vignette|Sépulture d'Emilie Morel au cimetière Sainte-Brigitte à Grasse. Émilie Magdelaine Morel, née à Saint-Étienne le et morte à Peyroules le , a été directrice de l’orphelinat Notre Montagne et d'un hôpital militaire auxiliaire à La Martre.
Biographie
Émilie Morel est la fille de Germain Morel et d’Adélaïde Dimbert qui possèdent une boulangerie à Saint-Étienne. Elle fait ses études à Vienne où elle obtient son brevet supérieur.
Habitant Saint-Georges-d'Espéranche, elle y fréquente Sœur Saint-Adrien, directrice de l’école des filles, et l’accompagne dans ses visites médicales. Elle apprend beaucoup sur le soulagement des misères et c’est sans doute ainsi qu’est née sa vocation d’aide aux plus démunisÉmilie Morel sur le site de Notre Montagne..
En 1903, elle vient à La Martre où son cousin Jules Chaperon est devenu curé. Ils fondent ensemble l’orphelinat Notre Montagne pour enfants des grandes villes, tuberculeux et sans ressourcesRoger Fauck, La vie mouvementée du curé Jules Chaperon, Éditions Harmattan, 2000.. Cet orphelinat est inauguré officiellement le .
En 1916, un pavillon de l'orphelinat est converti en hôpital militaire auxiliaire de trente lits pour les militaires blessés, malades ou convalescents de la Première Guerre mondiale. Quelques mois plus tard, l'abbé Chaperon part sur le front comme aumônier militaire et c'est Émilie Morel qui gère l'orphelinat et l'hôpital. Cet hôpital auxiliaire, rattaché à la Région militaire, fonctionne jusqu'à l'armistice de 1918Raymond Boyer, Un aumônier militaire Français témoin du drame Arménien : Journal de l’abbé Chaperon, Éditions de l’Institut Euroméditerranéen pour l’Arménie, 1996..
De 1920 à 1923, l'abbé Chaperon repart comme aumônier militaire de l'armée du Levant à Constantinople et il y crée l'orphelinat Saint-JosephJules Chaperon, L'œuvre de Notre-Dame de la Montagne en 1922. La misère à Constantinople. L'orphelinat français de Makrikeuy à Constantinople, Éditions Zellitch, 1923.. En 1923, Émilie Morel est envoyée en mission en Turquie par le gouvernement français pour aider cet orphelinat accueillant les enfants rescapés du génocide arménien. Elle finit par organiser le départ d’une bonne partie de ces enfants vers la France, où ils sont hébergés et soignés à Notre Montagne. En 1925, l'orphelinat est transféré à Grasse dans une propriété familiale de l'abbé Chaperon mais une annexe subsiste à La MartreProvence historique : Revue trimestrielle, volume 51, Fédération historique de Provence, 2001..
C’est au volant de sa voiture, en revenant d’un pèlerinage à Saint-Auban, qu’elle a un accident fatal en 1937. Elle repose dans le cimetière de Grasse.
Bibliographie
Raymond Boyer, Un aumônier militaire Français témoin du drame Arménien : Journal de l’abbé Chaperon, Éditions de l’Institut Euroméditerranéen pour l’Arménie, 1996. Roger Fauck, La vie mouvementée du curé Jules Chaperon, Éditions Harmattan, 2000.
Notes et références
Liens externes
Émilie Morel, directrice de l’orphelinat Notre montagne et de l’hôpital militaire de La Martre
Catégorie:Personnalité liée au secteur de l'aide humanitaire Catégorie:Femmes pendant la Première Guerre mondiale Catégorie:Naissance en mai 1876 Catégorie:Naissance à Saint-Étienne Catégorie:Décès en juillet 1937 Catégorie:Décès à 61 ans Catégorie:Mort dans un accident de la route en France