Lobe den Herrn, meine Seele (Loue le Seigneur, ô mon âme) (BWV 143), est une cantate religieuse de Jean-Sébastien Bach.

Histoire et livret vignette|Gravure de Jakob Ebert (1549–1614), théologien allemand. Bach compose cette cantate probablement à Mühlhausen ou Weimar dans la période 1708–1714 pour le Jour de l'an(circoncision du Christ) mais Alberto Basso soutient qu'elle date de 1734-1735, tout comme Philipp Sitta. Elle porte le même titre que la cantate BWV 69a, pour le douzième dimanche après la Trinité, composée en 1723 et la cantate BWV 69, une de ses ultimes compositions, datant de 1748 et destinée à célébrer l'élection d'un conseil municipal.

Pour cette destination liturgique, cinq autres cantates ont franchi le seuil de la postérité : les BWV 16, 41, 171, 190 et 248/4 (quatrième cantate de l'Oratorio de Noël). 

Le texte provient du psaume 146: 1 pour le premier mouvement, psaume 146: 5 pour le troisième mouvement, psaume 146: 10 pour le cinquième mouvement, de Jakob Ebert pour les et et d'auteurs inconnus pour les trois autres mouvements.

Le thème du choral est basé sur le psaume « Du Friedefürst, Herr Jesu Christ » d'un compositeur inconnu. On a longtemps cru que Ludwig Helmbold avait composé la mélodie qui se trouve dans une collection de Bartholomäus Gesius (Gese) (1601) et vaguement basée sur « Innsbruck, ich muß dich lassen » des Geistliche deutsche Lieder à Francfort-sur-l'Oder en 1601. Cette dernière mélodie a été composée par Heinrich Isaac.

La provenance de cette cantate est contestée : certains suggèrent qu'elle peut ne pas être une œuvre de Bach en raison de sa nature « sans prétention » et l'absence de musique originale qui fasse autorité, ou qu'il s'agit peut-être d'une transposition d'une œuvre antérieurePommer, Max. Liner notes sur Kantaten Mit Corno da caccia, Thomanerchor Leipzig / Neues Bachisches Collegium Musicum, Eterna, 1984. Alternativement, une partie de la cantate peut avoir été écrite par Bach, tandis que d'autres (probablement les chœurs et l'aria de basse) ont été ajoutées ou modifiées par d'autres compositeurs.

Structure et instrumentation La cantate est écrite pour trois cors de chasse, timbales, basson, deux violons, alto et basse continue avec trois solistes (soprano, ténor, basse) et chœur à quatre voix. C'est la seule cantate de Bach à combiner trois cors de chasse avec timbales.

Il y a sept mouvements :

N Mouvement Texte Voix Instruments 1 Choeur SATB 3 Cdc, Ti, Fg, 2 Vn, Va, Bc 2 Choral S Vn, Bc 3 Récitatif T Bc 4 Aria T Fg, 2 Vn, Va, Bc 5 Aria B 3 Cdc, Ti, Fg, Bc 6 Ariala mélodie du choral est jouée par les instruments T Fg, 2 Vn, Va, Bc 7 Choral Halleluja SATB 3 Cdc, Ti, Fg, 2 Vn, Va, Bc

Musique Le chœur d'ouverture est assez court et emploie des figures d'imitation de fanfare sans beaucoup de développement harmonique. Il utilise un thème en ritournelle sur les accords de tonique et de dominante, comprenant une séquence de tierce descendante. Son texte reprend le psaume 146.

Le choral de soprano est accompagné par un violon obbligato. Bien que la ligne vocale est principalement non décorée, elle est accompagnée par un contrepoint rythmique de violon actif selon le cycle des quintes. La ligne obbligato atteint une double cadence avant l'entrée de la voix.

Le récitatif du ténor est assez court et considéré comme banal.

Le quatrième mouvement est une aria de ténor en vers libre. La ligne vocale est « alambiquée et angulaire », reflétant les thèmes du malheur, de la peur et de la mort. Le musicologue Julian Mincham suggère que ces thèmes suggèrent que Salomon Franck en est peut-être le poète, car que ceux-ci sont des images récurrentes dans ses textes, mais note aussi un manque d'intégration atypique de l'œuvre de Franck.

L'aria de basse utilise un motif triadique similaire à celui de Gott ist mein König, BWV 71. Il est court et dispose d'une gamme limitée de développement tonal ou de variation chromatique.

Le sixième mouvement est une autre aria de ténor caractérisées par la figuration d'échelle en strates dans l'accompagnement instrumental. Le basson et continuo jouent comme un duo contre la mélodie du choral dans les cordes.

Le chœur de clôture emploie la troisième strophe du choral comme cantus firmus dans la partie soprano. Les voix graves chantent alléluia et sont plus variées dans leur écriture.

Enregistrements Frankfurter Kantorei / Bach-Collegium Stuttgart, dir. Helmuth Rilling. Die Bach Kantate vol. 19 (1975, Hänssler classic) Thomanerchor / Neues Bachisches Collegium Musicum, dir. Max Pommer. Kantaten Mit Corno da Caccia (1984, Capriccio) Bach Collegium Japan, dir. Masaaki Suzuki vol. 5 (, BIS CD-841) Monteverdi Choir / The English Baroque Soloists, dir. John Eliot Gardiner. Bach Cantatas vol. 17 (1-, Soli deo Gloria SDG 150) Amsterdam Baroque Orchestra, dir. Ton Koopman. L'intégrale des cantates (2000, 3CD Antoine Marchand/Challenge Classics CC72221)

Notes et références

Bibliographie . Don L Smithers, Trumpets, horns, and Bach Abschriften at the time of Christian Friedrich Penzel : probing the pedigree of BWV 143, Peter Lang Edition 2015

Voir aussi Articles connexes Liste des cantates de Jean-Sébastien Bach

Liens externes

Lobe den Herrn, meine Seele, histoire, partition, sur bach.de BWV 143 Lobe den Herrn, meine Seele, traduction en anglais, Université du Vermont

Lobe den Herrn, meine Seele, BWV 143 Catégorie:Œuvre musicale composée en 1714