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Le baron Jean de Witte (Jean Joseph Antoine Marie), né le à Anvers (Belgique) et mort le à Paris, est un savant, archéologue, un épigraphiste et un numismate belge. Il est un des descendants d'Adriaan de Witte, membre de la famille de Witte (Anvers).
Biographie Jean de Witte arrive à Paris à l'âge de 13 ans. Il fait ses études chez les Jésuites et devient ensuite archéologue. Durant un voyage à Rome, il rencontre Louise de Crespin de Billy et en tombe amoureux. Ils se marient le à Paris. De cette union, naissent six enfants. Invité par son ami Charles Lenormant à faire partie le du conseil généralVoir le 1er fascicule de l’Œuvre des Écoles d’Orient publié à Paris, le mentionnant la composition de son 1er Conseil Général de L'Œuvre des Écoles d'Orienthttps://www.oeuvre-orient.fr/wp-content/uploads/LE-CINQUANTENAIRE-DE-LŒUVRE-DES-ECOLES-DORIENT.04.07.2017.pdf, plus connue actuellement sous le nom de L’Œuvre d’Orient., dont il restera membre jusqu'à son décès. Le il meurt à Paris en son hôtel 5, rue Fortin (aujourd'hui rue Paul Baudry).
Carrière Le jeune archéologue Jean de Witte est vite remarqué par les érudits de son époque. Il voyage avec eux de 1830 à 1840 en Allemagne, en Italie, en Angleterre. Jean de Witte intègre les sociétés savantes.
En 1835, il fonde la revue Annales de l'Institut archéologique avec Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy, le duc de Luynes, Félix Lajard, Charles Lenormant et Raoul Rochette.
En avec Charles Lenormant et Jean-Jacques Ampère, il visite la Toscane et la Lombardie.
Jean de Witte fonde en 1876 avec la collaboration de François Lenormant (fils de Charles Lenormant) la Gazette archéologique : recueil de Monuments pour servir à la connaissance et à l'histoire de l'art antique.
Il fonde également avec Adrien Prévost de Longpérier le Bulletin archéologique de l’Athenaeum français.
En 1844, Jean de Witte a été élu associé étranger et membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de l'Institut de France.
En 1855, Jean de Witte reprend la direction de la Revue numismatique fondée en 1835 par Louis de la Saussaye et par Étienne Cartier. Il gardera la direction de la revue jusqu'en 1877 pour la léguer ensuite à un Comité de direction composée d'Anatole de Barthélémy, G. Schlumberger et Ernest Babelon. Il restera, jusqu'à sa mort, membre des Comités de publications de la revue numismatique..
Jean de Witte s'était également lié d'amitié avec Otto Jahn, lequel lui a fait présenter, Theodor Panofka et August Böckh. Ceux-ci ont intégré en 1845 Jean de Witte à l'Académie Royale des Sciences de Prusse en tant que membre correspondant pour la France et la Belgique. Il devient ensuite membre étranger de l'Académie bavaroise des Sciences.
Il publia de nombreux travaux archéologiques et fit don au Musée du Louvre d'une collection de monnaies et médailles anciennes d'or et d'argent et de poteries étrusques.
Sa Correspondance archéologique est conservée à la bibliothèque de l'Institut de France et compte environ 1260 lettres échangées avec 150 correspondants.
Dans un essai de 2018, Jean Ronan de Keranflec'h consacre 44 pages à l'équipe entourant Jean de Witte. L'auteur essaie brillamment de compléter les cahiers manquants de Jean de Witte cela à partir des documents écrits par les trois autres savants avec qui Jean de Witte travaillait.
Distinctions
Le Fonds Jean de Witte Le fonds de Jean de Witte, conservé à la Bibliothèque de l’Institut de France et complété par un lot de lettres déposé au dai de Rome, présente un intérêt majeur, puisque cet archéologue belge assura, aux côtés du duc de Luynes, le secrétariat de la section française et partagea avec Theodor Panofka (1800-1858) la responsabilité de la publication à Paris des Annales et des Monuments inédits. Sa correspondance avec les savants allemands, qui assuraient la direction romaine de l’Institut, se poursuit avec certains d’entre eux jusqu’à la fin de sa longue vie : non seulement, elle rend compte des difficultés rencontrées pour accomplir l’œuvre commune dans le respect mutuel, mais elle témoigne aussi de l’évolution de sciences dont l’élaboration repose en grande partie sur les contacts entre savantsL’histoire des sciences de l’Antiquité et les correspondances savantes : transferts culturels et mise en place des institutions (1797-1873). Ève Gran-Aymerich. .
Le fonds contient des lettres signées Anatole de Barthélémy (1821-1904), Beulé (1826-1874), comte de Clarac (1777-1847), Maximin Deloche (1817- 1900), Ernest Desjardins (1823-1886), Albert Dumont (1842-1884), Emile Egger (1813-1885), Félix Lajard (1783-1868), Louis de La Saussaye (1801-1878), Philippe Le Bas (1794-1860), Edmond Le Blant (1818-1897), Charles Lenormant (1802-1869), François Lenormant (1835-1883), Adrien de Longpérier (1816-1882), duc de Luynes (1802-1867), Alfred Maury (1817-1892), Emmanuel Miller (1810-1886), Jules de Pétigny (1801-1868), Raoul Rochette (1790-1864), Léon Renier (1809-1886), Charles Robert (1812-1887), Gaignart de Saulcy (1807-1880), baron Thenard (1777-1871), Louis Vitet (1802-1873), W. H. Waddington (1826-1894), Natalis de Wailly (1805-1886).
Parmi les autres archéologues et numismates français les plus notables avec qui de Witte fut en relations épistolaires, on compte Alphonse de Boissieu (1807-1886), Arcisse de Caumont (1802-1873), l'abbé Cochet, Jean Deville (1789-1876), conservateur du Musée d'antiquités de Rouen, l'abbé Greppo de Montellier (1788-1863), vicaire général à Belley, le marquis de Lagoy (1 789-1860), correspondants de l'Académie des Inscriptions, Maurice Ardant, archiviste de la Haute-Vienne, le duc de Blacas (1815-1866), Chabouillet (1814-1899), conservateur à la Bibliothèque Nationale, Charles Daremberg (1817-1872), bibliothécaire à la Bibliothèque Mazarine, Charles Dauban (1820-1876), conservateur à la Bibliothèque Nationale, Prosper Dupré (1771-1866), l'abbé Martigny, Martin d'Aussigny, le vicomte de Ponton d'Amécourt (1825-1888).
Sépulture alt=Sépulture du Baron Jean de Witte - Cimetière de Montmartre à Paris - N° 571 PP 1857.|vignette|Sépulture du Baron Jean de Witte - Cimetière de Montmartre à Paris - N° 571 PP 1857. Le baron Jean Joseph Antoine Marie de Witte est enterré au cimetière de Montmartre, à Paris, en France, avec son épouse Anne Louise Marie de Crespin de Billy (1823 - 1893). La sépulture est située dans la 22e division, 7e ligne, tombe N°19, Avenue Cordier (commence avenue Tunnel). C’est un mausolée classé monument historique et protégé, dont la concession numéro 571 PP 1857 existe depuis 1857.
Distinctions alt=Armoiries du Baron Jean Joseph Antoine Marie de Witte.|vignette|Armoiries du Baron Jean Joseph Antoine Marie de Witte.
baron par lettres-patentes de Sa Majesté Léopold de Belgique. 1829. Correspondant de l'Institut de correspondance archéologique fondé à Rome sous les auspices du prince de Prusse, plus tard roi sous le nom de Guillaume IV, membre en 1832, secrétaire suppléant en 1833; membre de la direction en 1840. 1840, le , correspondant de l'Académie royale de Belgique, membre le . 1841, le , Membre de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. 1841, le , correspondant de la Société archéologique d'Athènes. 1841, le , chevalier de l'Ordre du Sauveur de Grèce. 1842, le , correspondant de l'Institut de France, Académie des inscriptions et belles-lettres, en remplacement du chevalier A. Bröndsted. — Le , associé en remplacement de William Cureton, de Londres. 1844, le , correspondant de l'Académie pontificale romaine d'archéologie, à Rome. 1845, février, correspondant de l'Académie royale des sciences de Berlin. 1846, le , associé étranger de la Société des antiquaires de France, puis le , associé correspondant honoraire. 1851, le , chevalier de l'Ordre de Léopold de Belgique. 1852, le , correspondant de l'Académie d'Herculanum. 1854, le , chevalier de la Légion d'honneur, puis promu officier en 1888. 1857, le , membre de la Société royale de numismatique de Belgique. 1861, le , membre de la Société royale des antiquaires du Nord, à Copenhague. 1861, le , correspondant de l'Institut archéologique de la Grande-Bretagne et d'Irlande. 1863, le , Commandeur, décoré () de l'Ordre de Saint-Stanislas de Russie. 1864, Nommé correspondant de l'Institut de France. 1867, membre titulaire de l'Académie royale d'archéologie de Belgique, à Anvers. membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Institut de France.. Membre de l'Institut archéologique de Grande-Bretagne et d'Irlande. Membre de la Direction de l'Institut archéologique de Rome (École française de Rome)
Sélection de publications de de Witte . . . . . . . . . Le géant valens. Revue Numismatique. Leleux Éditeur. Paris 1850 Lettre à M. le professeur Edouard Gerhard sur quelques miroirs étrusques. Paris 1838. Par Jean de Witte
Bibliographie . . . .
Notes et références
Liens externes
Biographie et bibliographie de Jean Joseph Antoine Marie de Witte par le Chevalier Edmond Marchal. Éloge funèbre de M. le baron Jean-Joseph de Witte, membre de l'Académie des Inscriptions et belles-lettres / Paris : Institut de France. 1989. Volume 3. par Charles Barbier de Meynard. Liste des publications de Jean de Witte. Agence bibliographique de l'enseignement supérieur.
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