Une arca désigne en corse une fosse commune. On en trouvait dans les cimetières communaux et dans les églises. Ce mode d'inhumation s’inscrit dans le mouvement plus général de la piété baroque (-), mais a perduré vraisemblablement jusqu’au . thumb|Plaque funéraire de 1754 (MH) dans l'église Saint-François à Canari.

Définition Arca vient du latin arca, ae, f., cellule, coffre ou cercueil. En corse, il désigne une « fosse commune » ou un « charnier » qui était situé dans une église ou à ses abords.

INFCOR, la banque de données en corse, donne la définition du mot arca (fosse commune) en langue corse : .

Contexte de la pratique funéraire Cette inhumation collective à l'intérieur d'une église ou dans ses abords immédiats s'inscrit dans une pratique commune à l'ensemble de l'Europe qui semble culminer au XVIIe siècle, avant de décroître au XVIIIe siècle, notamment pour des raisons hygiénistes, mais de manière non uniforme selon les régions. Ainsi, selon Régis Bertrand, .

Histoire thumb|Plaque sur l'église paroissiale Sainte-Marie à Albertacce. En Corse, les sépultures datant de la période médiévale et situées à proximité des chapelles romanes sont abandonnées progressivement à partir du début du au profit de lieux consacrés et couverts. Ces nouveaux usages funéraires sont explicitement mentionnés dans la majorité des testaments de l'époque. Pour répondre à ces demandes, des arche sont aménagées dans le sous-sol des églises baroques de l'île. Ces églises, selon leur superficie et leur configuration, peuvent contenir plusieurs arche qui permettent de répartir les dépouilles au moins entre trois catégorises: les laïcs qui sont les plus nombreux, les clercs et les enfants morts avant d'avoir reçu le sacrement de la communion.

Ces inhumations collectives sont interdites dans les églises de Corse par un édit royal de , et un décret révolutionnaire de renouvèle l'interdiction, ainsi que Napoléon en . Toutefois cette pratique, commune à la Corse et aux zones les plus élevées des Alpes, semble avoir été poursuivie en dehors des églises jusqu'à la fin du XIXe siècle, voire au début du XXe siècle. Elle est attestée dans quelques localités des Alpes-Maritimes en dans l’enquête de l’an XII sur les lieux consacrés aux inhumations. En milieu rural, les arche sont tout d'abord remplacées par des sépultures familiales, tandis que les cimetières communaux se répandent avant tout dans les villes pour n'atteindre la campagne qu'à partir des années -.

Arche recensées +Nom d'usageCommuneDépartementDatationRéférences notice plateforme ouverte du patrimoineArcaGiunchetoCorse-du-Sud ( quart) ?IA2A004008Ancienne chapelle à arcaZévacoCorse-du-SudPA00099124Chapelle San-CervoneLavatoggioHaute-CorseMHR94_20232B00037Arca di CarponuBelvédère-CampomoroCorse-du-Sud ( quart)IA2A004022Église Saint-MartinErbajoloHaute-Corse ; MHR94_20232B00026Église paroissiale Saint-Nicolas de BariAzzanaCorse-du-SudInconnueIVR94_20092A00667Église paroissiale Saint-GavinSan-Gavino-di-CarbiniCorse-du-Sud ?) ; ? ; ( quart)IA00071669Église de l'ancien couvent de Franciscains Saint-François d'Aregno (dalle funéraire des Frères prêcheurs)CorbaraHaute-Corse ( quart)IM2B002612Église Saint-AlbertSollacaroCorse-du-Sud ; ; IA2A000676Chapelle Sainte-MarieLevieCorse-du-Sud ( quart) ; ( moitié)IA00071653

Notes et références

Références

Annexes Bibliographie

Articles connexes Cimetière Corse Fosse commune Rite funéraire

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