Le blocus de La Rochelle eut lieu en 1621-1622 lors de la répression de la première des révoltes huguenotes par Louis XIII.

Description de la place de La Rochelle en 1622

Ordre de bataille Ont fait partie de l'armée de siège (à compléter) : Régiment de Brassac (1621) Régiment de Champagne (1622) Régiment de Maillé (1622) Régiment de Sainte-Gemme (1622) Régiment de Saint-Luc (1622) Régiment de Saint-Vivian (1621) Régiment de Sennectère (1622) Régiment de Soissons (1622-1630) (1622) Régiment de Thémines (1621)

Le blocus de 1621 En , Louis XIII assiégea et prit la ville de Saint-Jean-d'Angély, point stratégique pour contrôler les abords de la forteresse huguenote qu'était La Rochelle. Sur mer, les efforts de la marine royale restèrent inefficaces, du fait que de nombreux petits navires pouvaient facilement passer entre ceux de la Marine royale et qu'en général c'étaient les huguenots qui avaient la maîtrise de la mer. À un moment donné, ils attaquèrent le port de Brouage et essayèrent de le bloquer en coulant à son entrée des navires remplis de pierres. Ne pouvant entreprendre un siège de cette importance, que par terre et par mer, le Roi n'ayant pas de flotte de guerre suffisante, ajourna l'entreprise. Il envoya toutefois une petite armée, sous les ordres duc d'Épernon, pour bloquer La Rochelle. Le , le colonel-général se présente avec le régiment de Castel-Bayard et prend ses quartiers à la Jarrie. Pendant ce temps Louis XIII prit la décision de se porter vers le sud avec le gros de ses troupes en soumettant la Guyenne, en assiégeant Clairac sur le Lot, du au puis en assiégeant MontaubanBatailles françaises par le colonel Édouard Hardy de Périni volume 3 (1621-1643).

En août, l'armateur Jean Guiton est nommé par le Conseil de la Ville amiral de la flotte de La Rochelle, avec 16 unités et 90 canons. La flotte de La Rochelle sous ses ordres opéra au moins quatre sorties contre la flotte royale, commandée par le comte de Soissons, le duc de Guise, M. de Saint-Luc et Isaac de Razilly, et non sans succès. En octobre, Razilly, à la tête d'une flotte française de 13 navires avec 124 canons, stationna au large dans le Pertuis Breton, mais le , en deux rencontres, Jean Guiton réussit à les contraindre à la retraite avant de réussir aussi à se rendre maître de l'île d'Oléron. Le , Jean Guiton attaqua Brouage, où étaient stationnés 25 navires du roi, et il bloqua l'entrée du port en y coulant des navires.

Le blocus de 1622 vignette|Fort Saint-Louis La Rochelle (aux alentours de 1628) Les huguenots essuyèrent cependant un échec quand Soubise fut vaincu par les troupes royales aux marais de Riez le . Le bas-Poitou était désormais vidé de tous les huguenots, mais ils restaient toutefois en rébellion de La Rochelle à Aigues-Mortes et dans le Midi. Louis XIII résolut d'entreprendre la pacification de son royaume. Le il part pour assiéger Royan qui fermait à ses vaisseaux l'entrée de la Gironde, y arrive le et prend la ville le 11. Avant de passer de Saintonge en Guyenne, le Roi voulut arrêter les incursions des Rochelais, au moins sur la terre ferme. Il confia le blocus de La Rochelle à son cousin Louis comte de Soissons qu'il fit général de l'armée d'Aunis lui adjoignant le maréchal de Vitry pour lieutenant général et du Bourg-l'Espinasse, VignollesBertrand de Vignolles dit La Hire, baron de Vignolles, seigneur de Casaubon et Preschat, lieutenant général en Champagne, premier maréchal des camps et armées du Roi, gouverneur de Sainte-Ménéhould, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit. et la Ferté-Senneterre pour maréchaux de camp. Les troupes comprenaient 600 chevau-légers et carabins sous le commandement du marquis de Nesle et dont le régiment de Champagne commandé par Pierre de La Mothe-Arnaud dit Arnaud du Fort.

Le comte de Soissons fait immédiatement commencer, à bonne portée de l'entrée du port et sur un monticule par le régiment de Champagne, une redoute armée de canons et établit le reste de ses forces entre la ville et la mer du village de Laleu au faubourg de Colombier. Il voulait ainsi s'opposer au débarquement de secours et se tenir en relation avec les escadres royales de Razilly et de Saint-Luc qui croisaient entre les embouchures de la Loire et de la Gironde afin de défendre la côte contre les entreprises de Jean Guiton et ses 39 navires. Alors que Champagne travaillait aux terrassements de la redoute, qui deviendra fort Louis, un vaisseau protestant s'échoua et le régiment courut à marée basse avec 400 hommes et y mit le feu. Pendant ce temps, , un Italien intendant des ingénieurs de France, chargé de préparer l'investissement de La Rochelle, résolut d'en fermer le port. Il invente à cette intention, une estacade mobile, une chaîne de fer fixée sur 4 pieux, une batterie flottante et d'autres machines. Toutefois au premier coup de mer, la chaîne fut brisée, la batterie coulée et les machines détruites.

Une autre rencontre importante fut la bataille navale de Saint-Martin-de-Ré en . Comme le conflit s'éternisait, cependant, le roi et les huguenots acceptèrent en 1622 le traité de Montpellier qui maintenait les privilèges des huguenots. Bien que La Rochelle eût exigé la destruction de Fort Louis, Louis XIII temporisa et réussit à le maintenir.

Cette menace constante sur la ville devait contribuer à encourager les conflits ultérieurs, en particulier la reprise de l'Île de Ré par les troupes royales en 1625, et le siège de La Rochelle de 1627-1628.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Guerres de Religion Rébellions huguenotes

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