Vincent d'Irumberry de Salaberry de Benneville, né à Charleville le et mort à Paris le est un officier de marine français des . Il sert sous les règnes de Louis XIV et Louis XV et termine sa carrière militaire avec le grade de vice-amiral commandant de la flotte du Levant.
Biographie Origines et famille
Vincent de Salaberry de Benneville descend de la famille d'Irumberry de Salaberry une famille aristocratique originaire de Basse-Navarre implantée de Champagne, dont plusieurs membres servirent à la cour d'Arches.
Il est le fils de Charles-Simon de Salaberry, écuyer, gentilhomme ordinaire du prince souverain d'Arches et de Marie-Poncette Morel, fille du vicomte Claude Morel, seigneur de Boistiroux, premier président du conseil souverain d'Arches et Charleville, conseiller d'État et intendant. De cette union naissent cinq enfants : Charles de Salaberry (1659-1734), « commis du sieur Morel de Vindé », puis « commis au bureau de la marine sous de Seignelay », avant d'être nommé premier commis de la marine ;
Vincent de Salaberry de Benneville ; Claude de Salaberry ; Jeanne-Claude de Salaberry, mariée à Nicolas Emmerez, seigneur de Charmoy, secrétaire du roi.
Carrière dans la marine royale Il entre dans la Marine royale en 1681. Garde-marine le , il accompagne l'année suivante le chevalier de Chaumont dans son ambassade à la Cour de SiamGazette de France du 17 mars 1785. Il connait alors une suite de promotions rapides pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg : brigadier des gardes-marine en 1688, enseigne de vaisseau le , il devient aide-major le de l'année suivante. Il intègre le corps des officiers de marine comme lieutenant de vaisseau en 1691 et est promu capitaine de frégate en 1693. En 1696, il se rend maître d'une frégate ennemieGazette de France du 17 mars 1696 et, la même année, il reçoit un brevet de capitaine de vaisseau du roi.
Il est fait chevalier de Saint-Louis le Gazette de France du 13 janvier 1703 « après quinze années de service ». Le , il prend part au combat au large de Vélez-Málaga. Il commande à cette occasion Le Rubis, vaisseau de ligne de 56 canons, au sein de l'avant-garde commandée par le vice-amiral, le marquis de Villette-Mursay. Il se distingue au cours de ce combat. M. d'Aspect, historiographe de l'Ordre de Saint-Louis, écrit à son sujet : « Il eut affaire à des vaisseaux bien plus gros que le sien & qu'il contraignit de plier malgré l'inégalité des forces. »
Il est promu chef d'escadre le . Gouverneur de Château-Porcien (Ardennes) en 1730, il est promu Lieutenant général des armées navales en 1736 et nommé commandant de la Marine à Toulon l'année suivante. Il arrive dans cette ville en et il y prend son commandement, début 1738, le bailli de Vastan qui l'exerçait alors étant son cadet dans le corps de la Marine.
Il est fait commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis le , et reçoit une pension de .
Il est décoré de la grand'croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis avant d'être nommé vice-amiral de France, commandant de la flotte du Levant, basée à Toulon, en 1750, en remplacement de Gaspard de Goussé de La Roche-Allard, décédé en 1745.
Il décède à ParisEt non à Toulon, comme cela est indiqué dans plusieurs biographies, dont .Michel Vergé-Franceschi écrit : « [Il est] donné régulièrement pour mort à Toulon le 30 décembre 1750 à 87 ans ; mais il semble bien mort à Paris, ayant quitté Toulon en 1745 où il commanda la marine de 1737 à 1745. » le , à l'âge de 87 ans.
Notes et références
Voir aussi Sources et bibliographie
Articles connexes Histoire de la marine française de Richelieu à Louis XVI Flotte du Levant
Catégorie:Naissance en mars 1663 Catégorie:Décès en décembre 1750 Catégorie:Amiral français du XVIIIe siècle Catégorie:Grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Militaire de l'Ancien Régime Catégorie:Décès à 87 ans