La fosse Fénelon de la Compagnie des mines d'Aniche est un ancien charbonnage du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Aniche, près de la limite avec Somain. Sa mise en service intervient huit ans après celle de la fosse La Renaissance et quatre ans après celle de la fosse Saint-Louis à Somain. Ces trois fosses exploitent un gisement de houille sèche. Pour la première fois en France, le système de guidage a des longrines en bois, et l'extraction se fait par des cages. Le diamètre du puits est de trois mètres, comme à la fosse Saint-Louis.

La fosse Fénelon cesse d'extraire en 1884, dès lors, elle assure l'aérage et la circulation de personnel pour la fosse Saint-Louis, à l'instar de la fosse La Renaissance. Le , a lieu la Catastrophe d'Aniche. L'explosion du dépôt de dynamite entraîne 21 morts au fond. Depuis, les dynamitières sont installées dans des zones protégées en surface. La fosse est fermée en 1925, et le puits de remblayé ou serrementé la même année.

Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits Fénelon. Un seul bâtiment de la fosse existe encore.

La fosse

Au début des années 1840, la Compagnie des mines d'Aniche a pris un nouvel essor grâce à l'ouverture de la fosse La Renaissance à Somain. Celle-ci, mise en chantier à partir de a commencé à produire en 1841. Deux ans plus tard, la fosse Saint-Louis est mise en chantier à au sud, et commence à extraire en 1845.

Fonçage

La fosse Fénelon est commencée en 1847, elle est placée à au sud de la fosse Saint-Louis, et à au sud de La Renaissance, le long de la route reliant Douai à Denain, à au sud de la limite avec Somain. À peu de chose près, les trois puits sont alignés sur un axe nord-sud. Le diamètre du puits est de trois mètres, comme celui de Saint-Louis, mais quarante centimètres plus large que celui de La Renaissance. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de , soit quatre de plus qu'à la fosse Saint-Louis, et vingt de plus qu'à la fosse La Renaissance. Le cuvelage est en bois de 11,30 à .

Exploitation

Pour la première fois en France, le système de guidage par longrines en bois est appliqué, ainsi que l'extraction par cages. La profondeur du puits est alors de .

La fosse Fénelon fournit, avec la fosse Saint-Louis et la fosse La Renaissance, une coupe complète nord-sud du faisceau demi-gras, passant à environ de la concession de la Compagnie des mines d'Anzin. Elle était initialement destinée à survivre aux précédentes, et à terminer, à grande profondeur, l'exploitation des houilles sèches d'Aniche, contre le cran de retour. Les travaux y sont suspendus en 1884, après avoir remonté de houille.

le champ d'exploitation de la fosse Fénelon est desservi par Saint-Louis. La fosse Fénelon est tombée sur les terrains houillers correspondant au passage du cran de retour. Cet accident paraît dirigé, ici comme aux fosses Saint-Mark et Casimir-Perier, de l'est à l'ouest, vers le couchant. Les bowettes nord de Fénelon ont pénétré dans le faisceau demi-gras, et ses bowettes sud dans le faisceau gras. Les travaux du fond sont définitivement abandonnées, et l'exploitation va porter, dans l'avenir, sur les houilles sèches, elle était auparavant portée sur des couches de charbon au sud, ayant de 18 à 20 % de matières volatiles. Cette exploitation a été abandonnée en profondeur, à cause de l'irrégularité des veines. Le puits a été approfondi à , un niveau d'exploitation a été ouvert à , et d'autres étages peuvent encore être établis à des niveaux inférieurs. La fosse sert à la circulation du personnel, et à l'aérage de la fosse Saint-Louis.

Le , l'explosion du dépôt de dynamite entraîne 21 morts, cet accident a rendu obligatoire l'établissement des dynamitières en surface, dans des zones protégées. La fosse est abandonnée en 1925. Le puits est profond de , et onze étages de recette sont établis à 185, 217, 251, 285, 319, 360, 414, 500, 579, 595 et . Il est remblayé ou serrementé en même temps que celui de Saint-Louis.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. De la fosse, il ne reste plus qu'un bâtiment.

34 victimes ( minima) Les 3 fosses communicantes Fosse Fénelon, Fosse La Renaissance et fosse Saint-Louis sont peu grisouteuses mais nombreux sont les mineurs tués d'accident du travail ainsi Gilles Pierrot meurt le à Saint-Louis suivi de 1863 à 1870 de 12 mineurs dans les accidents mortels de la fosse Saint-Louis en avril et aout 1863 puis de mars et . En c'est à la Fosse Fénelon.A la fosse Saint-Louis c'est Jean-Baptiste Alruth; 45 ans; qui ait pris entre 2 tampons de wagons le . Quatre accidents mortels se succèdent à fosse Saint-Louis un mort en , le Ségard est tué et Delannoy blessé. Un bloc se détache en ; un tué, un mort en aout 1870. Fosse Fénelon un mort en . Les rapports d'accidents constatent tous la négligence ou l’imprudence de l'ouvrier jusqu'en 1898 où la loi rend obligatoire la reconnaissance de responssabilité par la Compagnie dans tous les cas..

Treize mineurs tués de 1849 à 1870, puis certainement quelques oubliés et vingt et un dynamités dans la Fosse Fénelon le .

Le terril thumb|Le terril Fénélon.

Le terril 131, dit Fénelon, situé à Aniche, est le terril cavalier de la fosse Fénelon. Il a été partiellement exploité dans sa partie sud.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

Références à

Références à

Références aux dossiers concernant la renonciation à la concession d'Aniche par Charbonnages de France

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines d'Aniche Usines de La Renaissance

Bibliographie

Fénelon Aniche Fénelon