de quatre-vingt sept ans de service.

Cette famille compte également des chanoinesses au Chapitre noble de Neuville-les-Dames. Elle a fait ses preuves pour monter dans les carrosses du roi, à la fin du règne de Louis XV. Elle s'est divisée en plusieurs rameaux qui se sont éteints. L'un d'eux a relevé vers le milieu du , le nom et les armes de La Fontaine (aucun lien familial avec Jean de La Fontaine).

Nom de famille Le mot « Teyssonnière » aux orthographes diverses apparaît pour la première fois près de Buellas lors de la construction d'une maison forte en 1290.

Histoire thumb|Extrait des « amoureuses occupations » Origine Ce patronyme est connu depuis , époque à laquelle vivait Guillaume de La Teyssonnière dit le beau qui habitait dans une maison forte en bois. Son fils, Étienne de la Teyssonnière a donné le baiser de fidelité à Philippe le Merle de Chalamont en et a fait construire la maison-forte de la Teyssonnière en briques et entourée de fossés, en la paroisse de Buellas, à l'emplacement de l'ancienne maison forte primitive en bois.

La filiation prouvée ne remonte toutefois qu'à l'année 1429Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, 2002, ..

Personnalités Branche aînée

Autres branches Filiation prouvée La branche « La Fontaine » est issue d'Humbert de la Teyssonnière, neveu de Claude de La Fontaine dont il hérita. Marié à Antoinette de Chabeu (sans postérité avec cette épouse), il se remaria en avec Claudine de Paschal avec qui, il eut un fils Jean de la Teyssonnière qui forme la branche des seigneurs de la Veyle et de Saint-Nizier et qui relève le nom de La Fontaine.

La branche dite « de Saint-Trivier ou de Chaneins » : Guillaume de La Teyssonnière (né vers 1530 et mort vers 1586), tel que Guillaume de la Teyssonnière se décrit lui-même dans ses écrits est un gentilhomme dombiste influencé par le poète et humaniste italien Pétrarque. Il est surtout auteur des « amoureuses occupations » et a écrit des compositions en vers et en proses. Tout comme la poétesse de l'École lyonnaise Louise Labé, il est considéré comme un poète de l'Amour. Il meurt vers 1586. Il est également un membre de cette famille de la Teyssonnière, issu quant à lui de la branche dite de Saint-Trivier ou de Chaneins en étant un fils cadet « batard ».

Filiation non prouvée Henri de la Teyssonnière, fils d'Étienne de la Teyssonnière, constructeur de la maison-forte, épouse Jeannette de Laye et donne naissance à une autre branche dite de la Teyssonnière. Son fils Jean, seigneur de Laye (en Beaujolais) en 1396 a au moins deux fils dont Jean, seigneur de Chanais (ou Chaneins) et Jacques, seigneur de Beaumont en Dombes et époux de Philiberte du Saix. La descendance peut se représenter ainsiSamuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey - Généalogie La Teyssonnière, .Edmond Révérend du Mesnil et Philibert Collet, Armorial historique de Bresse, Bugey, Dombes, Pays de Gex, Valromey et Franc-Lyonnais, :

Dans l'Ain thumb|Le château de la Teyssonnière. Le nom de la Teyssonière est celui d'une voie à Bourg-en-Bresse : la rue Comte-de-la-Teyssonièrerue Comte-de-la-Teyssonière., d'un hôtel (possession tenue en nom propre ou en fief de la famille de La Teyssonnière, comme la maison forte de Villon, à Villeneuve, à partir de 1530) et d'un château près de Buellas, construit vers 1346 par Étienne de La Teyssonnière (personnage non rattaché à la filiation prouvée de la famille actuelle), château en briques plusieurs fois reconstruit selon le style des siècles, qui subsiste encore de nos jours après avoir été dévasté sous la Révolution.

Armes, titre Armes : Parti émanché d'or et de gueules Titre : comte (titre de courtoisie)

Pour approfondir

Bibliographie

Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, 2002,

Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z) Liste des familles de la noblesse française d'Ancien Régime (L à Z)

Liens externes

Notes et références

* Catégorie:Filiation prouvée au XVe siècle