Juan León Mera Martínez (Ambato, – Ambato, ) est un essayiste, romancier, politique et peintre équatorien. L’hymne national de l’Équateur, Salve, Oh Patria, et le roman Cumandá o Un drama entre salvajes (1879) figurent parmi ses œuvres les plus célèbres. Sur le plan politique, il fut partisan du président Gabriel García Moreno El poder de la palabra, « Juan León Mera »..

Biographie

Juan León Mera Martínez naît à Ambato le et y décède le . Son père, Antonio Mera Gómez, est commerçant, et sa mère, Josefa Martínez Vásconez, élève seule son fils après avoir été abandonnée par son époux pendant la grossesse Pérez, Rodolfo. Diccionario biográfico Ecuador, « JUAN LEON MERA MARTINEZ ».. Juan León connaît une enfance modeste et réside les premières années sur la propriété Los Molinos, située à Ambato près du quartier d’Atocha. Pour pouvoir subvenir aux besoins de la famille, sa grand-mère maternelle loue la propriété à son frère Pablo Vásconez, activiste qui s’opposait aux politiques de Juan José Flores. C’est à la maison que Juan León reçoit son éducation, dont se chargent en grande partie son grand-oncle et son oncle, Nicolás Martínez, docteur en jurisprudence Avilés Pino, Efrén. Enciclopedia del Ecuador, MARTINEZ VASCONEZ, Nicolás.. À 20 ans, il se rend à Quito pour suivre des cours auprès du célèbre peintre Antonio Salas, qui lui enseigne la peinture à l’huile et l’aquarelle. À 33 ans, il crée l’hymne national de la République de l’Équateur avec le compositeur Antonio Neumane.

Incursion en littérature

En 1854, il publie ses premiers vers dans le périodique La Democracia avec l’aide de l’écrivain . Il fonde l’Académie équatorienne (Academia Ecuatoriana de la Lengua) en 1874 et il fut membre de l’Académie royale espagnole.

Il passe pour être l’un des précurseurs du roman équatorien grâce à son célèbre roman , publié à Quito en 1879, puis à Madrid en 1891. Luis H. Salgado (1903-1977), Pedro Pablo Traversari Salazar (1874-1956) et Sixto María Durán Cárdenas (1875-1947), compositeurs équatoriens du , s’en sont servis pour écrire chacun un opéra.

Carrière politique

Juan León fut non seulement écrivain et peintre, mais aussi un politique conservateur et un fidèle de Gabriel García Moreno. Il occupa les charges de gouverneur de la province de Cotopaxi, de secrétaire du Conseil d’État, de sénateur et de président du Sénat et du Congrès national.

De nos jours, on peut visiter à Ambato une maison-musée, la Quinta de Juan León Mera, ancienne résidence de l’écrivain où ses biens sont exposés.

Œuvre littéraire Année de publication Œuvre littéraire1857Fantasías1857Afectos íntimos1858Melodías indígenas1858Poesías1861La virgen del sol1865Salve, Oh Patria, hymne national de l’Équateur1868Ojeada histórico-crítica sobre la poesía ecuatoriana1872Los novios de una aldea ecuatoriana1875Mazorra1879Cumandá o Un drama entre salvajesTraduit en anglais par Noé O. Vaca sous le titre Cumandá:The Novel of the Ecuadorian Jungle. 1883Los últimos momentos de Bolívar1884La dictadura y la restauración de la República del Ecuador1887Lira ecuatoriana1889Entre dos tíos y una tía1890Porqué soy cristiano1892Antología ecuatoriana: cantares del pueblo1903Tijeretazos y plumadas1904García Moreno1909Novelitas ecuatorianas

Œuvres fondées sur ses romans Trois opéras s’inspirent du roman Cumandá o Un drama entre salvajes :

* Cumandá, de Sixto María Durán Cárdenas ; * , de Luis H. Salgado ; * Cumandá o la virgen de las selvas, de Pedro Pablo Traversari Salazar.

Références

Liens externes

Diverses œuvres de Juan León Mera. Généalogie de Juan León Mera Martínez, base de données de Mauricio Alvarado-Dávila sur la généalogie des Équatoriens.

Catégorie:Naissance en juin 1832 Catégorie:Décès en décembre 1894 Catégorie:Écrivain équatorien du XIXe siècle Catégorie:Auteur d'hymne national Catégorie:Personnalité politique équatorienne Catégorie:Écrivain de langue espagnole Catégorie:Décès à 62 ans