Philippe Ausseur, né le à Brest, mort le dans le , était un officier de marine français, devenu vice-amiral d'escadre.

Il occupe plusieurs postes clés, notamment à l'État-major particulier du général de Gaulle, puis comme major général de la Marine au moment de la guerre des Malouines, et membre du Conseil supérieur de la marine.

Biographie Philippe Ausseur est né le à BrestÉric Chiaradia, L'entourage du général de Gaulle : juin 1958-avril 1969, éditions Publibook, 2011, .État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970. Il choisit d'être officier de marine et réussit le concours d'entrée à l'École navale, dans la promotion 1942..

Jeune officier de marine Enseigne de vaisseau de classe en , Ausseur prend part à la Guerre d'Indochine de 1947 à 1949, au sein de la Force amphibie de la marine (F.A.M.I.). Il obtient ensuite le brevet de la spécialité de transmetteur à l'École des officiers des transmissions (implantée aux Bormettes). C'est là qu'il reçoit comme prix un pistolet semi-automatique MAB D, dont il fera plus tard don au musée national de la Marine.. Il devient officier des transmissions au Centre de formation maritime (CFM) de Mimizan, puis chef du service transmissions à bord du destroyer-escorteur de classe Kléber de 1950 à 1952. Promu lieutenant de vaisseau en , il sert ensuite sur le croiseur-école Jeanne d'Arc, puis à bord de l'escorteur d'escadre Maillé-Brézé. Après avoir été stagiaire à l'École supérieure de Guerre navale, il est affecté de 1958 à 1959 à l'état-major de la Première flottille d'escorteurs d'escadre ( FEE).

Premiers commandements ; état-major particulier du président de la République Capitaine de corvette en 1959, Philippe Ausseur est nommé à la direction du personnel militaire de la Marine. Il prend le commandement du Béarnais en , et l'exerce jusqu'en 1963. Il sert ensuite à l'administration centrale de à . Devenu capitaine de frégate, Philippe Ausseur prend en le commandement de l'aviso-escorteur Victor-Schœlcher, "conserve" du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc..

Il est nommé le 16 octobre 1967 à l'État-major particulier du président de la République, qui est alors le général de Gaulle. Il remplace le colonel Briquet, et y reste en fonction jusqu'au 28 avril 1969Éric Chiaradia, L'entourage du général de Gaulle : juin 1958-avril 1969, éditions Publibook, 2011, 361 .. Selon Chiaradia, si Ausseur quitte ses fonctions en même temps que le départ de général de Gaulle, c'est parce que son affectation avait atteint son terme normal, quoique légèrement inférieure à la durée moyenne des affectations à terre, qui peut atteindre trois ansÉric Chiaradia, L'entourage du général de Gaulle : juin 1958-avril 1969, éditions Publibook, 2011, ..

Amiral, major général de la Marine Promu capitaine de vaisseau en , il est ensuite nommé contre-amiral en .

Promu vice-amiral, il est nommé à la fonction de major général de la Marine en 1979Conseil des ministres, séance du 17 octobre 1979., et l'exerce de à . Pendant qu'il exerce cette responsabilité (en janvier 1981Conseil des ministres, séance du 16 janvier 1981.) l'amiral Ausseur est élevé au rang et appellation de vice-amiral d'escadre pour prendre rang au mars 1981, puis nommé membre du Conseil supérieur de la Marine en août 1981Conseil des ministres, séance du 19 août 1981., décision confirmée en janvier 1982Conseil des ministres, séance du 6 janvier 1982..

En tant que major général de la Marine, il est le « numéro 2 »ou plus exactement son numéro 1, le CEMM n'étant pas inclus dans la structure, mais bénéficiant de son assistance de l'état-major de la marine. Au moment de la guerre des Malouines en avril-juin 1982« Amiral Ausseur : La leçon des Malouines », L'Express, juillet 1982., il estime qu'il s'agit du Hervé Coutau-Bégarie, « Après les Falkland... Quel avenir pour les flottes de surface ? », in Politique étrangère, n°3, 1982, ..

Travaux historiques thumb|Le Musée de la Marine conserve et expose son pistolet MAB D. L'amiral Ausseur quitte le service actif le juillet 1982.

Il écrit alors des articles stratégiques et historiques sur la Marine nationale, comme « La leçon des Malouines »Dans Le Point, 5 juillet 1982, . — Cité par Hervé Coutau-Bégarie, « Après les Falkland... Quel avenir pour les flottes de surface ? », in Politique étrangère, n°3, 1982, . ; « La stratégie des moyens »Dans Revue défense nationale, octobre 1982, 10. ; « La jeune école »Publié dans Marine et technique au , Service historique de la Marine, Paris, 1987 et Vincennes, 1988. — Cité dans Arne Roksund, The jeune école: the strategy of the weak, Brill, 2007, 55, et dans « La mondialisation », congrès de l’Association française de science politique, 2002, 31. ; « Le haut commandement de la marine française, il y a cent ans »Publié par le Service historique de la Marine, dans Communications, 1986-1987 et 1987-1988, Vincennes, 1989..

Il publie l'ouvrage La Politique navale des grandes puissances: 1898-1914, en 1983.

Il meurt à quatre-vingt-quatorze ans le , dans le .

Œuvres La Politique navale des grandes puissances: 1898-1914'', 1983, 119 pages.

Distinctions (1977) ; , 1982Ordre national du mérite. Décret du 7 septembre 1982 portant élévation à la dignité de grand officier. Publié dans le Journal officiel (numéro complémentaire) du 9 septembre 1982, p. 8324..

Notes et références

Annexes Articles connexes Histoire de la marine française Liste des majors-généraux de la marine

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