La fosse Traisnel de la Compagnie des mines d'Aniche est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Aniche. Les travaux commencent en 1848 à à l'ouest des fosses La Renaissance et Saint Louis. Des venues d'eau ont lieu en 1850, et retardent les travaux, une machine d'épuisement de doit être mise en place. La fosse commence à extraire en 1856 à une profondeur relativement faible. La fosse Archevêque commence à extraire l'année suivante.
Comme à la fosse La Renaissance à Somain en 1862, la fosse Traisnel est arrêtée à l'exploitation en 1876 ou 1877, dès lors, elle assure l'aérage des fosses Archevêque et Sainte Marie, ainsi que la circulation du personnel. Le puits est alors profond de et la fosse a produit de houille.
La Compagnie des mines d'Aniche est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Douai. Le puits, profond de , est remblayé en 1952. Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits Traisnel.
La fosse
La Compagnie des mines d'Aniche a développé ses travaux du faisceau demi-gras avec une grande prudence. Elle les a graduellement étendues du nord vers le sud, sans rien laisser au hasard, n'ouvrant une nouvelle fosse qu'après s'être assurée, par les autres, de l'opportunité de sa création. On retrouve le même esprit de circonspection dans le mode d'extension de l'exploitation du côté du couchant. Ainsi, les fosses Traisnel et Archevêque n'ont été ouvertes qu'en 1848 et 1855, après que les fosses du levant eurent permis de reconnaître le prolongement du faisceau vers l'ouest. Ce n'est que plus tard encore, en 1857, que la fosse Sainte Marie a été entreprise à une plus grande distance au couchant.
Fonçage
La fosse Traisnel est située à à l'ouest du méridien de La Renaissance, et à à l'ouest des puits La Renaissance et Saint Louis. Une ligne est-ouest menée par cette fosse, passe à distance à peu près égale de La Renaissance et de Saint Louis. Le fonçage commence en 1848, neuf ans après celui de La Renaissance qui avait permis de découvrir le gisement du même nom. En 1850, des venues d'eau se produisent dans les grès. Une machine d'épuisement à traction directe de est mise en place, les venues d'eau diminuent petit à petit.
Le cuvelage est en bois de 8,40 à . Le diamètre du puits est de trois mètres, comme aux fosses Saint Louis et Fénelon
Elle est entrée dans le terrain houiller à la profondeur de 123 ou , un peu au nord de l'affleurement de la veine Marie. La fosse Archevêque est commencée en 1854, à au sud.
Exploitation
La fosse est mise en service en 1856, par rapport aux autres fosses, le fonçage s'est avéré assez long, à cause de grandes difficultés pour l'épuisement des eaux. Il est possible d'épuiser les venues d'eau grâce à des tonneaux.
Son premier étage a été placé au niveau de , mais ses chassages du couchant sont allés rencontrer le tourtia à une certaine distance, qui doit être attribué à la dépression qui existe à la surface du terrain houiller, aux abords de la fosse Sainte Marie. De même qu'à la fosse La Renaissance, et pour le même motif, la fosse Traisnel a été abandonnée en 1876 ou 1877. Le puits est alors profond de , et n'a produit que .
L'exploitation n'y a été poursuivie qu'au niveau de , mais le puits a été approfondi jusqu'à , pour servir à la circulation des ouvriers et à l'aérage de l'Archevêque et de Sainte Marie. Le faisceau est exploité par cette dernière fosse, qui est située à au midi de Traisnel, et vers laquelle les veines se rapprochent, à mesure que les travaux s'enfoncent.
La Compagnie des mines d'Aniche est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Douai. Le puits, profond de , est remblayé en 1952. Les étages de recette sont situés à 180, 214, 277, 330 et .
Reconversion
Un magasin Point P s'est installé sur le carreau de fosse, le puits est situé dans la cour à matériaux. Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits. Le BRGM y effectue des inspections chaque année.
Les terrils
Terril 127, Traisnel Est thumb|left|Le site du terril Traisnel Est. thumb|Le site du terril Traisnel Ouest.
Le terril 127, disparu, situé à Aniche, était un des deux terrils plats de la fosse Traisnel. Intégralement exploité, il n'en subsiste plus rien. Deux habitations occupent le site.
Terril 127A, Traisnel Ouest
Le terril 127A, disparu, situé à Aniche, était un des deux terrils plats de la fosse Traisnel. Intégralement exploité, il n'en subsiste plus rien. Il était situé au nord du carreau de fosse.
Notes et références
Notes
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à
Références à
Références à
Références à
Références aux dossiers concernant la renonciation à la concession d'Aniche par Charbonnages de France
Voir aussi
Articles connexes Compagnie des mines d'Aniche Groupe de Douai
Bibliographie
Traisnel Aniche Traisnel