vignette|Pictogramme représentant le logo de Facebook barré d'un trait rouge.
Le réseau social Facebook est la cible de nombreuses de critiques et controverses incluant la vie privée, la sécurité infantile et l'incapacité de supprimer un compte sans préalablement en supprimer le contenu manuellement. Les pages d'utilisateurs, groupes et forums ont été critiqués à cause de sujets parfois hautement sensibles. Le réseau social use aussi de censure.
Poursuite en justice
Incitation à la haine et à la violence Début , le réseau social Facebook est attaqué en justice pour par un étudiant en droit d'Avignon dans le Vaucluse. Nicolas Canut, 20 ans à l'époque, entend dénoncer les groupes nazis, homophobes et racistes que le réseau social hébergeait. Plusieurs plaintes du même étudiant sont ensuite déposées en , puis par Alexandre Marcel, un habitant d'Alès dans le Gard, pour les mêmes raisons. L'étudiant d'Avignon demande la fermeture du réseau social Facebook pendant sur le territoire français et accuse Facebook de n'avoir aucune modération. L'enquête judiciaire et technique est en toujours en cours au centre de cybercriminalité de Nanterre. La justice décide de juger recevables certaines plaintes de Nicolas Canut. En , une des trois plaintes de l'étudiant contre des groupes homophobes sur Facebook est classée car . Le , les Ministères de la Justice et de l'Intérieur français ordonnent aux autorités des États-Unis de transmettre plusieurs adresses IP qui utilisent des comptes Facebook soupçonnés d'avoir incité à travers des groupes, à la haine et la violence envers les homosexuels. Cette procédure est une première.
En , l'entreprise Facebook est condamnée par le tribunal de grande instance de Paris au titre d'hébergeur pour un groupe incitant à la haine et à la violence envers un évêque de Saint-Quentin, Soissons et Laon dans l'Aisne, où sa photo a été utilisée comme support dans ce groupe. L'entreprise est condamnée à retirer le groupe sous une astreinte de par jour de retardFacebook condamné à retirer des propos injurieux envers un évêque - AFP..
Non conformité à la législation allemande du bouton « J'aime » Le , une région d'Allemagne, le Land Schleswig-Holstein, ordonne que tous les sites hébergés dans cette région retirent le bouton « J'aime » de leur site. Le commissaire à la protection des données privées du Land qui met en place cette réglementation la justifie par le fait que ce bouton enfreint les lois allemandes et européennes en matière de protection des données privées car il permet à Facebook de récupérer des données y compris d'utilisateurs non membres du réseau social..
Max Schrems Un étudiant en droit autrichien, Max Schrems, est également l'auteur de vingt-deux plaintes contre Facebook, qu'il décrit sur le site europe-v-facebook.org.
Participation à des génocides En , Amnesty International a révélé que des survivants du génocide survenus dans la région du Tigré poursuivaient Meta en justice, ce dernier y ayant activement participé en amplifiant les publications haineuses vis-à-vis des populations concernées. L'année suivante, des Rohingyas ayant survécu au génocide ayant frappé leur peuple ont fait de même.
Censure et absence de modération
Boycott de BP À la suite de l'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon (louée par la compagnie pétrolière BP), un groupe de personnes mécontantes s'est constitué sur Facebook réunissant presque un million de membres. Le , le groupe a été fermé sans aucun avertissement de la part de Facebook, provoquant une avalanche de critiques envers Facebook et sa volonté de censurer le réseau social. Facebook a annoncé de son côté que le groupe a été fermé accidentellement par un système automatique CNN, Facebook says it disabled "Boycott BP" page in error, 29 juin 2010..
Absence de démocratie Dans une tribune du , Mahor Chiche a dénoncé dans Le Monde l'absence de démocratie sur Facebook et la possibilité pour les administrateurs de bannir des membres sur la seule foi de dénonciations..
L'Origine du monde En , les comptes Facebook de l’artiste danois Frode Steinicke et du réalisateur français Luc Wouters ont été désactivés lorsqu’ils ont mis en ligne une reproduction du tableau de Courbet L’Origine du monde, qui avait fait scandale au . La désactivation du compte est quasi immédiate, sans préavis ni explication. Le réalisateur français parle de « censure. ». Le tableau en question représente le sexe féminin. Or la nudité et la pornographie ne sont pas admises sur la plate-forme.
Le , un journal suisse, la Tribune de Genève, a publié sur son compte Facebook un article sur le musée d’Orsay. Cet article était illustré par le tableau de Gustave Courbet. Le compte Facebook du journal a alors été bloqué et le journal a dû procéder à une série de tests anti-spam pour voir son compte réactivé, mais avec le contenu suppriméLe compte Facebook de la Tribune de Genève censuré par le réseau social
AFP - Journal Internet AFP (français) - 19 octobre 2012 ..
Site internet homosexuel fermé en Allemagne La page Facebook d’un site internet gay en Allemagne est fermée peu après la fusillade du 12 juin 2016 à Orlando. Gaystream avait publié sur sa page Facebook un article condamnant l’homophobie dans l'islam et questionnait l'attitude de la gauche et des verts allemands qui minimisent les actes d'Orlando pour épargner l'islam Facebook sperrt Schwulenportal nach Islamkritik, jungefreiheit.de, 16 juin 2016 Facebook censura le pagine gay che criticano l'Islam, ilgiornale.it, 17 juin 2016
Application des conditions d'utilisation Les conditions d'utilisation de Facebook interdisent aux utilisateurs de publier des contenus à caractère haineux ou discriminatoire. Cependant, dans les faits, de tels contenus sont régulièrement publiés dans la plus totale impunité, et quand un utilisateur signale un contenu enfreignant les conditions, il a pour seule réponse que le contenu en question n'enfreint pas les conditions d'utilisation même si c'est effectivement le cas.
En , le Guardian publie une enquête indiquant que les modérateurs de Facebook ont reçu pour instruction de tolérer les posts négationnistes et contestant la véracité de la Shoah sauf si ceux-ci sont signalés et publiés à partir de pays (France, Allemagne, Autriche, Israël) où de tels propos sont illégaux et punissables de peines d’emprisonnement, et ce seulement afin d’éviter le risque de procès et d’amendes contre Facebook qui engagent sa responsabilité en tant que plateforme médiatique..
Politique de suppression de contenus
Facebook possède un « règlement de la communauté » stipulant que les contenus violents, pornographiques et discriminatoires sont proscrits sur le réseau social. Néanmoins, plusieurs critiques ont pointé du doigt l'inutilité de ce règlement, les utilisateurs pouvant l'enfreindre en toute impunité et les signalements ayant pour seul effet de les présenter à tort comme n'enfreignant pas les règlements de la communauté. Seul le signalement massif semble porter ses fruits, ce qui provoque des dérives telles que des pages supprimées simplement parce que les utilisateurs les signalant ne partagent pas leurs idées, comme ce fut le cas pour la page « Assignée garçon » de Sophie Labelle.
Même si la raison officielle de cette lacune n'a pas été révélée par l'entreprise, certains experts estiment que Meta a un intérêt financier à laisser impunies, voire à propager le plus possible les contenus haineux et harcelants, ces derniers étant nettement plus rentables que n'importe quel autre type de publication de par les effets psychologiques qu'ils induisent, notamment en matière d'addiction (qui fait rester l'utilisateur le plus longtemps possible, donc lui permettant de voir plus de publicités) et incitation à la publication de masse (l'utilisateur donnera plus d'infos sur lui, son profil pourra donc être revendu plus cher). De plus, la loi américaine ne condamnant pas les discours de haine, l'entreprise n'a aucune obligation légale sur ce point.
En , la comédienne Sandra Naoum s'est vue retirer son sponsoring ainsi que plusieurs articles à cause de la présence d'images de poitrines féminines destinée à illustrer son projet de film 'L'amazone' traitant du cancer du sein. Elle dénonce dans une tribune du Huffington post .
En , Facebook interdit les comptes de partager des liens vers le site de comparaison de distributions GNU/Linux distrowatch et bannit temporairement le compte de ce site.
Absence de consentement et discriminations
Beacon Le , face aux réactions suscitées par ce nouveau système publicitaire et à la menace que l'ampleur croissante du mouvement de protestation représentait pour l'image de l'entreprise, Mark Zuckerberg a présenté ses excuses aux utilisateurs de Facebook et a indiqué qu'au lieu du système d'opt-out au cas par cas (à chaque nouvelle intrusion, l'utilisateur de Facebook devait signifier à chaque entreprise qui fonctionnait avec Beacon qu'il ne voulait plus faire partie du système), ce serait aux utilisateurs de décider d'intégrer globalement cette fonction, pour toutes les entreprises internet, soit un « opt-in »..
Les données continuent donc à être récoltées, et la vie privée des utilisateurs, donc, à être surveillée, mais celles-ci ne sont exploitées commercialement par Beacon que si les utilisateurs s'inscrivent. Les autres formes de publicité ciblées, elles, demeurent.
Manipulations à visée idéologique En , des anciens employés de Facebook révèlent qu'à l'époque où ils travaillaient pour l'entreprise, les sujets remontés parmi les « contenus populaires » étaient sélectionnés par une équipe de curateurs qui écartaient délibérément les sujets politiques à tendance conservatrice. Ce choix de l'équipe composée essentiellement de journalistes était fait sans que la direction ne soit impliquée. À l'inverse, certains sujets peu populaires, comme le mouvement Black Lives Matter ou la guerre civile en Syrie, ont été remontés manuellement par l'équipe.
Fonctionnement de l'algorithme discriminatoire Le fonctionnement de l'algorithme de Facebook est très souvent critiqué. Ainsi, la fondation AlgorithmWatch a testé l'efficacité de ce dernier pour les offres d'emploi en achetant des espaces publicitaires pour des offres d'emploi fictives sans aucun ciblage excepté la zone géographique. Il en est ressorti que le ciblage était fortement influencé par les stéréotypes de genre, les métiers traditionnellement masculins étant plus souvent montrés aux hommes, et vice-versa. De plus, seule l'image semble être prise en compte, une annonce de métier traditionnellement masculin étant plus souvent montrée aux femmes si l'image d'illustration contient un élément traditionnellement féminin. D'après la fondation, ce biais n'est pas tant dû à une stratégie commerciale qu'aux propre biais sexistes des personnes ayant codé ledit algorithme, le ciblage officieux se produisant avant que qui que ce soit n'ait cliqué. Elle pointe du doigt l'absence de mixité dans les équipes de développement concernées. L'entreprise n'a pas souhaité faire de commentaires sur les résultats de l'expérience.
Suppression impossible du suivi du compte présidentiel En , après que Mark Zuckerberg ait donné 1 million de dollar pour la fête d'inauguration de Donald Trump à la présidence des États-Unis, les comptes Facebook ne peuvent plus se désabonner du compte du président des États-Unis.
Caractère public et opposable des propos tenus
Liberté d'expression (vis-à-vis de l'employeur d'un utilisateur)