Le de lanciers () était un régiment de cavalerie de l'armée belge. Il fusionna le avec le de Lanciers pour former le 2/4 Régiment de Lanciers qui était en garnison à Bourg-Léopold. En 2010, le régiment fut dissous avant d'être récréé officiellement le .
Historique
Le de lanciers est constitué le à Namur. Durant la campagne de Dix-Jours, il est intégré à l'Armée de la Meuse, et un détachement participe à la bataille de Zonhoven. Le régiment est réorganisé une première fois en 1839 et est divisé en six escadrons de combat : quatre armés de lances et deux de mousquets. Plus tard, tous les escadrons seront équipés de lances et de mousquets. En 1885, le régiment prend ses quartiers à Liège.
Première Guerre mondiale
Lors de la mobilisation de 1914, le de lanciers qui est alors stationné à liège. Elle est en première ligne lors de la violation du traité de neutralité par l'Allemagne. Alors qu'elle est à Liège pour défendre la ville sous les ordres du général Leman. Ses missions premières consistent en de nombreuses patrouilles de reconnaissance qui transmettent nombre de renseignements importants. C'est lors d'une de ces patrouilles que tombe à Thimister le premier soldat belge de la Première Guerre mondiale, le cavalier Antoine Fonck. Le jour d'après voit la mort du premier officier, le capitaine-commandant de Menten de Horne. Le régiment participe à la bataille de Liège, à la défense d’Anvers et est ensuite stationné sur le front de l'Yser. Lors de l’offensive finale de 1918, le régiment est placé sous les ordres du d’armée français et devient un groupement léger chargé de missions de reconnaissance. Il se distingue également lors d’actions menées à Ardooie, Ruislede, Tielt et Roulers qui lui valent, comme seule unité de combat belge, la Croix de Guerre française 1914-1918.
Entre-deux-guerres
Durant les années vingt, le Régiment subira plusieurs réorganisations. En 1938, il sera complètement motorisé (side-cars, canons anti-chars et véhicules blindés légers T13 et T15). En 1939, le Régiment est en garnison à Etterbeek.
Seconde Guerre mondiale
Il participe à la campagne des dix-huit jours de 1940 et se distingue dans certains combats défensifs ainsi que lors des contre-attaques de Tongres, Zwijndrecht, Zelzate, Dadizele et Passendale. Il finit par se rendre et ses soldats sont emmenés en captivité en Allemagne.
Après-guerre
Le , un nouveau bataillon de chars Sherman est constitué à Beverlo, et reprend le nom et les traditions du de lanciers. Le régiment déménage en pour Euskirchen (Allemagne). En 1952, il est équipé de chars Patton et est composé de quatre escadrons de chars ainsi que d'un escadron d'état-major et de services. La même année, le régiment est doté des chars Patton. En , un escadron déménage à Cassel et est placé sous le contrôle opérationnel des troupes de couverture belges. Il passe en 1960 au de lanciers sans être remplacé au sein du de lanciers. En 1969, les chars Patton disparaissent au profit des Leopard. Il participe au Canadian Army Trophy et y obtient des résultats honorables. En , le s'installe à Bourg-Léopold.
Étendard
L'étendard du de lanciers est attribué le à Louvain par le roi Léopold .
Il porte les inscriptions suivantes :
CAMPAGNE 1914-1918 LIEGE BEVEREN-lez-ROULERS ZWIJNDRECHT LA LYS 1940 Bijou de la Croix de Guerre française 1914-1918.
Fourragère de l'Ordre de Léopold.
Hommages
À Etterbeek, jouxtant l'ancienne caserne de cavalerie Major Géruzet, une rue est nommée Avenue du Deuxième Régiment de Lanciers.
Sources Site de l'armée belge
Liens externes Marche du de lanciers sur Youtube
Notes et références
Catégorie:Cavalerie belge Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité militaire belge