Tawarga ou Tawergha (en berbère , en arabe ) est une ville libyenne qui se situe à une quarantaine de kilomètres au sud de Misrata, la troisième ville du pays. Tawarga est devenue après la guerre civile de 2011 une ville fantôme, vidée de ses . Sa population, libyenne, était une population quasi exclusivement noire, descendante d'anciens esclaves..

Tawarga dans la guerre civile En 2011, durant la guerre civile, elle fut le théâtre de violents affrontements opposant les forces rebelles du Conseil national de transition aux forces pro-Kadhafi.Des Tawerghis s'étaient enrôlés dans les forces kadhafistes participant au siège de Misrata, commettant pour certains des viols et meurtres sur la population locale.

Après le conflit, Tawarga fut l'objet de représailles de la part de milices révolutionnaires venant de Misrata, accusant les habitants d'avoir soutenu l'ancien dictateur et d'avoir tué et violé des habitants de Misrata, à la demande de l'ancien leader. Le , la population fuit massivement la ville devant l'avancée des miliciens misratis. Les bâtiments sont pillés et de nombreux incendiés. Depuis, la bourgade est presque totalement déserteLibye : violentes représailles dans la ville de Touarga à l'encontre des pro-Kadhafi - RFI - Articles du 31 octobre 2011 . Diffusé le 2 avril 2014 sur France Culture., la population s'est réfugiée dans des camps provisoires comme l'ancienne académie navale à Janzour, non loin de Tripoli.

Il existait un racisme larvé de la population de Misrata à l'encontre de la population noire de Tawarga. Historiquement les Misratis possédaient la terre et les Tawerghis la cultivaient. Beaucoup de Tawerghis travaillaient à Misrata et avaient dû l'évacuer au début de la révolution.

En , Jaballah al-Chibani, membre de la Chambre des députés représentant la ville, qualifie la révolution de février 2011 de , ajoutant que ceux qui diraient le contraire seraient , ajoutant que Kadhafi . Ceci conduit à l'ouverture d'une enquête parlementaire à son encontre, puisque tout député est tenu à respecter les , tandis que certains de ses collègues profèrent des insultes racistes à son égard, comme . Au même moment, malgré la signature d'un accord autorisant les habitants à revenir dans leur ville, les milices de la ville rivale de Misrata, qui ont pillé et brûlé la ville, les en ont empêchés. La signature de cet accord serait l'une des motivations du meurtre du maire de Misrata, Mohamad Echtewi, en .

Films documentaires 2013 : The Road to TawerghaaLe film est présenté en 2014 lors du festival One World consacré aux droits de l'homme. d'Ashraf Al Mashharawi, Libye, 42 min. 2018 : "Libye, anatomie d'un crimeLe reportage est disponible légalement sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=-kXYxenPfVE", arte, réalisé par Cécile Allegra, 70 min.

Notes et références Notes

Références

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