L’, rebaptisé ouvrage d’infanterie Champagne après 1919, est un ouvrage militaire situé près de Metz. Il fait partie de la seconde ceinture fortifiée des forts de Metz et connut son baptême du feu, fin 1944, lors de la bataille de Metz.
Contexte historique Pendant l’annexion allemande, Metz, dont la garnison allemande oscille entre au début de la périodeRené Bour, Histoire de Metz, 1950, . et dépasse avant la Première Guerre mondialeL’Express, , du 18 au 24 octobre 2007, dossier « Metz en 1900 », Philippe Martin., devient progressivement la première place forte du Reich allemandFrançois Roth : Metz annexée à l’Empire allemand, in François-Yves Le Moigne, Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, ()..
L'ouvrage d'infanterie Champagne complète la Seconde ceinture fortifiée de Metz composée des Festen Wagner (1904-1912), Kronprinz (1899 - 1905), Leipzig (1907-1912), Kaiserin (1899-1905), Lothringen (1899-1905), Freiherr von der Goltz (1907-1916), Haeseler (1899-1905), Prinz Regent Luitpold (1907-1914).
À partir de 1899, le Plan Schlieffen de l’état-major allemand conçut les fortifications de la Moselstellung, entre Metz et Thionville, comme un verrou destiné à bloquer l’avance éventuelle des troupes françaises en cas de conflitDonnell Clayton, The German Fortress of Metz: 1870-1944. Oxford, Osprey, 2008, .. Ce concept de ligne fortifiée sur la Moselle constituait une innovation significative par rapport au système Séré de Rivières développé par les Français. Il inspira plus tard les ingénieurs de la ligne MaginotDonnell Clayton, The German Fortress of Metz: 1870-1944. Oxford, Osprey, 2008, ..
Construction et aménagements L’ a été construit de 1907 à 1912, à l’est des forts Saint-julien et Des Bordes. L’ouvrage, d’une superficie de 37 ha, contrôle au nord la route de Bouzonville et au sud, la route de Sarrelouis. L’ouvrage fortifié pouvait recevoir deux cents hommes et possédait quatre observatoires cuirassés, dont un fixe destiné à une casemate de flanquement et 14 guérites d’observation. La caserne bétonnée avait le chauffage central et l’alimentation en eau était assurée par la station de Saint-Julien. L’électricité était fournie par une centrale à moteur diesel. Enfin, une ligne téléphonique le reliait au fort de Saint-Julien.
Affectations successives À partir de 1890, la relève dans les forts est assurée par les troupes du Corps d’Armée stationnées à Metz et à Thionville. En 1919, le fort est de nouveau occupé par l’armée française. Début , au début de la bataille de Metz, le commandement allemand l’intègre au dispositif défensif mis en place autour de Metz.
Le fort aujourd'hui Depuis la seconde guerre mondiale le fort A été occupé par l'armée française, et ce jusque dans les années 90 où il sera rétrocédé à la commune. En 2017 des acquéreurs privés rachètent l'ensemble du terrain comprenant forêt et structures. Le domaine passe alors propriété privé afin d'y pratiquer l'airsoft. Le site sera finalement plus ou moins laissé à l'abandon à partir de 2020.
Depuis 2025/2026, une convention avec les propriétaires permet à l'association Cellule-Mire Tir d'utiliser le fort pour un usage de tir sportif règlementé sur terrain privé en cat C. L'association semble également très investie dans la restauration et la mise en avant du patrimoine. Ainsi le fort rouvre ces portes petit à petit au public, notamment lors d’évènements comme les feux de la Saint-Jean, ou les journées du patrimoine. Évènement majeur de la commune de Mey puisque faisant intervenir différentes associations de reconstitution, ainsi que des véhicules militaires d'époque.
Notes et références
Voir aussi Forts de Metz Bataille de Metz Journées du patrimoine au fort de Champagne
Catégorie:Place fortifiée de Metz Catégorie:Fortification de la Première Guerre mondiale Catégorie:Fortification de la Seconde Guerre mondiale