Anadir — Association nationale des victimes d’adoptions illégales En espagnol : Asociación Nacional de Afectador por Adopciones Irregulares. — est une association espagnole, à but non lucratif, fondée par Juan Luis Moreno et Antonio Barroso ; son but est de permettre aux mères et aux enfants, illégalement séparés, dès leurs naissances, de reconstituer leurs filiations généalogiques et génétiques respectives, en dépit d’un incontournable imbroglio administratif, auquel les mandants et postulants sont enclins à se heurter, attendu que la plupart des registres d’état civil, actes de naissances et autres documents officiels auraient été sciemment falsifiés, voire effacés. Ces « dépouillements intentionnels de progénitures L’innommable scandale des bébés volés : En Espagne, entre 1940 et 1990, des centaines de milliers de nouveau-nés ont été enlevés à leurs parents républicains pour être placés dans des familles nationalistes. La Liberté & tsr.ch, 05 août 2011. Consulté le 24 août 2011. » — qui se chiffreraient par dizaines de milliers ... voire davantage — auraient eu cours durant le régime franquiste, initialement pour des raisons idéologiques et politiques, avant de se muer, après la mort de Franco, en un commerce vénal et illégal, avec la complicité, activement impliquée, de diverses instances ecclésiastiques circonscrites et de sœurs séculières.

Le sujet — exhumé par un film espagnol Els nens perduts del franquisme – Les enfants perdus du franquisme. Réalisation : Ricard Belis i Garcia. Musique : Victor Cortina. Production : Muntsa Tarres, 2004. Durée : 30 min., diffusé par la télévision espagnole puis, plus intensivement essaimé, à partir des années 2010 Histoire vivante — Les enfants volés du franquisme, tsr.ch (via le cache de google) : un film de Montse Armengou & Ricard Belis i Garcia, diffusé dans la soirée du dimanche 7 août 2011, par la Télévision suisse romande, via le canal TSR 2, dans le cadre de la série des émissions culturelles intitulées : « Histoire vivante ». Durée : 57:18. N. B. Le délai de diffusion, en streaming vidéo, est échu depuis le 14 août 2011. — reste cependant tabou en Espagne .

Les victimes espèrent des suites judiciaires, via le dépôt de plusieurs plaintes Reportage sur les enfants volés du franquisme : l’un des derniers grands tabous d’Espagne, 19h30 le journal, tsr.ch, 10 janvier 2010.. ANADIR assiste et accompagne l'ensemble des protagonistes dans leurs démarches, tout en leur procurant un soutien psychologique, juridique et financier. L'association œuvre également activement en faveur d’une mobilisation des autorités judiciaires et politiques, tout en leur enjoignant de facto de se départir du carcan, voire de l’opprobre, dont cette affaire paraît encore systématiquement revêtue.

Le siège social de l’association se trouve à Madrid. D’autres branches coexistent à Cadix, Murcie, Barcelone, au pays basque, ainsi que dans les régions de Castille-et-León, de Castille-La Manche et de l’Estrémadure, incluant les îles Baléares et les îles Canaries.

Historique

Dépouillements d'enfants

Dans les années 1940 et 1950, voire jusqu’aux alentours des années 1980, plus de sont retirés de leurs mères, pour des raisons idéologiques, basées sur les thèses controversées d’un psychiatre, lui-même proche de Franco : le docteur Antonio Vallejo Nágera.

Les estimations relatives au nombre réel de ces enlèvements seraient nettement sous-évaluées et pourraient même atteindre .

De familles républicaines, les enfants sont déclarés comme étant mort-nés, puis placés dans des familles franquistes. Cette pratique, quasi systématique, s’opère avec la complicité du personnel hospitalier, sous l’égide conjointe de diverses autorités religieuses.

Idéologie

En 2002, un film relate et explore les expérimentations du docteur Vallejo : « Les enfants perdus du franquisme Els nens perduts del franquisme, tv3.cat, CCRTV Interactiva, S.A., Televisió de Catalunya, S. A. Consulté le 24 août 2011.». Ce reportage décrit une situation expérimentale, dans laquelle les enfants des républicains ne peuvent rester avec leur mère génitrice au-delà de trois ans. Ces enfants sont ensuite pris en charge par une institution catholique, qui leur inculque une idéologie en tout point opposée à celle de leurs parents. Très souvent, d’ailleurs, ces derniers perdent leur trace. Sans aucun fondement scientifique, le rapport déclare :

Vénalité Après la mort de Francisco Franco, le dessein — initialement idéologique et, notamment, basé sur les thèses susmentionnées — laisse subséquemment la place à une finalité essentiellement lucrative.

Filmographie

Els nens perduts del franquisme – Les enfants perdus du franquisme. Réalisation : Ricard Belis i Garcia. Musique : Victor Cortina. Production : Muntsa Tarres, 2004. Durée : 30 min. Reportage sur les enfants volés du franquisme : l’un des derniers grands tabous d’Espagne, 19h30 le journal, tsr.ch, . Histoire vivante — Les enfants volés du franquisme, tsr.ch (via le cache de google) : un film de Montse Armengou & Ricard Belis i Garcia, diffusé dans la soirée du dimanche , par la Télévision suisse romande, via le canal TSR 2, dans le cadre de la série des émissions culturelles intitulées : « Histoire vivante ». Durée : 57:18. N. B. Le délai de diffusion, en streaming vidéo, est échu depuis le . L'un des épisodes de la série télévisée intitulée Joséphine, ange gardien, bien que fictif, se calque sur une trame apparentée : saison 17, épisode n 80 : Le Secret de Gabrielle

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Association fondée en 2010 Catégorie:Association ou organisme pour la défense des droits et des libertés Catégorie:Association ou organisme lié à l'enfance Catégorie:Organisation non gouvernementale espagnole Catégorie:Organisme fondé en 2010