L'abbaye de Saint-Savin fut un des plus grands centres religieux du pays de Bigorre. Le monastère date au moins du et a été construit en lieu et place d'un fort gallo-romain dénommé anciennement Palatium Æmilianum (« Palais Émilien ») par CharlemagneBulletin monumental, ou Recueil de documents et de mémoires relatifs aux différentes branches de l'archéologie, Volume 18, Société française d'archéologie, Musée des monuments français, 1852, books.google.fr.
Au moins à l'époque des mauristes, elle possède des armoiries qui peuvent se blasonner ainsi : « D'azur à la palme d'or en barre, sur laquelle broche un coutelas d'argent, un E d'or en chef accosté de deux fleur de lys des mêmes, une autre en pointeGustave Bascle de Lagrèze, Monographie de Saint-Savin de Lavedan, p.94. ».
Saint Savin fut ermite au pays de Bigorre au .
Dérivés du nom L'abbaye de Saint-Savin-en-Lavedan ou Santi Savini di Bigorra ou Santi Savini Levitanensis Benjamin Guérard, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille, Volume 2, Lahure, 1857, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille - Benjamin Guérard, M. GUERARD - Google Livres.
Histoire Selon Pulci dans son poème Il Morgante maggiore Roland, personnage central de la Chanson de Roland serait passé en l'abbaye Pierre Laboulinière, Itinéraire descriptif et pittoresque des Hautes-Pyrénées franç, Volume 2,, Itinéraire descriptif et pittor. des Hautes-Pyrénées franç - Pierre Laboulinière - Google Livres.
En 841, le monastère est pillé et brûlé par les Normands ; il l'aurait été antérieurement par les SarrazinsJ.M. Besse, « Archives de la France monastique », tome III, 1910, consultable https://archive.org/stream/archivesdelafran10abbauoft#page/80/mode/2up/search/Savin.
En 945, le comte Raymond de Bigorre la dote richement, lui attribuant un territoire dénommé le Pascal de Saint-Savin comprenant les huit villages de Saint-Savin (Sen Sabi), Castet, Lau (Laou), Balagnas, Adast (Adas), Nestalas, Soulom et Us ; l'église Saint-Jean-de-Saint-Savin était leur église paroissiale communehttp://membres.multimania.fr/scalp7/scalp_ribiera_de_Saint-Savin.htm.
En 1080 elle s'unifie à l'abbaye Saint-Victor de Marseille.
En 1130 un duel ordonné par Bernard d'Arzicac et Centulle II de Bigorre, comte de Bigorre opposera l'abbé de l'abbaye aux habitants du val d'Azun au sujet d'une sépultureFrançois-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire…, Volume 1 Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la ... - François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Badier - Google Livres.
La reine Marguerite et sa cour s'y réfugia lors des inondations de Cauterets.
Au , l'abbaye contrôle encore le territoire des sept villages précités.
Le à 4 h 15 du matin, le monastère subit un immense séisme, dit séisme de 1660 en Bigorre. Beaucoup de bâtiments de cette vaste abbaye furent fendus et dévastés. Comme il s'agissait du dégât le plus important de Saint-Savan, le monastère dut devenir dorénavant très modesteCharles Caron Belato, Les lunaisons, p. 35, 2009 .
De surcroît, à partir du , l'abbaye périclite (destructions liées aux guerres de Religion, relâchements de discipline, abbaye placée en commende) et les bâtiments se dégradent malgré une tentative de restauration au par des moines de la Congrégation de Saint-Maur. Trois moines seulement y résident en 1790. L'année suivante l'église devient paroissiale et les bâtiments monastiques, devenus biens nationaux sont vendus. L'abbaye sert de carrière de pierre et la salle capitulaire devient une écurie. En 1854, un autre grave tremblement de terre provoque des destructions supplémentaires..
Pourtant, Prosper Mérimée ordonne la restauration de l'église abbatiale en 1855, sauvant le bâtiment de la ruine.
Archéologie
Au , Gustave Bascle de Lagréze, procureur de la république, historien et archéologue, constate la présence de débris antiques, témoignages de la présence de Celtibères ainsi que des médailles et armes romainesL'art en province : histoire, littérature, voyages, Desrosiers, 1836, L'art en province: histoire, littérature, voyages - Google Livres.
thumb|300px|Liste AbbésRevue d'Aquitaine et du Languedoc, Volume 11. 1867. The University of Michigan
Abbés Vers 945 Eneco d'Ygnigue, 947 à 957 Bernard I d'Escors ; vers 980 Garcias…liste sur GallicaRevue d'Aquitaine: journal historique de Guienne, Gascogne, Béarn, Navarre, etc, Volume 11. Published by Revue d'Aquitaine, 1867. Harvard University Liste plus complète (jusqu'au début du ) tout le ch. 4 de Gustave Bascle de Lagrèze, Monographie de Saint-Savin de Lavedan p.65ss.
Biens et dîmes Raymond-Arnaud d'Arcizas avec Raymond de Vieusac furent présents au don de la moitié de la dîme d'Azos par Arnaud de Tors en l'an 1083.
Pierre de Silhen et son fils font donation en 1130 de la dime de l'église de Silhen à l'abbaye de Saint-Savin-en-Lavedan.
En 1157 Arnaud d'Arcizas signa la donation faite au monastère de Saint-Savinde de la terre d'Uz par Gailliarde d'Orout.
La maison d'Arcizac ou d'Arcizas originaire de Arcizans-Dessus ou Arcizans-Avant a notoirement participé aux richesses de l'abbaye.
Voir aussi
Bibliographie Dom Michel Germain, Matériaux du Monasticon Gallicanum, « Prospectus monasterii S. Savini Tarbiensis anno 1678 delineatus » Base Europeana, Charles Durier (1854-1887), Cartulaire de l'abbaye des bénédictins de Saint-Savin en LavedanCartulaire de l'abbaye des bénédictins de Saint-Savin en Lavedan. Sur Gallica en licence domaine Public.. Gustave Bascle de Lagrèze, Monographie de Saint-Savin de Lavedan, Paris 1850. Alphonse Meillon, L'abbaye de Saint-Savin de Lavedan et ses possessions à Saragosse et à Cortada au , , Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées, année 1925 (lire en ligne)
Articles connexes Liste des abbayes et monastères pyrénéens Chapelle Notre-Dame de Piétat
Liens externes
Notes
Catégorie:Abbaye dans les Hautes-Pyrénées Catégorie:Abbaye bénédictine de la congrégation de Saint-Maur Catégorie:Abbaye romane en région Occitanie Catégorie:Architecture romane en région Occitanie Catégorie:Abbaye fondée au Xe siècle