Les rites funéraires des Améridiens au Canada vers 1500 sont les cérémonies qui avaient lieu au moment de la mort d’un autochtone.

Généralité Durant ces cérémonies funéraires, des chamans agissaient en tant que médium entre le monde des esprits et celui des vivants.

Leurs conditions de vie étaient pleines de dangers ; la mort était très présente. La représentation de la mort différait selon les peuples.

La tendance générale était de croire à un passage de l’esprit vers un au-delà ; l'esprit des morts pouvait intervenir dans le monde des vivants, particulièrement, par le biais des rêves.

Les rites variaient d’un peuple à l’autre.

Chez les Inuits Les Inuits croient en une âme personnelle (nappan) et un esprit (tarrak). Au moment de la mort, ils ne veulent pas conserver le tarrak dans le monde des vivants et recouvrent le corps de lanières de cuir : l’esprit reste ainsi prisonnier du corps jusqu’à ce que celui-ci soit déplacé vers son lieu de reposFortin, Sylvain et al. Fresques: histoire et éducation à la citoyenneté ( du secondaire, ). Montréal, Graficor, 2007. .. Le corps est ensuite mis en terre, généralement accompagné de ses objets personnels, ou d’une réplique miniature dans le cas où le bien est trop gros pour être enterré avec lui car, selon leur croyance, le mort en aura besoin dans l’au-delàDickinson, John A et Brian Young. Brève histoire socio-économique du Québec. Québec, Septentrion, 1995. ..

Chez les Innus Les Innus croient, eux aussi, que l’esprit du mort flotte pendant un certain temps autour de la dépouille et que le défunt doit être enterré avec ses objets personnels. Ils enterrent les corps en position accroupie, c’est-à-dire fœtale, comme s’il s’agissait d’une renaissance. Cette position facilite leur voyage dans l’au-delàFortin, Sylvain et al. Fresques: histoire et éducation à la citoyenneté ( du secondaire, ). Montréal, Graficor, 2007. ..

Chez les Hurons-Wendats La « Fête de la Mort » est un événement pour les Hurons-Wendats ; elle coïncide généralement avec le déplacement du groupe sédentaire vers un nouvel emplacement. Environ tous les , une fosse commune est creusée dans les villages. Les ossements des morts des dernières années sont déterrés et déposés dans le cimetière commun.

Les Hurons-Wendats pensent ainsi faciliter leur passage dans l’au-delà. La cérémonie permet, en outre, de commémorer les mortsDickinson, John A et Brian Young. Brève histoire socio-économique du Québec. Québec, Septentrion, 1995. .Dunn, William et West, Linda. "Huron". Canada: A Country by Consent. Ottawa: Artistic Productions Limited. <http://canadahistoryproject.ca/1500/1500-06-huron.html>.

Chez les Iroquois Bien qu’ils appartiennent à la même famille linguistique des Iroquoiens, les Iroquois ne partagent pas l'habitude des Hurons d'ensevelir tous les os dans une fosse commune. Ils célèbrent eux aussi une Fête de la Mort, afin d'envoyer l'âme des morts dans l'au-delà et de créer des liens entre les familles concernées par le deuilDunn, William et West, Linda. "Iroquois: six nations". Canada: A Country by Consent. Ottawa: Artistic Productions Limited. <http://canadahistoryproject.ca/1500/1500-05-iroquois.html>.

Notes et références

Catégorie:Histoire autochtone au Canada Catégorie:Rite funéraire