Ferdinand Karl Theodor Heim, né le à Reutlingen en royaume de Wurtemberg et mort le à Ulm dans le Wurtemberg, est un Generalleutnant allemand qui a servi au sein de la Heer dans la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie Heim rejoint le le de l'armée wurtembergeoise en tant que porte-drapeau. Heim a servi comme officier d'artillerie dans le corps pendant toute la Première Guerre mondiale. À la suite de l'armistice de 1918, il reste dans l'armée en tant qu'officier de carrière, atteignant le grade de colonel en , juste avant le début de la Seconde Guerre mondiale.

Le , alors que la est stationnée dans la presqu'île du Cotentin, dans l'attente de l'invasion de la Grande-Bretagne, Heim est nommé chef d'état-major du général Walter von Reichenau. Par la suite, il a joué un rôle prépondérant dans la planification de l'invasion allemande de l'Union soviétique (l'opération Barbarossa).

À partir du , il commande la Panzerdivision qui se distingue à Kharkov et à Rostov. En conséquence, il est nommé, le , commandant du Panzerkorps qui était stationné dans la région de Stalingrad. Ce corps d'armée servait de réserve mobile au groupe d'armées B, il protégeait donc les arrières de la VI. Armee en cas d'attaque soviétique. Le les Russes lancent l'opération Uranus sur les flancs de la VI. Armee qui n'étaient protégés par des armées roumaines notoirement sous équipées, qui n'avaient pas été renforcées malgré leurs rapports sur le renforcement des armées russes qui leur faisaient face. Les défenses roumaines s'effondrent en moins d'une journée face à la puissance de l'offensive soviétique. Le Panzerkorps, avec une division panzer en sous-effectifs et une division blindée roumaine qui formait le gros de ses forces, ne parvient pas à stopper les unités russes, d'autant qu'on donne à Heim des ordres changeants et contradictoires. Les de la VI. Armee, encerclés, reçoivent de Hitler l'ordre de tenir jusqu'au bout mais capitulent, à bout de forces, le . Heim sera le « bouc-émissaire de Stalingrad » : en janvier 1943, sur l'ordre d'Hitler, il est renvoyé de l'armée, arrêté et placé en cellule d'isolement à la prison de Moabit à Berlin, avant d'être finalement libéré en avril 1943 et transféré dans un hôpital militaire à Ulm.

Après-guerre, Heim a affirmé que le seul document justifiant son arrestation était l'ordre de Hitler . Il apprit officieusement, que Hitler avait refusé de jeter le blâme sur les Roumains, il lui fallait donc un bouc émissaire allemand mais les commandants d'armée et de groupes d'armées étant trop précieux « … la seule personne qui lui restait était le commandant de corps, et c'était moi. »

Heim a été informé en mai 1943 que sa radiation de l'armée allemande avait été révoquée et qu'il avait été reclassé comme retraité. En août 1944, Heim est rappelé en service pour prendre le commandement de la (forteresse) Boulogne, avec ordre de la « défendre jusqu'au bout ». Il était chargé de préparer une forte ligne de défense, mais à son arrivée, il ne peut que constater que rien n'avait été préparé et il n'y avait aucun des spécialistes requis pour cette tâche. La garnison, mal préparée et mal équipée, subit une intense campagne de bombardement et un assaut de grande envergure (opération ), Heim et ses troupes capitulèrent devant la d'infanterie canadienne le ..

Après-guerre Fait prisonnier de guerre, il séjourna dans différents camps de prisonniers dont celui de Island Farm au Pays-de-Galles. Il retourna en Allemagne le . Il meurt à Ulm le à 82 ans..

Promotions Fahnenjunker-Unteroffizier Fähnrich Leutnant Oberleutnant Hauptmann Major Oberstleutnant Oberst Generalmajor Generalleutnant

Décorations Croix de fer (1914)

Classe Croix d'honneur (1934) Insigne des blessés en Argent (1942) Agrafe de la croix de fer (1914)

Classe Médaille du Front de l'Est Croix allemande en Or (1942) Croix de chevalier de la Croix de fer (1942)

La Croix de chevalier de la Croix de fer est attribuée pour récompenser un acte d'une extrême bravoure sur le champ de bataille ou un commandement militaire avec succès.

Références Citations

Bibliographie Fellgiebel, Walther-Peer (2000). Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Friedburg, Allemagne: Podzun-Pallas. . Scherzer, Veit (2007). Ritterkreuzträger 1939–1945 Die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchives. Jena, Allemagne: Scherzers Miltaer-Verlag. .

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