La famille Olphe-Galliard, olim Olphi dit Galhard., est une famille française notable. subsistante, originaire du Gapençais. et établie à Lyon au .

Histoire L'histoire de la famille Olphe-Galliard a été retracée par Gabriel Olphe-Galliard avec le concours du chanoine Paul Guillaume, archiviste du département des Hautes-Alpes, dans une monographie familiale intitulée Notes pour servir à l'histoire de la famille gapençaise Olphe-Galliard, publiée de 1902 à 1904 dans les Annales des Alpes..

On trouve des porteurs du nom « Olphi » dès le début du à Gap avec Jean Olphi alias Odulphi, notaire à Gap en 1301, et à Ancelle avec Giraud Olphi mentionné en 1354Gabriel Olphe-Galliard, La famille gapençaise Olphe-Galliard, Annales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1902, page 99..

Selon une notice paru dans les Annales des Alpes de 1900, d'après les nombreux actes contenus dans les minutes de notaires du Gapençais, « il est bien démontré maintenant » que cette famille est originaire de GapAnnales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1900, page 17., toutefois Gabriel Olphe-Galliard écrit en 1903 « La souche de la famille doit-elle être recherchée à Gap (...) ou à Ancelle ? (...) les documents recueillis jusqu'ici ne nous permettent pas de répondre »Gabriel Olphe-Galliard, notes pour servir à l’histoire de la famille gapençaise Olphe-Galliard, Annales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1903, pages 263-264..

Les Olphi, fixés à Gap, se transmettent une charge de notaire et accèdent à partir du milieu du aux charges municipales (consuls), militaires (capitaines et châtelains), administratives (juges, avocats et procureurs fiscaux) et ecclésiastiques (grands-chantres et chanoines du chapitre de Gap) de la cité épiscopale. Ils acquièrent progressivement plusieurs seigneuries autour de Gap (Châteauvieux, Rambaud et Montmorin) et se transmettent de nombreux bénéfices ecclésiastiquesAnnales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1900, page 2..

En voie d'agrégation à la noblesse, cette branche s'éteint au cours du dans la famille d'Armand de ChâteauvieuxInventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Volume 4, Archives départementales des Hautes-Alpes, 1897, à la suite du mariage de Françoise Olphi dit Galhard, dame de Châteauvieux avec Daniel d'ArmandBulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Numéros 341-362, 1961, bailli de robe courte en l'armée de Savoie, en 1596.. Les Olphi dit Galhard ont leur sépulture dans la chapelle saint-Antoine de l'ancienne cathédrale de Gap.. Certains embrassèrent la religion réformée au ..

Gabriel Olphe-Galliard indique que vers l'époque où vivaient à Gap les premiers « Olphi », on trouve à Ancelle « une autre branche de la même famille portant le même nom ». Il écrit « plusieurs des membres de cette branche sont notaires comme ceux de Gap »Gabriel Olphe-Galliard, La famille gapençaise Olphe-Galliard, Annales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1902, page 263.. Il indique que certains sont propriétaires de terres et de prés, d'autres sont tenanciers.

Une autre branche, descendant des Olphi d'Ancelle, se retrouve au à La Bâtie-NeuveGabriel Olphe-Galliard, La famille gapençaise Olphe-Galliard Annales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1904, page 15. où ses membres sont laboureurs. et cultivateursGabriel Olphe-Galliard, La famille gapençaise Olphe-Galliard Annales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1904, page 18.. Au début du , on les retrouve cardeursGabriel Olphe-Galliard, La famille gapençaise Olphe-Galliard Annales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1904, page 20.. Vers 1730, deux frères, issus de cette branche, s'installent à Montluel dans l'AinGabriel Olphe-Galliard, La famille gapençaise Olphe-Galliard Annales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1904, page 241.Gabriel Olphe-Galliard, La famille gapençaise Olphe-Galliard Annales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1904, page 192., où ils prospèrent en tant que marchands drapiersGabriel Olphe-Galliard, La famille gapençaise Olphe-Galliard Annales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1904, page 244.. À la génération suivante, Louis s'installe vers 1771 à Lyon., où il devient associé dans la maison de commerce de toile Galliard-Pont & Cie. En 1793, il prend part à la défense de Lyon, sous les ordres du général de PrecyGabriel Olphe-Galliard, La famille gapençaise Olphe-Galliard Annales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1904, page 27.. Dominique, son frère, contre-révolutionnaire, est guillotiné par la Terreur en 1793... Cette branche qui compte plusieurs marchands drapiers à Lyon entre le et le , donne ensuite plusieurs intellectuels, industriels, officiers et ecclésiastiques, installés à Lyon et à Hendaye.

Onomastique

Le nom primitif de cette famille était Olphi (du génitif latin : fils de Olphe)..

Le nom Olphe vient du radical Olph ou Ulph qui n’est autre que le mot gotique ulf qui signifie loup (la transformation de la terminaison ulfus en olphe, est admise comme normale par tous les linguistes)L'Étonnante histoire des noms des mammifères, édition revue et corrigée en 2018, Pierre Avenas, 2021. Gabriel Olphe-Galliard écrit que les noms formés de ce radical « sont fréquents dans les pays scandinaves, il n’y a pas lieu de s’étonner qu’un certain nombre d’entre eux, importé dans nos région durant les invasions des barbares y aient été adoptés et y soient devenus des noms de saints d’abord, puis des noms de famille ».

Selon Gabriel Olphe-Galliard : « On peut inférer (...) que « Edulphi » n'est qu'une variante de « Odulphi » (...) et en second lieu que « Odulphi » est un dérivé de « Rodulphi » et que « si cette hypothèse venait à être confirmée, il en résulterait que l'origine de la famille Olphi devrait se rattacher à l'une des nombreuses familles Rodulphi qui existent à cette époque ». Il ajoute « Parmi ces dernières nous citerons seulement : Rodolphe, doyen de Gap (1251), Pierre Rodulphi, de La Bréole, jurisconsulte (1301), n. Rodulphi, d'Ancelle, notaire (1334), Jean Radulphi, de Châteauroux (1308), etc. »Gabriel Olphe-Galliard, La famille gapençaise Olphe-Galliard, Annales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 1902, pages 100-101..

Le nom « Olphi » parait seul de 1301 à 1460, date à laquelle on le trouve joint à celui de « Gaillard » ayant pour étymologie le latin gallus signifiant coq ou gauloisDictionnaire des dictionnaires; ou, Vocabulaire universel et complet de la langue française reproduisant le dictionnaire de l'Académie française, Volume 2, Académie française, 1839.

Les Olphi porteront tantôt ce nom seul, tantôt complété par « alias Gaillardi » ou « dit Galliard », tantôt composé en « Olphe-Galliard ». À la fin du seizième siècle à Gap, et du dix-huitième à la Bâtie-Neuve, le nom d'Olphe disparait même complètement pour ne laisser subsister que celui de « Gaillard ».

Filiation simplifiée : branche d'Ancelle

: branche de Gap

: branche de La Bâtie-Neuve

: branche de Lyon

Galerie

Fiefs et possessions Seigneuries (haute, moyenne et basse justice) de Châteauvieux (1563) et de Rambaud (1572)Gabriel Olphe-Galliard, La famille gapençaise Olphe-Galliard Annales des Alpes : recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, 190, page 128., Coseigneurie de Montmorin (1574).

Armes Cette famille porte :

Image Armoiries90px D'azur au coq d'or becqué, crêté et barbé de gueules au chef d'argent chargé d'un croissant de sable. Jacques (ou Jean) Gaillard, conseiller, secrétaire du roi en la chambre des comptes du Dauphiné en 1696, est rattaché à la famille Olphe-Galliard par André Guirard et Emile Salomon. Armes parlantes (Galliard, Gallus). D'argent à une rose à huit pétales de gueules, barbée de sinopleInventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790 : Série BB, articles 84 à 155 ; Série CC, articles 1 à 426, Gap (France), Paul Guillaume, 1913. D'après un sceau du notaire Jean Olphi dit Galhard en 1512. D'azur à trois pals d'or, au chevron de sable brochant sur le tout. Armes de l'Abbé Olphe-Galliard, Devise : Lux vera, pax nostra (« La vraie Lumière, notre paix »).

Alliances Les principales alliances de la famille sont : Dauphiné : Gregoire (av. 1500), de Patras (1545 et 1555), Bernard du Moulin (av. 1543 et av. 1547), de Gauthier (1547), Mutonis (1548), Arnaud (av. 1555), du Buisson (av. 1556), Martin de La Piarre (av. 1558), de Reynard (av. 1564), Farel (1573), de Nicat de Montmorin (av. 1574), de Piard (1582), d'Armand de Châteauvieux (1596), de Clot-Eyraud (av. 1615), Chevalier du Pin (1631).

Lyonnais : André (1748), Piron (1808), Michet (1811), Joyard (1825), Frerejean (1867), Fayard de Mille (1872), Bizot (1904), Gensoul (1907), Arthaud de La Ferrière (1907), Rimoz de La Rochette (1913), Jarrosson (1930), Casati (1954), Courbon-Lafaye (1975).

Autres : Hedde (1864), Desages (1879), Poute de Puybaudet (1892), de Catheu (1909), Hess (1921), Dal Piaz (1922), de La Fournière (1924), Deltour de Chazelles (1934), du Buit (1936), Escudier (1941), Pastré (1949), Poirier de Clisson (1950), Faye (1951), de Pradier d'Agrain (1974), de Capele d'Hautpoul (1975), Casalis (1979), Baume (1979), Colomb de Daunant (1982), de Solere (1991), Hême de Lacotte (1991), de Carrère (1993).

Odonymie La rue Olphe-Galliard, dans le centre de Gap (Hautes-Alpes), est dédiée à Léon Olphe-Galliard, qui a donné au Musée Muséum départemental des Hautes-Alpes une importante collection d'oiseaux empaillés ainsi que sa riche bibliothèque.

Voir aussi Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . .

Articles connexes Liste de familles subsistantes d'ancienne bourgeoisie française Armorial des familles du Dauphiné

Références

Olphe-Galliard Olphe-Galliard Olphe-Galliard