Nathan Alterman (en Natan Alterman) est un homme de lettres israélien du (Varsovie, – Tel Aviv, ). Poète, journaliste, écrivain, traducteur et dramaturge, il exerce une influence prépondérante sur le sionisme socialiste, tant avant qu'après l'établissement de l'État d'Israël.

Biographie

Nathan Alterman naît à Varsovie, alors située dans la partie occidentale de la Zone de Résidence imposée aux Juifs par les autorités russes. Sa mère, (Belah Leibovitch, sœur du poète Shlomo Zalman Ariel) est dentiste, et son père, l’instituteur et poète Itzhak Alterman, sont activement impliqués dans le projet d’émancipation nationale du peuple juif par le biais de l’éducation. La famille s’établit successivement à Moscou, Kiev et Kichinev où le jeune Nathan, étudiant au gymnasium hébraïque Maguen-David, publie ses premiers poèmes dans les fascicules de son établissement. En 1925, les Alterman émigrent en Palestine mandataire.

Parti étudier à la Sorbonne à l’âge de 19 ans, il décide après un an d’étudier l’agriculture à Nancy et obtient un diplôme d’agronomie. Au cours de ses études à Nancy, il se rapproche des milieux de Bohème, et publie, avec leur influence et l'aide de son père, son premier poème en . La ville inondée est publié dans la revue "Ketouvim" éditée par Avraham Shlonsky.

Il publie ensuite plusieurs poèmes dans les revues "Ketouvim" et "Gazit"

A son retour en Israël en 1932, il travaille à Mikve Israël, mais abandonne assez vite pour se consacrer à la rédaction d'articles pour les journaux "Doar Hayom", "Bamahana", "Bashar" et Haaretz.

Il publie sous le pseudonyme de N. Azaty.

En 1945 un de ses poèmes témoigne de l’état d’esprit des futurs Israéliens face au conflit qui s’annonce avec les Arabes de Palestine :

Selon Ilan Pappé, il s’agit d’un signe que les Juifs de Palestine craignaient une nouvelle Shoah, assimilant les Arabes aux nazis ; cette ambiance a facilité le nettoyage ethnique de la Palestine qui eut lieu en 1947-1948Illan Pappé, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, Paris : Fayard, 2008. . Version électronique, 104..

En 1955, il réagit au premier procès de Rudolf Kastner en publiant une série de poèmes polémiques relevant les erreurs flagrantes dans le verdict prononcé par le juge Benjamin HalevyLeora Bilsky, « Judging Evil in the Trial of Kastner », Law and History Review, printemps 2001, Vol. 19, 1, 158..

Œuvres

1938 : Stars Outside (poésie) 1941 : Joy of the Poor (poésie) 1944 : Plague Poems 1948 et 1954 : The Seventh Column (deux volumes) 1957 : City of the Dove

Distinctions 1946 : prix Tchernichovsky pour sa traduction de la pièce Phèdre de Jean Racine et de Les Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare. 1947 : prix Ruppin pour son livre : Joy of the Poor (La Joie du pauvre). 1957 : prix Bialik de littératureListe des lauréats du prix Bialik 1967 : prix Tchernichovsky pour ses traductions des pièces de Molière. 1968 : prix Israël de littératureListe des lauréats du prix Israël. 2011 : son image est sélectionnée pour être utilisée sur des billets de banque israéliens.

Notes et références

Liens externes

Article d'Israel Harel consacré au centenaire de la naissance de Nathan Alterman, Where is the silver platter?, Haaretz, Notice sur Nathan Alterman écrite à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance sur le site du musée Eretz Israël.

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