vignette|La région métropolitaine de Montréal et ses axes routiers. Montréal est un carrefour de l'est du Canada et du Corridor Québec-Windsor, offrant des liens aériens, routiers, ferroviaires et maritimes développés avec le reste de la province et du pays, ainsi qu'avec les États-Unis et l'Europe. Montréal est une métropole qui a pour particularité de se déployer sur un archipel au milieu du fleuve Saint-Laurent, une situation qui présente des contraintes particulières en termes de connectivité.
En 2016, la part de l’automobile dans les déplacements des travailleurs dans la région métropolitaine était de 70 %, celle des transports collectifs de 22 % et celle du transport actif (marche, bicyclette) de 7 %.. Ce taux d’utilisation du transport en commun est faible par rapport aux grandes aires-urbaines (Londres : 50 %, Paris : 42 %, New-York : 27 %.), mais plus élevé que celui de plusieurs agglomérations de population comparable (Seattle : 18 %, Minneapolis : 15 %).
Sur le plan de la qualité de l’air, mesurée par l’indice IQA, les réseaux routiers sont responsables de 73 % des émissions de monoxyde de carbone, par rapport à 4 % pour les avions. Ce taux relativement bas pour le transport aérien est cependant dû en partie à l’application de normes récentes de l’OACI. Les mortalités dues au smog intense atteindraient par année et, les lendemains d’épisodes de smog, les visites aux urgences des hôpitaux augmenteraient de 22 %.
Le métro et le service d'autobus sur l'ile de Montréal sont exploités par la Société de transport de Montréal (STM). Les villes périphériques (Laval, Longueuil, etc.) possèdent leurs propres agences de transport (STL, RTL). Quant au service de trains de banlieue et aux autobus de banlieue, ils sont administrés par Exo.
Transport aérien L'avion est arrivé à Montréal dès 1911, sur le Bois-Franc Field, mais l'inauguration de l’aéroport de Saint-Hubert, le premier au Canada, n’eut lieu qu'en 1928. Avec l'ouverture de l’aéroport de Dorval en 1941 le trafic passager prendra son envol, passant de en 1946 à plus de en quinze ans.. Les planificateurs prévoyaient alors que le nombre de passagers atteindrait les en 1985. Fort est de constater que, s'il y a bien de plus en plus de voyageurs année après année, ce nombre n'est pas encore atteint aujourd'hui.
Aéroports vignette|Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal
Montréal est desservie par deux aéroports internationaux, l'un pour le transport des passagers, l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau (autrefois l’aéroport Dorval), l'autre pour le fret, l’aéroport Montréal-Mirabel. Un troisième aéroport, l’aéroport de Saint-Hubert, est utilisé pour l'aviation générale. L’aéroport Trudeau à Dorval est le troisième du Canada en 2015 avec de passagers.. 62 % de ses passagers étant sur des vols non intérieurs en 2015 il a le plus grand pourcentage de vols internationaux de tous les aéroports du pays. Trudeau est desservi par 39 compagnies aériennes. vers plus de 100 destinations en Amérique du Nord, centrale, en Europe, en Afrique et en Asie.. C'est à ce titre le seul aéroport canadien offrant un service direct vers l'Afrique.
L’aéroport de Mirabel, ouvert en 1975 pour remplacer l’aéroport de Dorval, a accueilli les voyageurs internationaux jusqu'en 2004. Deux fois plus éloigné du centre-ville que Dorval, construit sur des prévisions d'achalandage qui ne se réaliseront pas, son terminal abandonné est démoli en 2015. Ses pistes par contre restent actives pour les compagnies aériennes cargo en direction du Canada et des États-Unis et pour les essais des constructeurs Bell Hélicoptère et Bombardier Aéronautique.
L’aéroport de Saint-Hubert à Longueuil, premier aéroport et principal de la métropole jusqu’à l'ouverture de Dorval, est aujourd'hui utilisé par plusieurs écoles de pilotage et par des compagnies aériennes de , comme Pascan., offrant des vols nolisés vers le Québec et l'Ontario. C'est aussi le siège de l'agence spatiale canadienne. Sa situation, plus proche du centre-ville que les deux grands, lui permettrait de jouer un rôle plus important à l'avenir.. Héliports
Montréal ne possède pas d’héliport public au centre-ville. Depuis 2013 un service de navette par hélicoptère relie la Rive-Sud à Pointe-Saint-Charles. L'hélicoptère atterrit à l’héliport des studios de cinéma Mel's..
Transport maritime vignette|Le remorqueur Daniel McAllister au canal de Lachine, devant le silo no. 5.La présence des rapides de Lachine sur le fleuve Saint-Laurent, interdisant l’accès plus en amont à toute embarcation, a fait la fortune du port de Montréal en occasionnant une rupture de charge dans le transit des marchandises vers l’intérieur du pays.
Port de Montréal Le creusement d'un chenal de navigation sous le Saint-Laurent depuis la ville de Québec ouvrit le port de Montréal aux navires transocéaniques en 1854, puis l’arrivée du transport ferroviaire sur ses quais en 1871 en fit la plaque tournante du transport des Hommes et des marchandises vers l’ouest. Au début du XXe siècle Montréal était l'un des plus grands ports d'exportation de céréales du monde. En 1959, l'ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent qui permettait à des bateaux transocéaniques d’accéder directement aux Grand-Lacs obligea le port à se réorienter vers la manutention de conteneurs.
Aujourd'hui, le port de Montréal, situé en marge du fleuve au sud-est de l’île, est le second port en importance au Canada après Vancouver. D'un tirant d'eau maximum de ., il accueille aussi bien les navires océaniques que les bateaux plus modestes de gabarit Seawaymax à destination des Grands Lacs. En 2015, le trafic de marchandises totalisait de tonnes métriques, échangés en majorité avec les marchés canadiens (23 %) et européens (28 %). En dehors des marchandises conteneurisés les marchandises en vrac les plus manutentionnés sont de loin les produits pétroliers, le grain et le minerai de fer..
Port de croisière vignette|Un navire de croisière accosté au vieux-port. Les navires de croisière accostent à la gare maritime Iberville située sur le Quai Alexandra, l'un des cinq quais du vieux-port de Montréal en face du centre-ville.
En 2015, plus de passagers ont transité à Montréal à bord de navires de croisière, une augmentation de 87 % par rapport 2011.
Traversiers Traversiers sont en opération à Montréal : Navette fluviale à Montréal, un réseau de traversiers. La Traverse Laval-sur-le-Lac/Île-Bizard par bac à traille entre Laval-sur-le-Lac et l’Île-Bizard..
Canaux vignette|Canal historique de Lachine. Le canal de Lachine traverse la section sud-ouest de l'île de Montréal entre le lac Saint-Louis et le Vieux Port. Ouvert en 1825, agrandi deux fois au siècle, il a joué un rôle prépondérant dans le développement industriel de Montréal en permettant aux navires de franchir les rapides de Lachine tout en fournissant une abondante énergie hydraulique. Fermé à la navigation commerciale en 1970 il est rouvert à la navigation de plaisance en 2002.
Les canaux traversant ou longeant l’île de Montréal ont été remplacés depuis 1959 dans leur rôle commercial par la voie maritime du Saint-Laurent dont l'un des canaux longe la rive-sud. La présence de cette voie navigable, séparée de la partie tumultueuse du fleuve par une digue, explique la hauteur des ponts Jacques-Cartier, Champlain et Honoré-Mercier ainsi que la présence de deux ponts levants. En effet, le gabarit seawaymax, impose un tirant d'air de .
Transport ferroviaire C'est sur la Rive-Sud de Montréal qu'a roulé la première locomotive à vapeur canadienne en 1836. 50 ans plus tard, le transcontinental reliait la métropole à Vancouver. Pendant 100 ans le train a été le moyen de transport provincial et national principal autant pour les passagers que pour le fret. Depuis les années 1950 si le trafic passager a périclité, le trafic de marchandises a perduré et est même en croissance, en particulier celui des produits pétroliers en provenance de l'ouest.
Trains longue distance vignette|Un train Via près de la gare centrale. Via Rail, dont le siège social est situé à Montréal depuis 1984., offre un service de transport ferroviaire pour passagers vers de nombreuses autres villes Canadiennes comme Toronto et Halifax (lignes Québec-Windsor et Océan) ou Québécoises comme Québec et Jonquière (le Chaleur et les trains de nord)..
Amtrak, le transporteur ferroviaire national des États-Unis, relie Montréal à New York quotidiennement avec l’Adirondack..
Trains de marchandises
Le Chemin de fer Canadien Pacifique (CP) et la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) exploitent tous deux des services de transport de marchandises à destination de plusieurs villes du Canada et des États-Unis. Leurs principaux clients à Montréal sont le port et les raffineries à l'est de la ville. D'autres compagnies comme les Chemins de fer Québec-Gatineau et le Port de Montréal exploitent des convois ferroviaires dans la ville.
Infrastructures ferroviaires vignette|Un train de marchandises sur les voies du port de Montréal. Autrefois principal centre ferroviaire Canadien, Montréal a hérité d'importantes infrastructures dont certaines ont été converties à d'autres usages, telle la gare de triage Turcot, recouverte par le nouvel échangeur du même nom, la gare de triage Glen, devenue CUSM, et la gare de triage d'Outremont, futur campus de l'UdeM.
Gares de triage Gare de triage Taschereau (CN, terminal intermodal) à Saint-Laurent et Lachine ; Gare de triage de Rivière-des-Prairies (CN) ; Gare de triage de Pointe-Saint-Charles (CN) ; Gare de triage Southwark (CN) à Longueuil ; Gare de triage St. Luc à Côte Saint-Luc ; Gare de triage Lachine (CP, Intermodal)
Gares historiques vignette|La salle des pas perdus de l'ancienne gare Windsor. La gare centrale (1943- ) hub ferroviaire de la métropole, désignée gare patrimoniale en 1995 ; La gare Westmount (1907-1980) désignée gare patrimoniale depuis 1994 ; La gare Mont-Royal
La gare Windsor (1889-1997), ancienne gare et siège social du Canadien Pacifique, désignée lieu historique national en 1975 puis gare patrimoniale en 1990 ; La gare Viger (1897-1951) devenu l’édifice Jacques-Viger ; La gare Dalhousie (1884-1898) rénové en 1986, elle abrite le cirque Eloize. La gare Jean-Talon, La gare Montréal-Ouest La gare Union, désignée gare patrimoniale en 1964. La gare Berri, annexe de la gare Viger.
Transport en commun Jusqu'en 1959 le tramway domina le transport collectif à Montréal, suppléé par le train de banlieue, qui a aussi périclité et vu 7 lignes être graduellement fermées à compter de 1956, victimes de la compétition de l'automobile et de l'expansion du réseau autoroutier. L'autobus s'est ensuite arrogé la position dominante pendant quelques années.
L'ouverture des lignes verte et orange du métro en , ainsi que de la ligne jaune vers Longueuil en , ont fait passer le métro au premier plan des transports en commun. Il a ensuite connu plusieurs phases d'expansion, particulièrement dans les années '70 et '80, puis vers Laval en 2007.
Le train de banlieue, qui ne comportait plus que 2 lignes depuis 1988, a connu une renaissance entre 1997 et 2014, passant à 6 lignes. Les branches Brossard et Deux-Montagnes du Réseau express métropolitain (un métro régional), ouvertes en 2023 et 2025, complètent l'offre de transport rapide. Cette dernière branche ayant repris le tracé de la ligne de train de banlieue Deux-Montagnes, fermée en 2020 afin de procéder aux travaux.
Les prochains grands développements du réseau sont les branches Anse-à-l'Orme et YUL-Aéroport-de-Montréal-Trudeau du REM dont l'ouverture est prévue en 2026 et 2027, puis le prolongement est de la ligne bleue du métro vers Anjou en 2031.
Part modale des déplacements