Schwingt freudig euch empor (Élevez-vous avec allégresse), (BWV 36c), est une cantate profane de Johann Sebastian Bach composée à Leipzig vraisemblablement en 1725. La cantate aurait été jouée le .

Histoire et livret La cantate est probablement un hommage à l'un des collègues universitaires de Bach, le professeur de droit Johann Burckhard Mencke à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Le nom du recteur Johann Matthias Gesner a été évoqué mais cette hypothèse est aujourd'hui abandonnée. Bach a retravaillé cette cantate en deux versions profanes et sacrées : Steigt freudig in die Luft, BWV 36a, profane Schwingt freudig euch empor, BWV 36, sacrée Die Freude reget sich, BWV 36b, profane

Le texte est sans doute de Christian Friedrich Henrici (Picander)Finlay, I. (1950). Bach's Secular Cantata Texts. Music and Letters, 189-195.Christoph Wolff (éd.) : Die Welt der Bach-Kantaten, Metzler/Bärenreiter, Stuttgart et Cassel, 3 Bände Sonderausgabe 2006 C. S. Terry and D. Litti, Bach's Cantata Libretti, Journal of the Royal Musical Association 1917 44(1):71-125; doi:10.1093/jrma/44.1.71 qui a publié en 1727 une autre version (Steigt freudig in die Luft), cantate d'anniversaire pour la duchesse d'Anhalt-Köthen. Une cantate anniversaire pour la duchesse a aussi été écrite par (probablement en 1726), mais la musique en est perdue.

Structure et instrumentation La cantate est écrite pour hautbois d'amour, viole d'amour, deux violons, alto et basse continue, avec trois solistes vocaux (soprano, ténor, basse) et chœur à quatre voix.

Il y a neuf mouvements :

chœur : Schwingt freudig euch empor récitatif (ténor) : Ein Herz, in zärtlichem Empfinden aria (ténor) : Die Liebe führt mit sanften Schritten récitatif (basse) : Du bist es ja aria (basse) : Der Tag, der dich vordem gebar récitatif (soprano) : Nur dieses Einz'ge sorgen wir aria (soprano) : Auch mit gedämpften, schwachen Stimmen récitatif (ténor) : Bei solchen freudenvollen Stunden chœur et récitatif (ténor, basse, soprano) : Wie die Jahre sich verneuen

Musique Le chœur d'ouverture est une forme de « joyeuse » gavotte, soulignant le hautbois d'amour (qui joue aussi un rôle important dans l'introduction du troisième mouvement). Les récitatifs sont tous secco et assez courts, le récitatif de ténor ne comptant que six mesures.

Notes et références

Gilles Cantagrel, Les Cantates de J.-S. Bach, Paris, Fayard, , 1665 p. 

Voir aussi Liste des cantates de Jean-Sébastien Bach

Liens externes

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