La bataille du Maigrit a lieu lors de la chouannerie. Le 10 et le , les Républicains gagnent Buléon afin d'effectuer des réquisitions de grains, mais ils sont repoussés par les Chouans.
La bataille Le , une colonne mobile républicaine sortie de Josselin se porte dans les campagnes de Buléon. Les soldats se dispersent dans les villages pour réquisitionner les grains et capturer des suspects. Cependant l'armée chouanne du colonel Pierre Guillemot se déploie sur les landes du Resto et du Maigrit. L'armée se divise en trois colonnes, l'une porte des uniformes bleus, une autre rouges. Disséminés dans les différents villages pour effectuer les réquisitions, les Républicains ne peuvent opposer de résistance et prennent aussitôt la fuite, les Chouans se lancent à leur poursuite et la cavalerie sabre les fuyards. Après une débandade sur une lieue, les Républicains parviennent à se rallier et à repousser la cavalerie des ChouansFrançois Cadic, Histoire populaire de la chouannerie, t. II, 98.Jules Le Falher, Le Royaume de Bignan, 498-499..
Le lendemain, après avoir reçu des renforts venus de Ploërmel, les Républicains tentent de prendre leur revanche. Les Chouans campent au même endroit que la veille et le combat s'engage à nouveau. Les deux camps échangent une longue fusillade sans grand résultat, finalement les Républicains se replient sur Josselin et les Chouans sur Bignan.
Julien Guillemot, le fils de Pierre Guillemot évoque le combat dans ses mémoires. Alors enfant au moment des évènements, il indique que les Républicains étaient présents au Maigrit et au Resto, près de Kerohi. Il fixe la date du combat au mois d', cependant selon Jules Le Falher, Julien Guillemot se trompe dans les dates et c'est en réalité le combat de qu'il mentionne dans ses mémoires.
Les pertes Selon le rapport du district de Josselin rédigé le , les pertes des Républicains sont de 60 hommes. Mais selon une lettre d'Elie écrite par la suite en germinal au département, la colonne républicaine était forte de 200 hommes et la cavalerie chouanne comptait 40 hommes. Selon lui, les pertes républicaines sont de 5 morts, dont le lieutenant des grenadiers du de Paris et le guide Trévalinet, ainsi que 4 blessés.
L'état des pertes du des volontaires de Paris, n'indique que deux morts lors du combat du , à Buléon ; le lieutenant de grenadiers Gaquer et Michel Vieilleville, caporal des grenadiers, tués par un coup de feuCharles-Louis Chassin et Léon Hennet, Les volontaires nationaux pendant la Révolution, tome II, 20..
Bibliographie , 98. , 498-499. , 20. lire en ligne sur gallica , . lire en ligne sur google livres
Références
Catégorie:Bataille de la Chouannerie Catégorie:Chouannerie dans le Morbihan Catégorie:Bataille de 1796 Catégorie:Bataille sur le sol breton