La fosse Déjardin de la Compagnie des mines d'Aniche est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Sin-le-Noble. Le premier puits est commencé en 1901 au nord de la commune, et commence à produire en 1904. Le puits Déjardin 2 est commencé en 1907. La fosse est détruite pendant la Première Guerre mondiale.

La Compagnie des mines d'Aniche est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Douai. La fosse reprend en 1958 le champ d'exploitation de la fosse Bernard, qui vient de fermer. Au milieu des années 1960, la fosse est approfondie, ce qui lui permet d'être concentrée sur la fosse Gayant en 1965. Deux ans plus tard, les installations de surface sont modernisées, le changement le plus visible est le nouveau chevalement à molettes superposées, similaire à celui de Notre Dame 2, qui équipe le puits 1.

À la fermeture de la concentration Gayant en 1978, la fosse Déjardin est concentrée sur Barrois, jusque sa fermeture le . Elle assure ensuite la remonte du matériel du fond, et les puits sont remblayés en 1985, les chevalements et les installations détruites l'année suivante.

Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits Déjardin 1 et 2. Il ne reste plus rien de la fosse, mais les cités, appartenant également à la fosse Bernard, ont été rénovées. Le golf du Bois des Retz est installé sur une partie du carreau de fosse. La cité-jardin de la Solitude et son école, la cité pavillonnaire de la Ferronnière, la cité de corons Saint-Joseph et la cité moderne du Godion ont été classées le au patrimoine mondial de l'Unesco.

La fosse

Au tout début du , la Compagnie des mines d'Aniche décide d'exploiter le nord de sa concession. Pour cela, elle ouvre les fosses Déjardin à Sin-le-Noble et De Sessevalle à Somain.

Fonçage

La fosse Déjardin est commencée en 1900 ou plus probablement en 1901, au nord de la commune, à à l'est-nord-est de la fosse Bernicourt, dont l'exploitation cesse le à la suite d'un incendie, à à l'est-nord-est de la fosse Gayant, et à au nord-est de la fosse Notre Dame.

Le diamètre du puits est de , le plus large diamètre utilisé par la Compagnie d'Aniche. Le cuvelage est en fonte de 1,07 à . Le terrain houiller a été atteint à , ou moins probablement, . Le fonçage du puits Déjardin 1 est terminé le .

Exploitation

La fosse commence à extraire en 1904. Le puits Déjardin 2 est commencé en 1907, à à l'est-sud-est du premier. Le diamètre du puits est de quatre mètres, son cuvelage est en fonte de 1,05 à , pour ainsi dire identique au premier. Le terrain houiller a été atteint à . Ce second puits est destiné à assurer l'aérage et le service. La fosse est détruite pendant la Première Guerre mondiale.

La Compagnie des mines d'Aniche est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Douai. En 1950, la fosse exploite à 203, 310 et . Le puits 1 est équipé d'une machine à vapeur Thomas Peslin, comme à la fosse Lemay, alors que le puits 2 est doté d'un treuil de . La fosse Bernard, sise à au nord-nord-est, ferme en 1958, la fosse Déjardin reprend son champ d'exploitation.

L'exploitation passe à 411 et en 1964. L'année suivante, le puits 1 est approfondi, et une bowette à l'étage 625 relie la fosse Déjardin à la concentration Gayant. Comme au puits Notre Dame 2, les machines d'extraction s'avèrent insuffisantes pour atteindre cette profondeur, les installations sont donc modernisées en 1967. Le changement le plus visible est le chevalement à molettes superposées qui a été installé par-dessus le puits Déjardin 1, il est similaire à celui du puits Notre Dame 2. Une machine à poulie Koepe Alsthom de équipe le puits, elle provient du bassin houiller de la Loire.

Lorsque la concentration Gayant ferme en 1978, la fosse Déjardin est concentrée sur la fosse Barrois, sise à à l'est-sud-est. La production de Déjardin remonte alors par Barrois 2. La fosse Déjardin ferme en même temps que la fosse Barrois, le . Elle remonte alors le matériel récupérable après la fermeture.

Les puits Déjardin 1 et 2, respectivement profonds de 676 et , sont remblayés en 1985, la même année que les puits de Lemay, Bonnel et Barrois. Huit étages de recette, situés à 203, 310, 410, 431, 481, 571, 586 et , sont établis dans le puits 1, alors que le second puits n'en compte que trois, établis à 203, 310 et . Les chevalements ainsi que les installations de la fosse sont détruits en 1986.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes de puits, un sondage de décompression est installé sur le puits 2. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Le golf du Bois des Retz est installé sur une partie du carreau de fosse.

Les cités

D'immenses cités minières sont établies au nord-est de la fosse Bernard, elles sont communes aux fosses Bernard et Déjardin. Elles bénéficient d'une grande variété architecturale. La cité-jardin de la Solitude et son école, la cité pavillonnaire de la Ferronnière, la cité de corons Saint-Joseph et la cité moderne du Godion font partie des répartis sur qui ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco. Ils constituent le site 33.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

Références à

Références aux dossiers concernant la renonciation à la concession d'Aniche par Charbonnages de France

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines d'Aniche Groupe de Douai Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classés au patrimoine mondial de l'Unesco, site 33

Bibliographie

Déjardin Aniche Déjardin