Georges-Antoine-Marie Tabouis est un général de division français, né le à Paris et mort le à Bayeux.
Famille Né au 4 rue Drouot à Paris (9e arrondissement), fils de Charles-Louis (1816-1902) et Marie Herminie Maugean. Marié le avec Anne-Marie de Brunville (1874-1929)Décédée le à Cornillé, il est le père de Jacques (1895-1964)Jacques Tabouis, né le à Chartres, capitaine, puis colonel de cavalerie de hussards, décédé le 11 juin 1964 à Paris, inhumé à Cornillé (Ille-et-Vilaine), Maurice (1900-1975) et André Tabouis (1906-1974), ces deux derniers furent eux aussi généraux, le premier étant colonel de hussards pendant la Première Guerre mondiale.
Carrière
Jeunesse et études Il fait ses études au collège Stanislas de Paris puis intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr entre 1888 et 1890 au sein de la dite « du Grand Triomphe ».
Première Guerre mondiale Lorsque le mondial éclate il est chef de bataillon commandant le de chasseurs à pied, c'est sous son commandement que sera capturé, , le premier drapeau pris à l'ennemi lors de la Première Guerre Mondialevoir ci-dessous : Récit d'un fait d'armes du de chasseurs à pied (voir le paragraphe fait d'armes). Il est promu lieutenant-colonel à la suite de cet événement. Il est ensuite blessé lors d'un bombardement le à Ablain-Saint-Nazaire.
Il est ensuite envoyé en Ukraine le , où Clemenceau lui confie le rôle de commissaire de la République française le avec pour mission de prendre contact avec le jeune régime séparatiste et de lui assurer le soutien des puissances occidentales (aide en matériel et en conseillers militaires) dans la lutte contre la Russie soviétique. Il se montre peu efficace à ce poste et ne peut empêcher une paix séparée entre l'Ukraine et les Empires centraux et la chute du régime qui est remplacé par un gouvernement communiste. Il entre aussi en conflit avec le représentant du ministère des Affaires étrangères, Jean Pélissier, cette mésentente rend encore moins efficace les négociations entre la France et l'Ukraine. Il demande à rentrer en France avec l'ensemble de sa mission, le gouvernement ukrainien étant devenu soviétique.
Il est ensuite affecté comme général commandant la d'infanterie le . Il occupe ce poste jusqu'au .
Entre-deux-guerres
Pendant la décennie 1930, il est maire de Cornillé (Ille-et-Vilaine)Claudia Sachet, Le général Georges Tabouis, de l'Hartmannswillerkopf à Cornillé en passant par la Russie, "Hommes et femmes d'Ille-et-Vilaine dans la Grande Guerre", Archives départementales d'Ille-et-Vilaine et Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, 2014, page 48, voir http://histoirealasource.ille-et-vilaine.fr/14-18/items/show/6192.
En 1935, il est promu grand officier de la Légion d'honneurJournal Ouest-Éclair du 13 juillet 1935, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k660221b/f7.image.r=Cornill%C3%A9?rk=9077298;0.
Seconde Guerre mondiale Placé en 1939 dans la section, il ne reprend pas d'activité militaire pendant la Seconde Guerre mondiale.
Retraite A partir de 1930, il se consacre aux Scouts de France, dont il dirigea la province de Bretagne.
Faits d'armes Le lors de la bataille de Saint-Blaise-la-Roche, à la suite de violents combats, son bataillon s'empare du drapeau du poméranien allemand et capture à l'ennemi 8 canons, 400 prisonniers et une importante quantité de matériel, libérant ainsi la vallée de la Bruche.
Ce fait d'armes vaudra au drapeau des chasseurs la médaille militaire et au bataillon une citation à l'ordre de l'Armée formulée ainsi :
« Sous le commandement du commandant Tabouis a brillamment contribué, le au succès du combat de Plaine Saint-Blaise, au cours duquel il a enlevé à l'ennemi le premier drapeau, ce qui a valu au drapeau des chasseurs l'attribution de la médaille militaire. ».
À la suite de cet événement, le commandant Tabouis sera promu lieutenant-colonel.
États de service Élève-officier à Saint-Cyr . Elève de 1ère classe le . Caporal le Sergent le . Sous-lieutenant le . Lieutenant le . Capitaine le . Chef de bataillon le . Commandant en août 1914. Lieutenant-colonel le (le il est blessé lors d'un bombardement). Colonel le . Général de brigade le . Général de division le .
Affectations École spéciale militaire de Saint-Cyr entre 1888 et 1890 ( dite « du Grand Triomphe »). Au de chasseurs à pied en août 1914. Blessé lors d'un bombardement le à Ablain-Saint-Nazaire. Commissaire de la République française en Ukraine au . À la d'infanterie du jusqu’au .
Décorations Chevalier de la Légion d'honneur par décret du Officier de la Légion d'honneur par arrêté ministériel du Commandeur de la Légion d'honneur par décret du 55px Grand officier de la Légion d'honneur par décret du . Croix de Guerre1914-1918, Officier d’Académie, Officier de l’Ordre du Buste du Libérateur du Vénézuela, Officier de Saint Alexandre de Bulgarie, Croix de Guerre Tchécoslovaque, Grand Croix de Saint Stanislas de Russie avec glaives, Grand Officier du Nicham Iftikar de Tunisie, Commandeur du Mérite Militaire de Bulgarie, Commandeur de l’Aigle Blanc de Serbie avec glaives, Commandeur de Saint Wladimir de Russie avec glaives, Compagnon de l’Ordre du Bain de Grande-Bretagne.
Hommages Une rue de la commune de Cornillé, où il est enterré, porte son nom.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes de chasseurs à pied d'infanterie
Liens externes Généalogie du général Tabouis sur geneanet.org des élèves des promotions de St Cyr sur geneanet.org Récit d'un fait d'armes du de chasseurs à pied
Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Élève du collège Stanislas de Paris Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Naissance en janvier 1867 Catégorie:Décès en novembre 1958 Catégorie:Décès à Bayeux Catégorie:Décès à 91 ans