Les Journées mondiales de la jeunesse 1997 sont la des Journées mondiales de la jeunesse, qui se sont déroulées à Paris du 19 au .

L'édition a accueilli fidèlesJournées mondiales de la Jeunesse, à Paris (1997) : dossier spécial..

L'édition 1997 des JMJ a apporté une évolution significative, conservée depuis. La mise en place des journées diocésaines et le festival de la jeunesse. Les jeunes sont appelés à passer une semaine dans les différents diocèses du pays puis à un « festival de la jeunesse » de trois jours juste avant le rassemblement final dans la ville hôtesse des JMJ. L'Église catholique en France avait en effet souhaité que le dynamisme et les rencontres de ce rassemblement ne bénéficient pas seulement à Paris et l'Île-de-France mais que tous les diocèses français puissent également participer.

vignette|left|La foule rassemblée pour la veillée à Longchamp.

Lors de la veillée baptismale du , alors que gonfle une polémique sur la coïncidence de dates avec la mémoire du massacre de la Saint-Barthélemy dont c'est le anniversaire, le pape prononce une allocution en forme de demande de pardon : Cette déclaration est favorablement reçue par le protestantisme ; le pasteur Jean Tartier, président de la Fédération protestante de France réagit ainsi : .

Dans un livre paru en 2019, le sociologue et chercheur suisse de l'Université de Lausanne Josselin Tricou. revient sur cet événement : Plus de vingt ans après avoir accueilli l’événement, l’Église catholique en France continue de ressentir les effets de ce rassemblement, avec trois caractéristiques principales. Tout d’abord un regain du dynamisme des jeunes catholiques au sein de l’Église, qui se sont impliqués dans l’organisation et ont continué ensuite à prendre des responsabilités àplusieurs niveaux. Ensuite, les jmj de 1997 ont permis un décloisonnement des différentes sensibilités. En effet, lors des jmj de Saint-Jacques-de-Compostelle de 1989, la participation française s’était quasi exclusivement limitée aux membres des « communautés nouvelles », tandis que les mouvements constitués par les « conciliaires » et les « émancipés » boycottaient le rassemblement ou étaient très peu représentés. Au contraire, en 1997 ces groupes ont dû travailler ensemble à la préparation du rassemblement et ont trouvé là une occasion de se rencontrer et de mieux se connaître. Enfin, les jmj ont provoqué un sursaut dans la conscience des catholiques français et la fin d’une période critiquée pour son « enfouissement », avec le retour de l’affirmation d’une identité catholique de nouveau assumée et revendiquée publiquement.Ce dernier point a été renforcé par le contraste important entre les prévisions de participations pessimistes qui avaient précédé l’événement et le succès final qui a très largement dépassé les prévisions Il s'agit d'un ouvrage collectif réunissant près de 80 sociologues, ethnologues, anthropologues, historiens, cherchant à permettre une meilleure connaissance des groupes religieux présents en France et leur évolution récente. La citation se trouve pages 218-219.

Notes et références

1997 Catégorie:Événement à Paris Catégorie:1997 en France Catégorie:Août 1997 Catégorie:Jean-Paul II Catégorie:1997 dans le christianisme Catégorie:Catholicisme à Paris