Dominique Payen de La Garanderie, née Dominique Tisseyre le , est une avocate française, première femme à avoir été élue bâtonnière de l'Ordre des avocats du barreau de Paris (1998-1999).
Biographie Elle est née en 1943 à Paris, d'un père journaliste, François Tisseyre, résistant mort en déportation, et d'une mère antiquaire.
Diplômée d'un DESS de droit privé obtenu à la faculté de Paris II Assas, Dominique de La Garanderie est avocate au barreau de Paris depuis 1968. Spécialisée en droit social et droit du travail, elle a aussi enseigné à l'université de Paris II Assas et à l’École supérieure de commerce de Paris.
Elle est avocate au sein du cabinet Rambaud-Lafarge-Flécheux pendant dix ans, avant de créer, avec Jean Veil notamment., le cabinet Veil-Armfelt-Jourde-La Garanderie, où elle est responsable du pôle droit social.
En 2006, elle participe à la fondation du cabinet La Garanderie Avocats, cabinet consacré exclusivement aux domaines du droit social..
Elle est élue bâtonnière de l'Ordre des avocats en 1997 (prise de fonction en 1998), devenant première femme à occuper cette charge. Cette élection est le fruit d'une longue carrière dans les instances syndicales et ordinales., qui s'est poursuivie ensuite : Conseil de l'Ordre, présidence de la section internationale du Conseil national des barreaux, présidence de la délégation française des Barreaux européens (jusqu'en 2006), présidence de la Commission internationale du Conseil national des barreaux de 2003 à 2005.
À l'issue de son bâtonnat, Dominique de La Garanderie poursuit son action en entrant au Comité consultatif national des droits de l'homme (1999-2005), où elle prend la vice-présidence du Comité sur les droits de l'enfant. Elle est aussi membre la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH) et d'Avocats sans frontières et ancienne administratrice (2014-2019) de la fondation Notre-Dame.
De longue date engagée dans la promotion de l'éthique des affaires, la gouvernance d'entreprise, et l'égalité professionnelle, elle occupe et a occupé de nombreuses fonctions dans des organismes internationaux, et y défend sa vision d'un droit instrument de progrès social, auquel la RSE (responsabilité sociétale de l'entreprise) ouvre un champ d'action.
Son essai La Longue marche (2010) décrit cette diffusion progressive de normes sociales et environnementales dans les multinationales et chez leurs sous-traitants, sous la pression conjointe des ONG, des institutions internationales et des médias.
Pour honorer sa longue carrière, la promotion 2012-2013 de l'École de formation professionnelle des barreaux de la cour d'appel de Paris (EFB) porte son nom.
Fonctions Membre du Comité d'éthique entrepreneuriale du MEDEF (2000-2014, 2018-2019) Présidente de l'Association des femmes juristes (fondatrice) Présidente de l'Institut français d'experts juridiques internationaux Vice-présidente de la Commission sur le gouvernement d'entreprise dans le secteur privé de l'OCDE (2005-2007) Ancienne membre du conseil d'administration de Renault (2003-2017). Membre du Haut Comité du Gouvernement d'entreprise AFEP-MEDEF (2014-2018). Présidente du comité d'éthique du groupe Le Monde (depuis 2017). Membre du collège « Déontologie de la sécurité » du Défenseur des droits (depuis 2020).
Décorations
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Publication La Longue marche. Entreprises, droits de l'Homme, mondialisation, Éditions François-Xavier de Guibert, Paris, 2008.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
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Émission de radio
Articles connexes Lucile Tinayre
Liens externes
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