Le Quintette pour vents et piano en ré mineur opus 8 est un quintette pour flûte, hautbois, clarinette, basson et piano d'Albéric Magnard.

Présentation Dédié à Octave Maus, le Quintette de Magnard est composé en 1894 et créé le aux concerts de la Libre Esthétique à Bruxelles. Les interprètes sont alors : Théophile Antony (flûte), Guillaume Guidé (hautbois), Gustave Poncelet (clarinette), Josse Boogaerts (basson) et Théo Ysaÿe (piano).

Il est publié par le compositeur en 1904.

Structure Le Quintette pour vents et piano, , comprend quatre mouvements : Sombre Tendre Léger Finale : Joyeux

La durée d'exécution est d'environ trente cinq minutes.

Analyse Au début de l’œuvre, à l'unisson des vents sur un flot d'arpèges du piano, est exposé un thème énergique à la coloration phrygienne : alt=Extrait de partition présentant le thème|centré|vignette|redresse=3|Motif thématique du début du Quintette op. 8 d'Albéric Magnard. Le premier mouvement s'écoule ensuite en une solide architecture de forme sonate, et se conclut par une coda « sereine et calme [...] dans la clarté du mode majeur ».

Le deuxième mouvement est un mouvement lent, en fa majeur. Il est construit en trois parties : dans la première, après une sorte de choral au piano, la clarinette chante une longue cantilène, « sinueuse et expressive » ; la deuxième partie est très différente, s'articulant autour d'un récitatif au piano seul ; à la troisième partie, une reprise variée et amplifiée de la première, tous les instruments se retrouvent, et le choral initial réapparaît à la fin.

Le troisième mouvement est en si bémol majeur et s'ouvre dans une ambiance « agreste et sensuelle » où la flûte est à l'honneur, avant un long solo de hautbois dans le trio, à la coloration « arabisante » (en si mineur, avec des quartes augmentées) ; vient ensuite la reprise du léger.

Le finale, de forme rondo-sonate, est le « plus long et le plus complexe » des quatre mouvements. Dans le développement terminal, deux idées du mouvement lent sont reprises, et le basson a le loisir, à son tour, de s'exprimer en solo. Ensuite, le thème initial de l’œuvre refait une apparition, et le quintette se termine « dans l'élan jaillissant d'un ré majeur tardivement, mais victorieusement atteint ».

L'ensemble de la pièce est qualifiée par Marcel Labey de . Harry Halbreich salue l' de la partition. Gustave Samazeuilh en apprécie qui contiennent .

Discographie

Moderniste, Les Vents français : Emmanuel Pahud (flûte), François Leleux (hautbois), Paul Meyer (clarinette), Gilbert Audin (basson), Éric Le Sage (piano) ; in CD 1, Warner Classics, 2019. Quintette (Caplet / Magnard), Aura Ensemble, Thorofon CTH 2375, 1998.

Ensemble de chambre de Zurich : Anna-Katharina Graf (flûte), Roman Schmid (hautbois), Elmar Schmid (clarinette), Jiři Flieger (basson), Adelina Oprean (violon), Thomas Demenga (violoncelle), Christoph Keller (piano) — Accord, 1987Livret en anglais..

Bibliographie Ouvrages généraux , , , . Monographies , .

Références

Liens externes

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