Le château de Varax est un ancien château fort, des , ruiné à la fin du et remanié depuis, qui se dresse sur la commune de Saint-Paul-de-Varax dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Attenant au château, il subsiste une motte castrale accompagné d'une basse-cour du milieu du . Il est le centre de la seigneurie de Varax, érigée ensuite en comté.
Le château fait l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du .. Seuls les façades et toitures du château, à l'exception de la façade ouest du bâtiment comportant quatre ouvertures modernes, et les communs sont inscrits.
Situation Le château de Varax est situé dans le département français de l'Ain sur la commune de Saint-Paul-de-Varax au milieu des étangs de la Dombes, à au nord-est du village actuel.
Histoire Origines Le site de Varax a dû être occupé très tôt, comme semblent l'indiquer les diverses trouvailles archéologiques datant de l'époque gallo-romaine faites au à proximité, le long de l'ancienne route nationale. Dès le il est fait mention d'un village et d'une église placée sous le vocable de saint Paul et dépendant du chapitre de Saint-Paul de Lyon.
La seigneurie en toute justice et avec château fort de Varax relevait anciennement des sires de Bâgé. Dans la première moitié du pour Varax ; p. 412-413 pour Varambon. elle est la possession d'Hugues d'Anthon et d'Étienne, son fils, sous la suzeraineté des comtes de Savoie.
Château savoyard En 1243, le comte de Savoie Amédée remet la seigneurie, en augmentation de fief, à Étienne, seigneur de Thoire-Villars.
En 1332., le château est pris d'assaut par les Savoyards dans la guerre qui oppose ces derniers aux dauphins de Viennois. En 1369, il est fait de nouveau aveu au comte de Savoie pour la seigneurie de Varax et de Romans. Le site est en 1393 mentionné sous la forme : Archives départementales de la Côte-d'Or, série B, , folio 67 verso..
Famille de Varax La seigneurie passe ensuite à une famille qui en porte le nom du château, « de Varax ». Le représentant connu le plus ancien est Ulrich, chevalier et seigneur de Romans, vivant dans les années 1250-1272. En 1272, il rend hommage au comte de Savoie Philippe pour les villages de Saint-Paul-de-Varax et de Romans.. En 1285, il est fait mention d'un feodum de Varas.
Les premiers degrés de la filiation sont donnés par Guichenon.. : Ulrich, chevalier, seigneur de Varax et de Romans. Girard, dit la Guêpe, chevalier, seigneur de Varax Guillaume († v. 1339), seigneur de Varax, Romans, Marcilly/Marcillia en Bresse chalonnaise (Marcillat à La Chapelle-Thècle, et/ou Marcilly à Bruailles ?) et Longmont (Lomont ?), ∞ Sibylle de La Palud, fille d'Amé de La Palu de Varembon, dont : Henri († ap. 1378), [frère aîné de Jean de Varax : souche des seigneurs de Longmont, du Châtelet-en-Bresse et de Marcillia, puis de Rosay ; et d'Edouard de Varax, seigneur de Romans, sans alliance] ; fidèle des comtes de Savoie Amédée VI et du Amédée VII. Henri épouse en noces Jeanne de Chandée, fille d'Hugonin de Chandée et Béatrix de Grolée, et veuve de Jean de La Palu le Jeune, sgr. de Richemont. De sa première union : Henri II († v. 1422), seigneur de Varax, Richemont, La Poype en Bresse ou de Sandrans ; [frère aîné d'Humbert, chanoine-comte de Lyon ; et d'Etienne de Varax : souche des seigneurs de Romans et Saint-André-du-Bouchoux], fidèle des comtes de Savoie. ∞ Sybille de La Palud, dame de Richemont. dont : Gaspard († v. 1462) [frère d'Emare de Varax ∞ Louis d'Estrées, sgr. de Baneins et Saint-Etienne-du-Bois ; de Marguerite, ∞ Guichard de Marcieux ; d'André, trésorier de La Cluse ; et de Catherine, ∞ Jean du Saix, sgr. de Rivoire et de Baneins]. Il reçoit du duc Louis les seigneuries de Saint-Sorlin, Lanieu et Vaux-en-Bugey, érigées en marquisat de Saint-Sorlin en 1460. ∞ Isabelle de Cusance († v. 1475), fille de Jean de Cusance et Beauvoir et de Jeanne de Beaujeu-Coligny-le-Neuf, dont : enfants cadets : Jaquemette/Agnès, ∞ Jean de Toraise de Torpes, d'où Claudine de Thoraise, ∞ Quentin de La Baume du Mont-St-Sorlin, chambellan du Téméraire, † sans postérité à Grandson (1476) ; Jeanne/Janette de Varax, héritière de Coligny-le-Neuf, ∞ François de Menthon de Duesme : d'où Georges de Menthon-Coligny qui épouse (en 1479 ?) Anne de Coligny, fille de Jean III de Coligny-le-Vieux, d'Andelot et de Châtillon ; Jean, chevalier de St-Jean-de Jérusalem, commandeur de la Musse, dont le trop grand crédit auprès de la duchesse de Savoie, Anne de Lusignan, lui attira les foudres de Philippe de Bresse, et sa mise à mort ; Deux enfants naturels de Gaspard : autre Jean de Varax († 1505), abbé de la Cluse en 1461-1503, prieur de Villemoutier en Bresse (Villemotier ?), évêque de Belley en ~1467-1505 ; et Léonarde, dame de Torpes en Comté ; et leur frère aîné : Gaspard II, comte de Varax en par la grâce du duc Louis. ∞ (1439) Catherine, fille de Jean de Seyssel et Marguerite de La Chambre, d'où : Gilberte, ∞ (1462) Hugues de la Palu(d). frère, Hugues, prieur de Tarnay.
La famille de Varax conserve la seigneurie jusqu'à Gaspard II de Varax, qui en obtient l'érection en comté, avec Richemont et la Poype en Bresse. Au , le comté de Varax correspond aux paroisses de Saint-Paul-de-Varax et de Saint-Nizier-le-Désert. Il y a justice ordinaire et justice d'appel. Le comte prétend que cette dernière ressortis nument au Parlement de Dijon, les officiers du bailliage de Bourg soutenaient, au contraire, qu'elle était de leur ressort, même au second chef de l'édit. La contestation qui était encore pendante, vers le milieu du , fut tranchée en faveur du bailliage, à la veille de la RévolutionÉdouard Philipon, Dictionnaire topographique du département de l'Ain : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, imprimerie nationale, Paris, 1911, 528 pages, ., par le duc de Savoie Louis , le , et dont la fille Gilberte de Varax la porte en mariage, le , à Hugues de la Palu(d), chevalier.
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En 1463, le château est saisi par le comte de Savoie lors d'un conflit entre Bresse et Dombes.
Hugues de la Palu(d) devient comte de Varax, conseiller et chambellan du duc Philippe de Bourgogne. Vers 1494, Charles VIII le fait lieutenant général en Dauphiné. Le duc Philippe Sans Terre le nomme maréchal de Savoie, vers 1492. Barbe et Françoise de La Palud, filles d'Hugues et Gilberte, étant mortes sans alliance, la succession de Varax, Richemont et Cusance passe :
à leur demi-frère Jean-Philibert de La Palud († 1527 ; fils d'Hugues de La Palud et de sa épouse, Antoinette, fille du vicomte Armand XIII Guillaume de Polignac), aussi héritier en 1517 de Varambon, Villersexel (Faucogney), Maîche et La Roche-St-Hippolyte ; puis en 1527 à son arrière-cousin Jean III de La Palu de Jarnosse († 1544 ; ses deux filles — Marie de La Palu, x René de Challant ; et Françoise de La Palu, x Ferdinand de Lannoy, duc de Bojano — † sans postérité avant leur mère Claudine de Rye, qui suit, déclarée seule héritière) ;
Enfin il passe aux neveux héritiers de la femme dudit Jean de La Palu-Jarnosse, Claudine/Claude de Rye († 1593 ; créée marquise de Varambon par lettres du duc Emmanuel-Philibert datées du et vérifiées en la Chambre des Comptes de Chambéry et au Sénat les 15 et , son marquisat contenant le comté de Varax, dont Richemont et la Poype, plus Le Plantey, Châtillon-la-Palud, Bouligneux, Tossia, St-Mauris, Martigna, et bien sûr Varembon) : les Rye-La Palu(d)).
Le château est saccagé et démantelé en 1593Mottes castrales de Dombes (Ain) - Éléments pour un atlas, Lyon, Direction des Antiquités Historiques Rhône-Alpes, 1986, . par les troupes de Biron, et décrit comme étant en ruines en 1650.
Domaine royal de France et familles seigneuriales Louis XIII confisque la terre de Varax sur François de Rye-La Palud, trop endetté, et la donne à Gaspard de la Croix, comte de Castries, qui la remet cependant à la veuve dudit François de Rye, Christine-Claire de Haraucourt, le . En , Pierre Perrachon, conseiller du roi, acquiert Varax, Châtillon-la Palud, St-Maurice et Tossiat sur Ferdinand de La Baume, comte de Montrevel : ce dernier les avait obtenus entre 1641 et 1651 du jeune Ferdinand-François-Just de Rye-La Palud (1637-1657 ; fils héritier du couple François et Christine-Claire de Rye, et époux en 1655 d'Henriette de Cusance, la sœur de Béatrice) ou plutôt de sa mère et tutrice, ladite Christine-Claire de Haraucourt ; de plus Pierre Perrachon achète le Varambon et Richemont en Bresse directement audit Ferdinand-Just de Rye-La Palud ; il acquit de surcroît le marquisat de Treffort avec Pont-d'Ain, par son mariage avec Marie d'Urre d'Aiguebonne.
Plus tard, les filles de Pierre Perrachon, Marie-Thérèse et Marie-Anne Perrachon, aliéneront Varax, le , à Étienne de Rivérieulx, écuyer, seigneur de Marcilly-d'Azergues et de Civrieux-d'Azergues. La terre de Varax est donc achetée par Étienne de Rivérieulx, recteur des Hôpitaux de Lyon, qui devient ainsi seigneur du comté de Varax..
Son petit-fils, Jean-Claude de Rivérieulx de Varax, ancien officier de cavalerie au régiment d'Escure, fils de Hugues de Rivérieulx de Varax (ancien prévôt des marchands de la ville de Lyon et président en la cour des Monnaies), en reprend le fief le . Il fut le dernier seigneur du comté de Varax. À la Révolution, ses biens furent pillés et il fut décapité (ou fusillé sur le peloton d'exécution) le sur la place des Terreaux à Lyon pour appartenir à la noblesse et avoir soutenu financièrement l'armée régulière du Roi.. Il avait 9 enfants..
Description Une première fortification de terre, accompagnée d'une basse-cour, est implanté dès le milieu du au milieu des étangs de la Dombes sur un tertre artificiel.
Attenante au château de Varax, la motte dont la base est de plan circulaire mesure de diamètre et son sommet de forme ovale , pour une hauteur de . Il est probable qu'un fossé devait l'entourer comme le laissent penser des zones très humides dans les prés aux alentours.
Cette première fortification fut remplacée par le château actuel, dressé à l'emplacement de l'ancienne basse-cour attenante au tertre. Construit en briques, il comptait alors cinq grosses tours reliées par des courtines et défendues par des fossés.
En 1595, le site est décrit dans un inventaire : Aimé Vingtrinier, Histoire du Château de Varey en Bugey, Brun, 1872, ..
Du château originel il ne subsiste que deux ailes disposées en équerre sur les côtés d'une cour. Il fut profondément remanié au cours des siècles notamment après les destructions subies à la fin du et au . Les parties les plus anciennes, aujourd'hui au nord, sont les deux tours quadrangulaires défendant une poterne, précédées d'un pont-levis, et qui semblent remonter au .
L'enceinte de l'ancien bourg castral de Saint-Paul-de-Varax, attenant au château et mentionné au milieu du , a repris le tracé de l'ancienne basse-courAction thématique programmée en archéologie métropolitaine : inventaire des fortifications de terre (groupe Rhône-Alpes), Château de Terre : de la motte à la maison-forte - histoire et archéologie médiévales dans la région Rhône-Alpes, juin 1987-décembre 1988, .. Son mur est encore suggéré dans les bâtiments de ferme élevés au sud du château. Disposés sur un alignement semi-circulaire, ils comportent en élévation des vestiges d'éléments défensifs.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes Architecture militaire au Moyen Âge Liste des mottes castrales et châteaux à mottes Château fort Fortification Liste des monuments historiques de l'Ain Liste des châteaux de l'Ain
Liens externes
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