Les olives de Nîmes sont protégées par une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis un décret pris par l'INAO, le Fiche de l'INAO et reconnues par l'Europe comme une Appellation d'origine protégéeLes moulins et confiseurs des AOC olive et huile d'olive de Nîmes.
La culture et la transformation des olives dans le pays de Nîmes sont inscrits à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel français depuis 2020.
Historique vignette|gauche|upright=1.0|L'Olivier millénaire à Roquebrune-Cap-Martin. vignette|gauche|Olivier millénaire d'origine espagnole au Pont-du-Gard. Les recherches archéologiques ont montré que l'olivier sauvage était présent dans le bassin méditerranéen, il y a plus de ans. En France, des pollens fossiles ont été identifiés à Tautavel et des feuilles fossilisées datées de ans avant notre ère, ont été retrouvées à Roquevaire et à la Sainte-Baume. En dépit des aléas climatiques, on dénombre quelques oliviers millénaires, dont ceux de Roquebrune-Cap-Martin (cf. l'Olivier millénaire)Histoire de l'olivier. Il existe au Pont-du-Gard, un olivier né en l'an 908, originaire d'Espagne, qui a été planté sur l'initiative du Conseil Général, le L'olivier millénaire du Pont-du-Gard.
Justin, dans son Abrégé des histoires philippiques (Historiarum Philippicarum, Livre XLIII, chap. IV,1-2), un ouvrage qu'il présente dans sa préface comme un florilège des passages les plus importants et les plus intéressants du volumineux Historiæ phillippicæ et totius mundi origines et terræ situs rédigé par Trogue Pompée à l’époque d’Auguste, explique : La fondation de Massalia, Justin, écrivain latin du . vignette|Moulin à huile troglodityque. La colonisation romaine, tant dans la Provincia qu'en Narbonnaise, étendit la culture de l'olivier à tout le sud de la Gaule. De nombreuses traces archéologiques en attestent de Carcassonne à Vaison-la-Romaine en passant par Glanum. Tout au cours du Moyen Âge, il fut cultivé dans tous les villages du Midi de la France. Chacun avait un moulin à huile, dont quelques-uns ont été conservés.
À partir du , la culture de l'olivier devient prépondérante dans l'économie du Roussillon du Languedoc et de la Provence. De véritables oliveraies sont mises en place remplaçant les oliviers plantés au milieu d'autres cultures en particulier la vigne.
vignette|gauche|Pressoir à olives au . Avant l'apparition du phylloxéra, qui marqua une régression de l'oléiculture à la fin du pour récupérer des terres non infestées, la France comptait d'oliviers plantés sur hectares. La concurrence des huiles de graines, les gels, dont celui de 1929, puis l'exode rural, accélérèrent le processus jusqu'àu gel catastrophique de 1956. À cette époque, il y avait encore d'oliviers couvrant hectares. Après février 1956, il ne resta plus en production que hectares avec d'oliviers.
Ce ne fut qu'à partir des années 1980, grâce aux découvertes des avantages dus au régime méditerranéen que l'oléiculture en France reprit vigueur. Depuis à cela s'est ajouté l'agro-tourisme, où l'olivier et ses productions jouent un rôle essentiel.
Zone de production La zone de production s'étend sur deux départements : thumb|Oliveraie à Rochefort-du-Gard thumb|La picholine du Gard Gard 184 communes Aigaliers, Aigremont, Aigues-Vives, Alès, Allègre-les-Fumades, Anduze, Aramon, Argilliers, Arpaillargues-et-Aureillac, Aspères, Aubais, Aubord, Aubussargues, Aujargues, Bagard, Baron, Beaucaire, Beauvoisin, Bellegarde, Belvézet, Bernis, Bezouce, Blauzac, Boisset-et-Gaujac, Boissières, Boucoiran-et-Nozières, Bouillargues, Bouquet, Bourdic, Bragassargues, Brignon, Brouzet-lès-Quissac, La Bruguière, Cabrières, La Cadière-et-Cambo, Caissargues, La Calmette, Calvisson, Canaules-et-Argentières, Cannes-et-Clairan, Cardet, Carnas, Cassagnoles, Castelnau-Valence, Castillon-du-Gard, Caveirac, Clarensac, Codognan, Collias, Collorgues, Combas, Comps, Congénies, Conqueyrac, Corconne, Crespian, Cruviers-Lascours, Deaux, Dions, Domazan, Domessargues, Durfort-et-Saint-Martin-de-Sossenac, Estézargues, Euzet, Flaux, Foissac, Fons, Fons-sur-Lussan, Fontanès, Fontarèches, Fournès, Gailhan, Gajan, Gallargues-le-Montueux, Garons, Garrigues-Sainte-Eulalie, Générac, Goudargues, Jonquières-Saint-Vincent, Junas, Langlade, Lecques, Lédenon, Lédignan, Lézan, Liouc, Logrian-Florian, Lussan, Manduel, Marguerittes, Martignargues, Maruéjols-lès-Gardon, Massanes, Massillargues-Attuech, Mauressargues, Méjannes-lès-Alès, Meynes, Milhaud, Mons, Montagnac, Montaren-et-Saint-Médiers, Monteils, Montfrin, Montignargues, Montmirat, Montpezat, Moulézan, Moussac, Mus, Nages-et-Solorgues, Ners, Nîmes, Orthoux-Sérignac-Quilhan, Parignargues, Poulx, Puechredon, Quissac, Redessan, Remoulins, Ribaute-les-Tavernes, Rochefort-du-Gard, Rodilhan, La Rouvière, Saint-Bauzély, Saint-Bénézet, Saint-Bonnet-du-Gard, Saint-Césaire-de-Gauzignan, Saint-Chaptes, Saint-Christol-lès-Alès, Saint-Clément, Saint-Côme-et-Maruéjols, Saint-Dézéry, Saint-Dionizy, Saint-Étienne-de-l'Olm, Saint-Geniès-de-Malgoirès, Saint-Gervasy, Saint-Gilles, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Saint-Hilaire-de-Brethmas, Saint-Hippolyte-de-Caton, Saint-Hippolyte-de-Montaigu, Saint-Hippolyte-du-Fort, Saint-Jean-de-Ceyrargues, Saint-Jean-de-Crieulon, Saint-Jean-de-Serres, Saint-Just-et-Vacquières, Saint-Laurent-la-Vernède, Saint-Mamert-du-Gard, Saint-Maurice-de-Cazevieille, Saint-Maximin, Saint-Nazaire-des-Gardies, Saint-Privat-des-Vieux, Saint-Quentin-la-Poterie, Saint-Siffret, Saint-Théodorit, Saint-Victor-des-Oules, Sainte-Anastasie, Salinelles, Sanilhac-Sagriès, Sardan, Sauve, Sauzet, Savignargues, Saze, Sernhac, Serviers-et-Labaume, Seynes, Sommières, Souvignargues, Théziers, Tornac, Uchaud, Uzès, Vallabrix, Vallérargues, Vauvert, Verfeuil, Vergèze, Vers-Pont-du-Gard, Vestric-et-Candiac, Vézénobres, Vic-le-Fesq, Villevieille. thumb|Oliveraie à Saint-Jean-de-Cuculles avec le pic Saint-Loup à l'arrière-plan Hérault 40 communes Assas, Baillargues, Beaulieu, Boisseron, Buzignargues, Campagne, Castries, Claret, Fontanès, Galargues, Garrigues, Guzargues, Lauret, Lunel, Lunel-Viel, Les Matelles, Montaud, Moulès-et-Baucels, Restinclières, Saint-Bauzille-de-Montmel, Saint-Brès, Saint-Christol, Saint-Drézéry, Saint-Geniès-des-Mourgues, Saint-Hilaire-de-Beauvoir, Saint-Jean-de-Cornies, Saint-Jean-de-Cuculles, Saint-Mathieu-de-Tréviers, Saint-Sériès, Saint-Vincent-de-Barbeyrargues, Sainte-Croix-de-Quintillargues, Saturargues, Saussines, Sauteyrargues, Sussargues, Vacquières, Valergues, Valflaunès, Vérargues, Villetelle.
Conditions de production
Données météorologiques La moyenne des températures les plus basses de l'ensemble de l'année 2007 est de . La moyenne des températures les plus élevées de cette même année 2007 est de . Les quatre mois de juin, juillet, août et septembre, toujours de l'année 2007 donnent une moyenne de . En été des pics réguliers à plus de ne sont pas exceptionnels. Météo France a relevé la température là plus élevée à le août 1947 (Sur la période 1971 - 2000). la ville de Nîmes est réputée pour être la plus chaude de France.
Le climat de ce terroir est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un atout exceptionnel : Le mistral assainit les oliveraies. La saisonnalité des pluies est très marquée. Les températures sont très chaudes pendant l'été.
Le sol
Variétés thumb|Sur un marché de Provence, picholines vertes du Gard et olives noires de Nyons Au cours du s'installèrent à Saint-Chamas les deux frères Pescolino, d'origine italienne. Ils popularisèrent une recette pour rendre les olives consommables sans qu'elles perdent leur couleur verte. Il suffisait de les mélanger, à volume égal, avec de la cendre, de les recouvrir d'eau, puis de les placer dans une saumure aromatisée. Elles prirent le nom d'olives à la picholine. Ce nom déformé des frères Pescolino passa au à une variété d'olive du GardDictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, , ..
Constitution de l'oliveraie
Transformation Les olives de Nîmes sont traitées dans le secteur de l'AOC par un confiseur et deux mouliniers confiseurs, la confiserie Perez (les ateliers du Moulin), à Nîmes, créée en 1959Confiseur : Les Ateliers du Moulin, le moulin de Villevieille, dirigé par Bruno Ferières, à VillevieilleMoulinier et confiseur : Bruno Ferières et le moulin des Costières, dirigé par Fabien Jeanjean, à Saint-GillesMoulinier et confiseur : Fabien Jeanjean.
Notes et références
Bibliographie
Voir aussi
Articles connexes Huile d'olive de Nîmes AOC Cuisine languedocienne Cuisine cévenole et gardoise Cuisine occitane
Liens externes
Catégorie:Gastronomie du Languedoc Catégorie:Appellation d'origine contrôlée Catégorie:Olive bénéficiant d'une appellation d'origine protégée Catégorie:Appellation d'origine protégée en région Occitanie