La fosse 2 - 2 bis de la Compagnie des mines de Crespin est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Quiévrechain. Le puits 2 bis a été ouvert par le Groupe de Valenciennes, sous l'époque ante-Nationalisation, il s'agissait alors de la fosse 2 des mines de Crespin. Le puits 2 est commencé en 1902 à plus d'un kilomètre au sud-ouest de la fosse 1 - 1 bis, et à seulement au nord de l'ancienne fosse Saint Grégoire, foncée en 1841 et abandonnée l'année suivante. Le puits est inondé en 1906, la fosse est abandonnée. Le fonçage reprend en 1923, et la fosse commence à produire environ deux ans plus tard. Sur le site, un lavoir et une cokerie sont construits.

La Compagnie des mines de Crespin est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Valenciennes. Un puits d'aérage 2 bis est installé sur le carreau à partir de 1948, mais la fosse ferme définitivement le . Les puits sont remblayés en 1956.

Au , les têtes de puits ne sont pas matérialisées comme dans les autres concessions. Une stèle indique l'emplacement du puits 2 bis, le puits 2 est surveillé pour le niveau des eaux. De la fosse, il ne subsiste plus rien. Les terrils 200 et 200A ont été partiellement exploités, les habitations ont été rénovées.

La fosse

Le carreau de la fosse 1 - 1 bis est accolé à la frontière franco-belge, ce qui réduit de moitié le champ d'exploitation de la fosse. Un nouveau puits est donc mis en chantier en 1902 à au sud-ouest. La fosse 2 est située à au nord de la fosse Saint Grégoire, creusée en 1841 et abandonnée l'année suivante par la Compagnie de Crespin.

Fonçage

Le puits est entrepris à Quiévrechain, à l'altitude de . D'énormes venues d'eau causent des problèmes durant le fonçage, si bien qu'en 1906, le puits est noyé, alors qu'il n'est profond que de .

Le fonçage du puits 2 a été repris en 1923. Il avait été foncé jusqu'à avant la guerre. Il a d'abord pénétré dans les terrains crétacés, jusque , puis dans des grès verdâtres dévoniens, de pendage sud de 20 % en moyenne. Le fonçage repris a traversé les grès dévoniens jusque , où passe la grande faille du Condroz, puis un lambeau de terrain houiller faiblement incliné, souvent brouillé, avec une demi-douzaine de passées charbonneuses de dix à cinquante centimètres de puissance, et une veine de à de profondeur, puis une faille de charriage sensiblement horizontale à de profondeur, puis enfin du terrain houiller régulier, en pendage ouest de 40 à 45°. Dans celui-ci, qui a été recoupé en fin d'année jusque de profondeur, on a trouvé deux veines avec cinquante et cinquante-cinq centimètres de charbon, à 82 % de matières volatiles. Les terrains traversés n'ont pas pu être assimilés stratigraphiquement à d'autres déjà recoupés.

Le puits 2 a été continué pour atteindre la profondeur de le . À partir de , les terrains traversés sont encore exactement assimilés stratigraphiquement aux terrains exploités dans les concessions voisines, et présentent l'allure commune à tout le gisement productif du bassin de Valenciennes. La succession de schistes et de grès encadre les couches dont on a recoupé neuf veines exploitables, ayant une puissance en charbon variant de cinquante centimètres à un mètre, et tenant de 82 à 84 % de matières volatiles.

Le pendage général apparaît d'environ 40° vers l'ouest, mais des plissements analogues à ceux que l'on connait dans les sièges exploités du bassin ont été nettement mis en évidence par le fonçage, qui a recoupé plusieurs fois la même veine, dont l'une dans un ennoyage. Le chevalement est mis en place en 1925.

Exploitation

L'exploitation commence vers 1925. Un lavoir est construit, il peut traiter en huit heures. une cokerie dotée de est également installée. Le calcaire présumé carbonifère a été découvert en , au fond d'un sondage incliné, et le contact a pu être ensuite atteint par un montage, et suivi sur trente mètres en allongement, et cinq mètres en descenderie. la Compagnie produit, en 1938, de houille, de coke, et de goudron.

La Compagnie des mines de Crespin est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Valenciennes. Le puits 2 bis est entrepris en 1948, à au nord-nord-est du puits 2. À l'instar du puits 1 bis, il est destiné à assurer le retour d'air, étant donné que le gisement est, sur la concession de Crespin, très grisouteux. En conséquence, son diamètre est de . Le chevalement de fonçage est mis en place en . Le , la fosse 1 - 1 bis cesse d'extraire, mais continue le service et l'aérage, le puits 2 assure seul l'extraction. La fosse 2 - 2 bis cesse définitivement d'extraire le , date à laquelle elle ferme, stoppant également le fonçage du puits 2 bis. Le puits 2, profond de , est noyé, puis remblayé en 1956, comme à priori le puits 2 bis, profond de . Toutes les installations sont détruites.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France ne matérialise les têtes de puits comme dans les autres concessions. Le puits 2 bis est équipé comme le 1 bis d'une installation semblable aux piézomètres, destinée à vérifier le niveau des eaux, le puits 2 bis est quant à lui équipé d'une stèle, semblable aux têtes de puits non matérialisées, qui est installée sur son bouchon en béton armé. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. De la fosse, il ne reste plus aucun vestige, hormis un pilier, et le soubassement du mur d'enceinte.

Les terrils

L'exploitation de la fosse a donné lieu à l'édification de deux terrils.

Terril 200, 2 de Crespin thumb|left|Le terril 2 de Crespin. thumb|Le terril 2 de Crespin plat.

Le terril 200, 2 de Crespin, situé à Quiévrechain, est un des deux terrils de la fosse 2 - 2 bis. Initialement haut de , il s'agit d'un terril conique, et exploité, mais qui a conservé une vingtaine de mètres.

Terril 200A, 2 de Crespin plat

Le terril 200A, 2 de Crespin plat, situé à Quiévrechain, est un des deux terrils de la fosse 2 - 2 bis. Il s'agit d'un terril plat, et exploité.

La cité

Une cité est établie près de la fosse et compte huit maisons, soit seize habitations. Les modèles sont similaires aux habitations construites près de la fosse 1 - 1 bis. Deux habitations de trois logements marquent l'entrée de cette cité.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

Références à

Références aux dossiers concernant la renonciation à la concession de Crespin par Charbonnages de France

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines de Crespin Groupe de Valenciennes

Bibliographie

Fosse 2 - 2 bis Crespin 2 - 2 bis