Le Gaulois est un cuirassé d'escadre de la classe Charlemagne de la marine française en service au début du . Dessiné par Jules Thibaudier, directeur des Constructions navales de l'Arsenal de Brest, il est le sister-ship des cuirassés Saint-Louis et Charlemagne. Il est le dernier de sa classe à avoir été construit, après le Charlemagne et le Saint-Louis. Il fait partie des cuirassés de type Pré-Dreadnought.
Historique Le bâtiment est apte au service fin 1899. Après avoir rejoint l'escadre de la Méditerranée en 1900, il est affecté à la à Brest en 1912, puis revient sur Toulon dans la division de complément de la . Puis il est transféré à la Division des Écoles en 1914, avant de retrouver une division active à l'aube de la Première Guerre mondiale. Il effectue alors des missions d'escorte de convois avant de participer, comme ses sister-ships à la bataille des Dardanelles, avec le bombardement des côtes de l'Empire ottomanInfos sur l'historique du navire sur le Forum 14-18. C'est au cours de la grande tentative franco-anglaise du de forcer les Détroits qu'il est gravement endommagé. Subissant un feu nourri de l'artillerie côtière, il est gravement touché sur la ligne de flottaison et s'enfonce par l'avant. Sortant du champ de bataille, il est contraint d'aller s'échouer près de Drepano, sur l’île aux lapins, afin de ne pas sombrer.
Renfloué, il reprend la mer pour Toulon afin d'y être réparé. Il est ensuite affecté à la qui devient par la suite la division d'Orient. Il sera en travaux de réparation pendant la deuxième moitié de l'année 1916, et reprend la mer en toute fin d'année pour Salonique. Malheureusement, un sous-marin allemand, le UB-47 (commandé par Wolfgang Steinbauer) se trouve sur son chemin et le torpille le , en mer Égée à 30 nautiques de l'île de Cerigo. L'équipage évacue le navire et moins d'une demi-heure après le coup fatal, le navire sombre. Le naufrage aura fait seulement quatre victimes parmi les marins français ; trois tués par l'explosion de la torpille et un noyé durant l'évacuationLe Petit Journal du , .
La position approximative de l'épave serait la suivante : .
Armement et blindage 2 tourelles de 2 canons 305/40 modèle 1893, à l'avant et à l'arrière 10 canons de 138/45 modèle 1893 en casemate, dont 8 en réduit et 2 sur le pont 8 canons de 100 en casemate 20 canons de 47 modèle 1885 2 tubes lance-torpilles aérien de 450 (supprimés en 1906) 2 tubes lance-torpilles sous-marin
Le blindage est réalisé en acier renforcé selon la méthode Harvey.
Ceinture : , idem pour les magasins de munitionsPage personnelle sur le Charlemagne Pont : supérieur , inférieur : , idem pour les magasins Passerelle : Tourelles principales : face , barbette Casemates : face
Commandants Ci-dessous les différents commandants du navire, avec leur année de nomination à ce poste. 1898 : capitaine de vaisseau Eugène Gadaud 1900 : capitaine de vaisseau Félix Salaün de Kertanguy 1902 : capitaine de vaisseau Jules de Surgy 1903 : capitaine de vaisseau Pierre Le Bris 1905 : capitaine de vaisseau Marie de la Croix de Castries 1907 : capitaine de vaisseau Bertrand Sourrieu 1909 : capitaine de vaisseau Michel Morin 1911 : capitaine de vaisseau Étienne Aubry 1912 : capitaine de vaisseau André-Casimir Biard 1915 : capitaine de vaisseau Morache
Galerie : le Gaulois pendant la Première Guerre mondiale
Références
Bibliographie Le médecin de Classe Laurent Adolphe M qui servit sur le Gaulois en 1914 et 1915, a publié le récit de sa vie sur le navire au moment de la campagne des Dardanelles, notamment dans la Revue de Paris ainsi que dans un livre intitulé À bord du cuirassé « Gaulois » :
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Liens externes
Descriptifs et plans du bâtiment sur le site du Service Historique de la Défense
Catégorie:Cuirassé de la Marine française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Bateau coulé par un sous-marin allemand Catégorie:Bateau lancé en 1896 Catégorie:Navire construit à Brest Catégorie:Navire coulé en 1916 Catégorie:Épave de la mer Méditerranée