Pierre de Savoie, mort en , est un prélat savoyard du issu de la maison de Savoie. Archevêque de Lyon, primat des Gaules, il est surnommé .
Biographie Origines Pierre de Savoie est le fils de et de Guyonne de Bourgogne-Comté... Sa date de naissance n'est pas connue ; il est toutefois mentionné, avec ses frères, dans le testament de son père, le (""), ainsi que dans une charte du ("").
Début de carrière religieuse Il est doyen de Salisbury (Angleterre) et chanoine de Lyon.
Adolphe Vachet (1897) indiquait qu'il est reçu chanoine de Lyon en 1296.. Le site Internet de généalogie Foundation for Medieval Genealogy donne l'année 1304.
Archevêque de Lyon En , il est nommé archevêque de Lyon et primat des Gaules . et le reste jusqu'en 1332. Il succède à Louis de Villars.
Troubles politiques durant son séjour lyonnais Contrairement à son prédécesseur, Pierre de Savoie n'accepte pas la mainmise progressive du royaume de France sur Lyon. Il incite donc les habitants à la révolte ., les incite à fortifier la ville., met de côté le désaccord historique entre l'archevêché et le chapitre cathédral ., conteste la présence du gardiateur imposé par Philippe le Bel, ce qui fournit un prétexte à ce dernier pour envoyer son fils Louis, roi de Navarre, et son frère Charles de Valois conduire une armée qui assiège Lyon en 1310.
La guerre est terminée par l'intervention de l'oncle de l'archevêque, , qui se range à contrecœur du côté du roi pour ne pas en être la prochaine victime.. Un traité est signé le . L'archevêque Pierre perd la justice de Lyon au profit de la justice royale et doit consentir au rattachement de Lyon au royaume de France. Un traité définitif avec le nouveau roi du transporte à l'archevêque la juridiction de la ville. L'archevêque a la seigneurie de Lyon et le roi la souveraineté. Les habitants de Lyon reçoivent plusieurs droits et franchises dans la charte sapaudine du , comme le droit d'élire leurs représentants, de conserver leurs archives et d'établir des taxes pour le service de la ville.
En contrepartie, le roi refuse les demandes d'indemnisation de l'archevêque pour les déprédations commises par ses troupes durant le siège, ainsi que pour les mauvais traitements infligés aux habitants de Lyon et plus particulièrement aux clercs. Celles-ci font l'objet de deux mémoires rédigés, l'un par des clercs lyonnais entre l'ouverture du concile de Vienne le et le traité du , nommé , l'autre par le procureur du bailli de Mâcon, entre ce traité et la fin de l'année 1312, et nommé .. Le premier cherche à démontrer que les déprédations royales ont été colossales, en les estimant à ; le second les minimise au contraire, ramenant leur coût à seulement. De cette somme, le trésor royal ne donnera en fait que , auxquelles le roi ajoutera, par () 500 autres livres.. Ces compensations sont versées à l'archevêque le .
Autres faits notables Pendant son gouvernement, l'abbaye de Chazaux de l'ordre de Sainte Claire est fondée à Firminy. En 1316, il voit l'élection et le couronnement du pape dans sa ville.
Notes et références
Annexes Bibliographie . . . .
Articles connexes Liste des évêques et archevêques de Lyon Siège de Lyon (1310) Rattachement de Lyon à la France Charte Sapaudine
Liens externes
Pierre Catégorie:Archevêque catholique du XIVe siècle Catégorie:Archevêque de Lyon Catégorie:Doyen de Salisbury Catégorie:Chanoine de Lyon du XIIIe siècle Catégorie:Chanoine-comte de Lyon du XIVe siècle Catégorie:Personnalité du comté de Savoie Catégorie:Personnalité française du XIVe siècle Catégorie:Date de naissance non renseignée (XIIIe siècle) Catégorie:Décès en novembre 1332