Lucienne Herman-Michielsens, née le à Gand. Elle débute ses études dans les pas de sa maman dans le domaine de l’éducation. Elle décide ensuite de s’inscrire à la faculté de droit et obtient sa licence en criminologie en 1950 et son doctorat en droit en 1951. La même année elle se marie avec le médecin Jacques Herman.

Elle a durant de nombreuses années été impliquée dans la vie des clubs libéraux néerlandophones et a été à plusieurs reprises élue présidente d’associations luttant pour le droit des Femmes. En 1968, elle est devenue membre du conseil d’administration du PVV Women of Greater Ghent.

Elle est décédée le à Gand des suites de complications d'un diabète.

Biographie

Enfance Lucienne Herman-Michielsens grandit dans une famille libérale et catholique de son côté paternel. Elle est l’unique fille de Gaston Michielsens (employé de banque) et Adeline Mielecam (enseignante et par la suite directrice de l’École d’Oefenschool de la Stedelijke Gentse Normaalschool) . Son père meurt alors qu’elle n’a que quatre ans.

Etudes Elle suit tout d'abord l’exemple de sa mère et commence des études dans le domaine de l’éducation.

Après une année de congé sans solde, elle s'oriente désormais vers des études de droit à l’université de Gand, son objectif étant alors de travailler dans le journalisme. Elle obtient un doctorat en droit et des diplômes de criminologie et de notariat.

Vie de famille Après ses études, elle épouse le Docteur Jacques Herman et décide de mettre de côté son militantisme politique afin de se consacrer à sa vie de famille. En effet, son époux ayant des horaires aléatoires, elle s’occupera de leurs deux enfants durant leur enfance et une partie de leur adolescence.

Son époux la soutiendra toujours dans ses démarches politiques de lutte pour les droits des femmes. Elle participa notamment à l’association populaire libérale locale Help U Zelf avec ce dernier .

Vie politique Elle est initiée à la politique dès son entrée à l’université. Elle a déjà opté pour le libéralisme lorsqu’elle rencontre Willy De Clercq, membre du PVV.

Son mariage semblait annoncer la fin de son engagement politique. Ce n’est qu’en 1965 qu’elle fut de nouveau contactée par Willy De Clercq, qui cherchait une nouvelle présidente pour le comité juridique du PVV-Vrouwen (successeur de la Fédération nationale des femmes libérales, fondée en 1921).

Elle occupe brièvement, en 1980, le poste de secrétaire d'État à la Communauté flamande, au sein du gouvernement Martens III. Elle est également sénatrice cooptée entre le et le . Avec Roger Lallemand, elle est coauteur de la proposition de loi visant à dépénaliser l'interruption volontaire de grossesse. Celle-ci sera adoptée au printemps 1990, en dépit de l'opposition du roi Baudouin, qui refusera de la signer pour des motifs d'objection de conscience. Le souverain sera empêché de régner durant 36 heures pour que la loi puisse être publiée au Moniteur belge et mise en œuvre.

Prix et Reconnaissance En 1989, elle est élue "Femme de l'année", un prix décerné par la CNFB .

Affectée par des problèmes de santé liés au diabète, elle décide avec son époux de déménager à Knokke-Heist. Mais son état de santé ne s'améliore pas et elle décède le à Gand, à l'âge de 68 ans. En 2018, une place est inaugurée à son nom.

Références

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Annexe

Catégorie:Femme ministre belge Catégorie:Ministre belge du XXe siècle Catégorie:Sénateur belge du XXe siècle Catégorie:Membre du Vlaamse Raad Catégorie:Naissance en mars 1926 Catégorie:Décès en janvier 1995 Catégorie:Naissance à Gand Catégorie:Décès à Gand Catégorie:Décès à 68 ans Catégorie:Étudiant de l'université de Gand