La de chars (en russe : 4-я танковая армия, parfois traduit « de tanks »), renommé en de chars de la Garde (en russe : 4-я гвардейская танковая армия), était une grande unité de l'Armée rouge durant la Grande Guerre patriotique (la Seconde Guerre mondiale).

Grande Guerre patriotique

Première formation La armée de chars a été formée une première fois le par la directive de la Stavka numéro du sur la base des unités de commandement et de soutien de la armée avec les et ..

Selon la doctrine militaire des opérations en profondeur prônée par l'Armée rouge (théorisée par Triandafillov et Toukhatchevski), une armée de chars (Танковая армия, abrégée en TA) est destinée à être engagée après une percée effectuée par une autre armée combinée (composée d'infanterie largement soutenue par des divisions d'artillerie et des brigades de tanks d'accompagnement) ; le rôle de l'armée de chars étaient de servir d'« échelon de frappe opérative » en s'enfonçant le plus loin possible en territoire adverse (jusqu'à 150 à ), si possible ses corps d'armée avançant en parallèle, pour déstructurer tout le système ennemi.. Les deux ( et dès mai-) puis six armées de chars furent les fers de lance des principales offensives soviétiques de la seconde partie de la Grande Guerre patriotique.

Le , alors qu'elle est encore en cours de constitution, manquant d'artillerie, de munitions, de radios et d'officiers., la de chars est lancée dans une contre-attaque du front de Stalingrad contre la allemande lors de son avancée dans la boucle du Don vers la ville de Stalingrad. Lors de ces prémices de la bataille de Stalingrad, elle tente avec la de chars de couper les éléments de pointe de la VI. Armee qui avance vers Kalatch. Mal préparée, dépourvue de couverture aérienne et mal synchronisée, l'attaque échoue et la doit se replier avant d'être en grande partie encerclée et détruite le dans la boucle du Don .

Le , une partie des restes de la de chars est encerclée par les XXIV. Panzerkorps et XIV. Panzerkorps sur la rive occidentale du Don, au sud de Sirotinskaia ; la poche est liquidée peu après. Le , la de chars est dissoute, ses unités non mécanisées participant à la formation de la .

Seconde formation La de chars a été reformée le par ordre du commandement suprême du , regroupant les et , le de la Garde, un régiment de motocyclistes, un régiment de canons automoteurs, du génie, des transmissions.

Le elle est intégrée au front de l'Ouest, puis réaffectée le au front de Briansk, au sein duquel elle participe à l'opération Koutouzov contre le saillant d'Orel. Le , la de chars est versée dans les réserves de la Stavka, et le elle est affectée au premier front d'Ukraine. Au début de 1944, elle participe à l'offensive Dniepr-Carpates, qui achève la reconquête du sud-ouest de l'Ukraine.

En , les de chars de la Garde, de chars de la Garde et de chars sont regroupées en Ukraine occidentale et affectées au premier front ukrainien d'Ivan Koniev pour être utilisées dans le cadre de l'offensive Lvov-Sandomir contre le groupe d'armées Ukraine du Nord allemand. Une des deux percées initiales est confiée aux et entre Brody et Ternopol sur un front d'attaque étroit ().. Le , malgré une préparation d'artillerie très concentrée, l'assaut de l'infanterie ne débouche pas, contre-attaqué dès le par les et et SS Galicie, l'adversaire étant arrêté grâce à un soutien aérien massif (le front dispose de et bombardiers). Le , l'échelon d'exploitation que représentent les (chars de combat et canons automoteurs) de la de chars est engagé dans le secteur d'attaque de la , sans percer mais repoussant les troupes allemandes au-delà de Zolotchev, puis de Peremychliany le 22 et de Nikolaïev le 23. La de chars ne réussit pas à fermer l'encerclement de Lvov par le sud. Lvov est finalement évacuée par les Allemands le 27. La de chars marche ensuite par Drogobytch jusqu'aux pieds des Carpates, puis rejoint les rives de la Vistule, passant dans la tête de pont de la rive gauche le . La premier front ukrainien passe alors sur la défensive, en attendant son rééquipement et le rétablissement de sa logistique. Pour l'opération Lvov-Sandomir, la de chars a avancé de à travers les lignes allemandes.

L'armée entre dans la tête de pont de Sandomir, où s'entassent aussi la de la Garde, les et ainsi que les et de chars de la Garde. Pendant l'été 1944, l'armée est immobilisée six jours sur les 16 jours de l’offensive par manque de gazole (malgré l’usage en remplacement d’un mélange kérosène de chauffage avec de l'essence le tout pris aux Allemands, parfois avec de la vodka)..

En 1945, la de chars participe aux opérations en Haute-Silésie.

de chars de la Garde Le , la de chars devient la de chars de la Garde.

Elle participe à la bataille de Berlin. Puis elle est envoyée d'urgence pour participer à l'opérations de Haute-Silésie, pour contrer l'opération Gemse qui visait à briser le siège de Breslau. Enfin elle participe à l'Offensive Prague.

Guerre froide D'abord affecté au groupe central de forces qui occupe l'Autriche et la Hongrie, la de chars de la Garde, renommée mécanisée de la Garde, est transférée en 1947 dans la zone d'occupation soviétique en Allemagne, avec son état-major à Eberswalde.

En 1960, l'armée change de nouveau de nom, pour devenir la de la Garde.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie .

Articles connexes corps blindé Corps mécanisé Dmitri Leliouchenko Histoire militaire de l'Union soviétique

Catégorie:Armée soviétique de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire soviétique Catégorie:Bataille de Stalingrad Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1942 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1945 Catégorie:Unité de la Garde soviétique Catégorie:Unité blindée russe