Françoise-Albine Puzin de la Martinière, née à Lyon le Archives municipales de Lyon Acte de baptême dressé le 13/08/1730, Paroisse Saint-Nizier, folio 100, vue 101 / 173 et morte à Paris le (29 vendémiaire an IV)Archives de Paris Archives fiscales > Successions > Tables des décès (1791-vers 1899), 9e bureau,5 et 6 arrondissements anciens,Toutes lettres, sections Bon Conseil, Bondy, Bonne Nouvelle, Nord, 1794-1796, cote DQ8 36, vue 49 / 60 est une écrivaine française, auteure de nombreux romans, de quelques pièces de théâtre jamais jouées et d'essais. Elle fut également journaliste au Journal des Dames.

Biographie Françoise Puzin est la fille de Simon Puzin, tondeur de draps, et de Blandine Lucquet ou Luquet. Elle épousa à Lyon le le peintre et dessinateur Jean-Marie Benoist« L'an mil sept cent cinquante quatre et le vingt deux avril, Sr Jean Marie Benoit peintre en étoffe de la Chine, fils de défunt Sr Michel Benoit bourgeois de Lyon et d'Elizabeth Louin de la paroisse de St Pierre et St Saturnin d'où il a apporté remise en date du seize de ce mois signée [mot illisible] vicaire d'une part, et demoiselle Françoise Puzin fille de défunt Sr Simon Puzin maître et marchand tondeur de drap de demoiselle Blandine Luquet de cette paroisse d'autre part dûment autorisés par le contrat du douze du présent mois […] ont reçus la bénédiction nuptiale dans l'église collégiale et paroissiale de La Platière […] en présence de Sr Jacques Chevalier bourgeois de Lyon, de Louis François Lorget marchand caffetier, de Jean Marie Batet dessinateur et de Jean Baptiste Vannier marchand perruquier […] » (Archives municipales de Lyon Acte de mariage en l'Église Notre-Dame de la Platière, vue 24 / 72)..

Elle déménagea à Paris sans doute en 1757 ou 1758Voir la notice biographique établie par Olga B. Cragg dans son édition de Célianne, p. 40: « Je ne suis point à la Cour, je ne suis pas à la ville, je suis en province » (Journal en forme de lettres, lettre 1, 1757); « depuis mon séjour à Paris, […] il n'y a qu'une année » (« Examen de moi-même », Journal des dames, avril 1759, p.40)..

En , elle porta les quatre volumes de son roman épistolaire, Élisabeth, chez Nicolas-Claude Thieriot pour qu'il les fasse suivre à Voltaire :

Si l'on en croit Mme Roland, Françoise-Albine Benoist n'avait pas la vertu par trop regardante, au contraire des héroïnes de ses romans :

Françoise-Albine Benoist servit peut-être de modèle à l'héroïne des Lettres à Emilie de DemoustierOn cite également Marie-Guillemine Benoist, élève de Vigée Le Brun..

Ouvrages Journal en forme de lettres, mêlé de critiques et d'anecdotes, par Madame B**, 1757. Journal des dames, , p. 80-86. « Examen de moi-même », Journal des dames, , p. 37-46. Mes principes, ou la Vertu raisonnée, par Madame B***, Amsterdam et Paris, Cuissart, 1759. « Lettre d'une femme sincère », Journal des dames, , p. 53-66 . « Seconde lettre d'une femme sincère », Journal des dames, , p. 212-224 . Élisabeth, roman par Madame ***, Amsterdam, Arkstée et Merkus, 1766 (réédité deux fois par le même éditeur en 1766). Célianne, ou les Amans séduits par leurs vertus, par l'auteur d'« Elisabeth », Amsterdam et Paris, Lacombe, 1766 (réédité à Amsterdam en 1767, à Paris, aux dépens de la Compagnie en 1768; traduit en italien sous le titre Celianna, ovvero, Gli amanti sedotti dalle loro virtù à Venise en 1785 ; une édition moderne est donnée par Olga B. Cragg à Saint-Etienne en 2002 ). La Vertu persécutée, ou, Lettres du colonel Talbert, par Madame ***, auteur d'Elisabeth, Dresde, Walther, 1767 (réédité deux fois à Amsterdam et Paris en 1767 ) Paméla françoise ou la Vertu en célibat et en mariage, dépeinte dans les lettres de Messieurs de Talbert & Mozinge, rédigées dans le goût des lettres de Clarisse & Grandisson par madame Riccoboni… Nouvelle édition, Amsterdam et La Haye, 1768. La Supercherie réciproque, comédie en un acte et en prose, Amsterdam et Paris, Durand, 1768 ; édition moderne d'Aurore Evain, in Aurore Evain, Perry Gethner et Henriette Goldwyn (dir.), Théâtre de femmes de l'Ancien Régime, Paris, Classiques Garnier, rééd. "Classiques Jaunes", 2025, t. 4. Le Triomphe de la probité, comédie en deux actes et en prose ; imitée de l'Avocat, comédie de Goldoni, Paris, Le Jay, 1768 (et réédité dans une collection de pièces). Agathe et Isidore, Amsterdam et Paris, Durand, 1768 (réédité sous le titre Les Avantures du beau cordonnier ; ou Les amours d'Isidore, né marquis d***, et de la vertueuse Agathe veuve du marquis d'Olfonte. Tableau intéressant de la sympathie des cœurs nobles, La Haye et Francfort, Van Duren, 1769). Sophronie, ou Leçon prétendue d'une mère à sa fille, Londres et Francfort, Eslinger, 1769 ; Londres et Paris, Veuve Duchesne, 1769. L'Erreur des désirs, Paris, Veuve Regnard et Demonville, Lyon, Cellier, Rouen, Abraham Lucas, 1770. Folie de la prudence humaine, Amsterdam et Paris, Veuve Regnard et Demonville, 1771. Les Erreurs d'une jolie femme ou l'Aspasie françoise, Bruxelles et Paris, Veuve Duchesne, 1781 (traduit en allemand sous le titre Die Irrtümer eines artigen Frauenzimmers oder die franzosische Apasia, Breslau, Meyer, 1782 ; traduit en anglais sous le titre Aspasia; or, the dangers of vanity. A French story, taken from real life, London, Bew, 1791). Les Aveux d'une jolie femme, Bruxelles et Paris, Veuve Duchesne, 1782. Lettres sur le désir de plaire, s.l., 1786.

Bibliographie M. M. Krings, Madame Benoît, eine « romancière oubliée » des 18. Jahrhunderts, Aix-la-Chapelle, 1982. Célianne ou les amants séduits par leurs vertus, présentation et notes d'Olga B. Cragg, Collection : Lire le dix-huitième siècle, Saint-Etienne, 2002

Notes et références

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