Montfuron est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Montfuronnais..

Géographie

vignette|gauche|alt= Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes|Montfuron et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Montfuron sont Villemus, Pierrevert, Manosque et Montjustin (département des Alpes-de-Haute-Provence) et La Bastide-des-Jourdans (département de Vaucluse).

Le village est situé à de Manosque, de Pertuis, d'Aix-en-Provence, de Castellane, de Nice et de ValenceIGN, Géoportail, consultation à l’échelle Ville + 1/4, le 12 décembre 2008.

Géologie

thumb|Massif des Alpes et localisation du Luberon Le territoire se situe au nord ouest de la faille de la Durance, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre plusieurs formations géologiques majeures des AlpesLes chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale), par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble. : le plateau de Valensole au sud-est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène). le plateau de Manosque - Forcalquier à l'est ; la montagne du Luberon à l'ouest. La commune fait partie du périmètre de la Réserve naturelle géologique du Luberon, en raison de la proximité à des sites fossilifères exceptionnels.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Bastide-des-Jourdans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Hydrographie Plusieurs rivières du bassin de la Durance traversent la commune de Montfuron : le torrent le Chaffère, cours d'eau de prenant sa source dans la commune, et affluent de la Durance. ; le ruisseau de l'Aiguebelle, affluent de l'Encrême. ; le ruisseau de la Bonde, affluent du Largue..

Environnement

La commune compte de bois et forêts, soit 22 % de sa superficie. thumb|left|Le territoire du Parc naturel régional du Luberon Le village est sur un site perché et dans le Parc naturel régional du Luberon. La commune est l'un des soixante-dix-sept membres du Parc naturel régional du Luberon, parc qui s'étend, de Cavaillon à l'ouest jusqu'à la Durance à l'est, sur deux départements et quatre-vingt-cinq communes et hectares.

Il y a un panorama sur le plateau de Valensole, la montagne de Lure et la montagne Sainte-Victoire.

Voies de communication et transports Voies routières D 455 : de Montfuron à Manosque

D 956 : vers La Bastide des Jourdans

Services autocars Ligne intercommunale Montfuron est reliée par une ligne intercommunale, réseau Trans'AggloDLVA Transports intercommunaux : + LigneTracé Montfuron ↔ Manosque (Transport à la demande)

Ligne scolaire Des lignes de transports scolaires ont été mises en place pour rallier les trois collèges de Manosque, mais aussi les trois lycées de Manosque (Félix-Esclangon, les Iscles et le lycée des Métiers-Louis-Martin-Bret). Ces lignes sont financées par la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon au travers du réseau Trans'Agglo. En plus des lignes existantes du réseau, une autre a été rajoutée.

+ Ligne Parcours Montfuron ↔ Manosque

Risques naturels et technologiques

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Manosque-Sud-Ouest auquel appartient Montfuron est en zone 2 (sismicité moyenne) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques., et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de Montfuron est également exposée à deux autres risques naturels : feu de forêt, mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort.

La commune de Montfuron est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par canalisation. La canalisation de transport d’éthylène Transéthylène traverse la commune et constitue donc un facteur de risque supplémentaire.

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2008 pour les risques de mouvement de terrain et le Dicrim existe depuis le .

Bien que des séismes se fassent régulièrement ressentir à Montfuron, aucun tremblement de terre dont le souvenir est conservé n’a provoqué de dégâts.

Urbanisme Typologie Au , Montfuron est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Manosque, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (70,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (68,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61,5 %), zones agricoles hétérogènes (27,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,7 %), cultures permanentes (2,4 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie La localité apparaît pour la première fois dans les textes vers 1060. (Monte Furono). Ce nom est formé de l’occitan Monte, venant du latin Mons (montagne) et de « Furon » (furet), nom propre § 29424, p 1679, dérivé d'un surnomAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France.

Histoire Des traces d’occupation gallo-romaines ont été retrouvées sur la communeGéraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, 306.. Un pressoir à huile a été retrouvé à Mériton.

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire..

Le fief de Montfuron relevait du comté de Forcalquier au . Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Montfuron, lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, 486..

Le village est signalé pour la première fois dans les charte en 1060. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier. Autrefois fortifié, le village est pillé par les routiers en 1392 (guerre de Cent Ans) et pris d’assaut en 1560 (guerres de religion). En 1690, la seigneurie est érigée en marquisat pour Léon de Valbelle.

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792. . En 1815, il sert de repaire à une troupe qui terrorise la région (Terreur blanche).

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 4 habitants de Montfuron sont traduits devant la commission mixteHenri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, 71..

Comme de nombreuses communes du département, Montfuron se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu.. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Montfuron. Si la commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve, ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Montfuron sont régulièrement scolarisées.

De nombreux hameaux ont été abandonnés. Des réfugiés albanais en ont restauré un certain nombre.

Politique et administration Élections municipales et communautaires Élections de 2008