Louis-André de Grimaldi d'Antibes, né au château Grimaldi de Cagnes le et mort à Londres le 28 décembre 1804, est un prélat français du et du début du .

Biographie

Louis-André de Grimaldi est le fils d'Honoré IV Grimaldi, marquis de Cagnes, et d'Hélène d'Orcel-de-Plaisians. Neveu de Charles de Grimaldi d'Antibes, évêque de Rodez, Louis-André sera, comme son oncle avant lui, vicaire général de l'archevêque de Rouen.

Il est abbé commendataire de Chambrefontaine de 1760 à 1780 (abbaye de l'ordre de Prémontré au diocèse de Meaux), puis il obtient, en 1780, la commende de Saint-Jean-Baptiste d'Amiens (ordre de Prémontré).

Il est nommé évêque du Mans en 1767, confirmé le et consacré le Journal d'un chanoine du Mans, Nepveu de La Manouillère (1759-1807), 772 pages (dont 32 en couleurs) avec 52 illustrations et un glossaire de 22 pages, texte intégral établi et annoté par Sylvie Granger, Benoît Hubert et Martine Taroni, préface de Philippe Loupès, Presses universitaires de Rennes, 2013 , page135. par Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord, coadjuteur de l'archevêque de Reims. Le , il assiste avec son confrère Jarente de La Bruyère (1706-1788), évêque d'Orléans, à la bénédiction d'intronisation de Madame Venture-Gabrielle de Pontevès de Maubousquet, la nouvelle abbesse de l'abbaye de Maubuisson, par l'évêque de Marseille, Jean-Baptiste de Belloy (1709-1808)Notes de Mr Le Vallois, curé de Saint-Maclou de Pontoise de 1744 à 1779 publiées par Henri Le Charpentier dans Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, tome.IV, Pontoise, 1883, p. 99.. Pendant ces années, il « s'était appliqué à embellir sa maison de campagne ; il y traça un jardin anglais, le premier sans doute qu'on eût vu dans la province, et en fit une habitation délicieuse. »Etienne Denis Pasquier, Mémoires du chancelier Pasquier, Paris, Plon-Nourrit, 1894, 4e édition, p. 9. En ligne..

En 1778 il est nommé évêque de NoyonSur les cérémonies du départ de Grimaldi du Mans voir Journal d'un chanoine du Mans... Op. Cit., pages 301 à 304. et reçoit ses bulles pontificales le . Pendant 10 ans « il étale ses goûts de fastueux » mais il n'est pas élu député aux États généraux de 1789. En 1790, la Constitution civile du clergé supprime son diocèse.

Il émigre aux Pays-Bas, dans les États allemands et enfin en Grande-Bretagne. Retiré à Londres, il reçoit du gouvernement britannique une petite pension. Lors de la signature du Concordat de 1801, il refuse de se démettre et signe toutes les réclamations anticoncordataires jusqu'à sa mort trois ans plus tard, en 1804Armand Jean, Les évêques et les archevêques de France depuis 1682 jusqu'à 1801, Paris et Mamers, 328.

Généalogie

Notes et références

Annexes

Articles connexes Famille Grimaldi Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K) Armorial des Grimaldi Bibliographie Thierry Trimoreau (sous la direction de) : Histoire des évêques du Mans (version grand public, chez Siloé, 2018, 370 pages et version scientifique & universitaire, chez Art et Civilisation du Maine & LFCV, 2020, 420 pages).

Liens externes

Louis Catégorie:Évêque du Mans Catégorie:Évêque de Noyon Catégorie:Abbé commendataire du XVIIIe siècle Catégorie:Évêque catholique français du XVIIIe siècle Catégorie:Naissance en décembre 1736 Catégorie:Naissance à Cagnes-sur-Mer Catégorie:Décès en décembre 1804 Catégorie:Décès à Londres