La famille de Solages, autrefois Solatges, d'extraction chevaleresque, originaire du Rouergue, s'éteignit à la fin du , et son héritière, Judith, dame de Solages, épouse en 1382 Bégon d'Arjac qui releva les noms et armes de Solages et fut l'auteur de la deuxième famille de Solages qui subsiste de nos joursHenri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, tome 6, page 281.. Celle-ci compte parmi ses membres deux sénéchaux gouverneurs du comté de Rodez au , dont plusieurs lettres des rois portent témoignage, et de nombreux officiers au service des rois de France. La branche subsistante fut relevée de dérogeance au puis maintenue noble en 1700 sur preuves de 1544, au elle obtint un privilège royal pour développer une activité minière et de verrerie dans l'Albigeois qu'elle exploitera durant un siècle jusqu'au milieu du .

Première famille de Solages ( - ) L'historien du Rouergue Hippolyte de Barrau écrit que la première famille de Solages est citée en Rouergue dès l'an 1028H. de Barrau, Documents historiques sur le Rouergue..., tome 2, article de Solages, ., puis en 1073, 1110, 1199 et 1217. Il fait débuter la filiation prouvée sur actes de la famille de Solages en 1282H. de Barrau, Documents historiques sur le Rouergue..., tome 2, article de Solages, ..

Arnaud-Raymond de Solages est donné en otage avec d'autres seigneurs, en 1282, par Édouard, roi d'Angleterre, à Alphonse, roi d'Aragon. Guillaume de Solages, conseiller et exécuteur testamentaire de Bernard VII comte d'Armagnac et de Rodez (1360-1418)H. de Barrau, Documents historiques sur le Rouergue..., tome 2, article de Solages, .. Il est baron de Tholet et marié au milieu du avec Deodate de Lapanouse, fille de Motet IV de La Panouse et de Miracle d'Heralh, n'a laissé que deux filles : Judith de Solages qui épouse en 1382 Bégon d'Arjac, chevalier, seigneur du Cayla, co-seigneur de Brussac, qualifié noble seigneur, capitaine du château de Morlhon-le-Haut. C'est de ce couple que descend en ligne féminine l'actuelle famille de Solages. Souveraine de Solages qui épouse le Amaury de Sévérac, seigneur de Montausson, maréchal de France, sénéchal de Quercy et de Rouergue, assassiné au château de Gages à Rodez en 1427 par le comte de Pardiac.

Deuxième famille de Solages ( - à nos jours) La deuxième famille de Solages est issue de Jean d'Arjac-Solages, fils de Bégon d'Arjac et de Judith de Solages, substitué aux nom et armes de Solages, en exécution du testament de son aïeul maternel Guillaume de Solages daté de 1417Testament mentionné dans celui de son père en 1446.. Il est qualifié de noble et puissant seigneur, chevalier, baron de Tholet, seigneur de Pruhines et du Cayla. Il épouse 1) le Marguerite de Gourdon, fille de noble Jean de Gourdon, chevalier, seigneur de Gourdon, en Quercy, et de dame Hélix de Monestier 2) le Rose de Carmain de Négrepelisse, fille de "noble et puissant homme" Arnaud de Carmain, chevalier, seigneur de Négrepelisse, et de Marguerite d'Estaing. Du premier mariage il eut Jean "qui continua la descendance des seigneurs d'Arjac". Du deuxième mariage, Jean et Antoine qui ne gardèrent que le patronyme de Solages, Jean fut la tige de la branche de Tholet et Antoine la tige de la branche de Saint-Jean-d'Alcapiès ou de Robal.

Hippolyte de Barrau écrit que la famille d'Arjac venait du lieu du même nom et résidait au château du Cayla. Il fait débuter la filiation prouvée sur actes de la famille d'Arjac avec Beg ou Bégon d'Arjac, Ier du nom, damoiseau, vivant en 1260 et qualifié chevalier en 1273H. de Barrau, Documents historiques sur le Rouergue..., tome 3, article d'Arjac, ..

Les principales branches sont : de Solages, barons de Tholet. désignée sous la forme Thollet de Solages après 1652. Le nom de Tholet, également rencontré sous la forme Thollet, fut associé au patronyme de Solages, donnant la forme « Thollet de Solages ». de Solages de Saint-Jean-d'Alcapiès ou de Robal dont sont issus les « marquis de Carmaux » (éteints au ) puis les « marquis de Solages ». Henri Jougla de Morenas écrit que cette branche dut demander en 1671 des lettres de relief pour cause de dérogeance et fut maintenue noble en 1700 sur preuves de 1544. Elle porta les titres de comtes et vicomtes de Solages (titres de courtoisie). Depuis le elle porte le titre de marquis de Solages (titre de courtoisie)La famille de Solages n'a pas reçu le titre de marquis. Voir : F. de Saint-Simon "Dictionnaire de la noblesse française" 1977. Sauf preuve du contraire (création d'un titre en faveur d'un membre de la famille de Solages et transmis ensuite régulièrement en ligne naturelle et légitime depuis le premier bénéficiaire), il s'agit d'un titre de courtoisie..

Branche de Tholet Jean de Solages , qualifié de 'noble et puissant seigneur', écuyer, baron de Tholet, de Miramont, de Castelnau-Peyralès, seigneur de Centres, de Tayac, de Ceyrac, de Vines, fut commissaire du roi pour régler les affaires de la maison d'Armagnac en 1484. Il avait épousé en 1473 Julienne de Voisins de Montaut, fille de Guillaume de Voisins, chevalier, vicomte de Lautrec, baron d'Ambres, de Saint-Gaudens et de Montaut. François de Solages, fils de Jean et de Julienne de Voisins, baron de Tholet, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, écuyer du roi, gouverneur et sénéchal du comté de Rodez, capitaine de d'armes des ordonnances, l'un des gentilshommes de Henri, roi de Navarre en 1575. Il épouse le Françoise de Montboissier-Beaufort-Canillac, fille de Jean, seigneur d'Aubusson et de Margueritte de Vienne. Il teste en 1599 et laisse sept enfants, dont : François II de Solages, baron de Tholet, sénéchal et gouverneur du comté de Rodez. Il épouse le Diane d'Apchon, fille de Gabriel de Saint-Germain, seigneur de Valrus, et de Françoise de Lajaille qui lui donne cinq enfants, dont : François III de Solages, baron de Tholet et de Castelnau, marié le à Marguerite de Peyre, héritière de la baronnie de Peyre, qui lui donne deux filles.

Branche de Robal Cette brancheJean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles « Histoire généalogique et héraldique des pairs de France» 1822, volume 2 pages 25 à 28. commence avec Antoine de Solages, fils cadet de Jean, seigneur du Cayla et de Pruynes et de Rose de Carmain, seigneur de Saint-Jean d'Alcapiès et d'Alzac. Il épouse en 1473 Blanche de Robal. Aux et ils ont pour descendants : Paul de Solages, seigneur de Robal, il épouse en 1664 Geneviève de Moustier (alias du Moutier), il obtient des lettres de relief de dérogeance en 1671, ils ont pour fils : François Paul de Solages (décédé en 1741), chevalier, marié 1) en 1698 à Marie-Anne de Monstuéjoulsdont il eut une fille morte jeune - voir Dictionnaire généalogique, héraldique, historique et chronologique par François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois,chez Duchesne, Tome VI, 1761 2) en 1701 à Isabeau de Galatrave 3) en 1724 à Marie de Ciron, dame et héritière de Carmaux (mariage sans descendance). Il vend une partie de ses possessions en Rouergue pour acquérir le reste de la seigneurie de Carmaux dont il hérita de sa troisième femme. Il se fait appeler marquis de Carmaux. En 1700 il avait été maintenu noble sur preuves de 1544. Il eut quatre enfants d'Isabeau de Galatrave : Antoine Paulin de Solages, seigneur marquisHippolyte de Barrau, Documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue dans les temps anciens et modernes, tome 2, article de Solages, page 134. Titre de courtoisie hérité de la famille de Ciron (famille de parlementaires toulousains). de Carmaux, seigneur et baron de Maussans et de Rouffiac, seigneur de Saint-Benoît, Puellat, Ferradour, La Guimerie, et autres places, né le , reçu page du roi en sa grande écurie en 1722 puis capitaine au régiment des carabiniers pendant la guerre d'Italie en 1733, obtient en 1747 et 1748 la concession des mines de houille de Carmaux. Marié 1) le avec Françoise-Marie-Guionne de La Roque-Bouillac 2) à N... de Sénicourt. Dont : Du premier mariage : François Paulin Ignace de Solages, mort en 1763 sans postérité. Françoise Charlotte Pauline de Solages, née en 1740, mariée en 1759 à Jean Antoine de Barrau, d'où descendance. Elle est arrêtée en 1765 et placée dans divers couvents à la suite d'une lettre de cachet demandée par son mari et par son pèreArlette Farge, Michel Foucault, Le désordre des familles. Lettres de cachet des Archives de la Bastille, Gallimard, Paris, 1982. (Affaire de Solages). Gabriel Charles Joseph Paulin Hubert de Solages, né en 1746, arrêté en 1765 en même temps que sa sœur. Il est enfermé dans diverses maisons fortes royales. Il se retrouve l'un des sept prisonniers libérés de la Bastille le (Affaire de Solages). Mort en 1824 sans postéritéHippolyte de Barrau, Documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue dans les temps anciens et modernes, tome 2, article de La Roque-Bouillac, page 227.. Du second mariage : Jérôme de Solages, officier au régiment de Vivarais, marié en 1786 avec Élisabeth Thomson, dont : Gabriel Henri Jérôme de Solages (1786-1832), ecclésiastique, préfet apostolique de Bourbon, de Madagascar et de l'Océanie. François Paul de Solages, né le , reçu page du roi dans la grande écurie le qui fit toutes les guerres d’Italie d’Allemagne et de Bohême et y reçut plusieurs blessures servant dans le régiment royal des carabiniers. Il fut créé brigadier de cavalerie des armées du roi à la promotion du et mourut sans postérité. Gabriel de Solages (1711-1799), dit le chevalier de Solages, mestre de camp d'une brigade de carabiniers, brigadier de cavalerie en 1767, nommé commandant pour le roi en Albigeois en 1770, maréchal de camp en 1780. Il obtient le un privilège royal pour la construction d'une verrerie, puis le il obtient concession des mines de houilles à Carmaux à la suite de son frère aîné, Antoine Paulin de Solages. Marié en 1749 avec Marie de Juillot de Longchamps dont : François Gabriel de Solages (1752-1834), élève à l'école royale militaire de Paris en 1762, capitaine, reçu chevalier de Saint-Lazare en 1769, président du conseil général du Tarn sous la Restauration, chevalier de la Légion d'honneur en 1821. Il épouse 1) en 1772 Jeanne-Élisabeth de Clary 2) Françoise Joséphine du Tertre. Dont : Du premier mariage : Gabriel Hippolyte de Solages, (1772-1811), il entre en 1787 à l’école royale militaire. Officier au régiment des Gardes Françaises en 1788 Il suit à Coblence la majeure partie des officiers de ce corps et fut radié de la liste des émigrés par un arrêté particulier du 25 germinal an X. Marié le avec Blanche Louise Antoinette de Bertier de Sauvigny dont postérité (trois fils et trois filles). Achille Ferdinand Gabriel de Solages, (1804-1887), marié en 1828 Alix de Bertier de Sauvigny (sa cousine) d'où postérité et descendance dans les familles de Pierre de Bernis, du Parc Lormaria, Brugière de Barante, Froissart, de Cassin, de Beaumont du Repaire, de Gourgue, de Broglie, etc. Gabriel Hippolyte Louis de Solages, (1809-1850) marié à Adrienne-Charlotte de Rivière. Amalric Charles Gérard de Solages, né en 1811. Élisabeth Gabrielle de Solages, (1803-1872) mariée en 1820 avec Joseph d'Ysarn de Freissinet. Anne Ide Marie de Solages née le . Blanche Françoise Pauline de Solages, (1807-1880), mariée à Guillaume Alphonse Frédéric d'Yversen. Paulin Guillaume Auguste de Solages, né en 1776. Présenté de minorité dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem le de La Roque, col.232 il est reçu élève de la marine de première classe en 1790. Au mois de mai suivant il fut embarqué sur la frégate la Belette et le commandeur de Ligondès, chef de l'escadre, le débarqua en à Malte où il a continué de servir sur les galères et les vaisseaux de l'ordre deux mois avant la prise de l'île par les français, il ne présentera jamais ses vœux. Chevalier de Saint-Louis. Paulin Auguste de Solages, né en 1778 mort en 1790 au collège du Plessis à Paris.