Jacques Panijel, né le à ParisÉtat civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970 et mort le dans la même ville, immunologiste de profession, est un cinéaste, écrivain, auteur dramatique et militant politique.

Biographie Jacques Panijel s'engage dans la Résistance à l'âge de 19 ans. Patron de la région Rhône-Alpes du réseau Combat, il crée le SNM (Service National Maquis) en 1943 dont l'objectif est de former des sous-officiers chargés d'accueillir les réfractaires au STO. Il esa décoré de la croix de guerre, de la Légion d'honneur et de la Rosette de la Résistance après avoir passé un an au ministère de la Guerre en tant que chef du Bureau.

Il publie en 1948, aux Éditions de Minuit, un roman intitulé La Rage, inspiré par son expérience des années de Résistance où il met en lumière la possibilité de s'engager dans l'action physique tout en étant un intellectuel. Malgré le soutien de Vercors à l'origine de l'édition du livre, le PCF, à travers l'Humanité, critique vivement l'ouvrage.

Il réalise avec Jean-Paul Sassy La Peau et les Os, premier long métrage tourné en prison qui reçoit le prix Jean-Vigo en 1961.

Il prend une part active à la lutte politique contre la guerre d'Algérie en fondant avec Pierre Vidal-Naquet et Laurent Schwartz le Comité Audin (1957).

En 1960, il crée le journal clandestin Vérité-Liberté avec Robert Barrat, Pierre Vidal-Naquet et Paul ThibaudMartin Evans, Mémoires de la guerre d'Algérie, Editions L'Harmattan, 2008, p. 100. Il signe le Manifeste des 121, publié par ce journal le , et titré « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie ».

Après le massacre du 17 octobre 1961, il tourne un film, qu'il intitule Octobre à Paris, à partir d'entretiens avec des victimes de la répression. Interdit, ce film est présenté lors de projections clandestinesCompte rendu d'un débat organisé par la Ligue des Droits de l'Homme. Il n'obtient son visa d'exploitation qu'en 1973, après une grève de la faim de René Vautier, autre cinéaste ayant dénoncé la guerre d'Algérie dans ses films.

Il poursuit sa carrière de biologiste, et devient chef du service de physiopathologie de l'immunité à l'Institut Pasteur tout en étant directeur de recherche au CNRS.

Ses derniers engagements politiques sont de dénoncer l'invasion par l'URSS de la Tchécoslovaquie en , et en 1969 de prendre la parole lors d'un meeting à la Mutualité, à Paris, aux côtés de Michel Rocard et Alain Krivine.

Il est inhumé au cimetière du MontparnasseAvis de décès, avant d'être transféré au cimetière de Saint-Pantaléon-de-Larche (Corrèze).

Filmographie Cinéma (réalisation) 1962 : Octobre à Paris 1961 : La Peau et les Os (coréalisateur : Jean-Paul Sassy) Télévision 1957 : Le Baladin du monde occidental de Marcel Bluwal (adaptation)

Notes et références

Liens externes

Qui se souvient de Jacques Panijel note biographique Entretien avec Jacques Panijel dans la revue Vacarme, n°13, été 2000.

Catégorie:Signataire du Manifeste des 121 Catégorie:Réalisateur français Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance en septembre 1921 Catégorie:Naissance dans le 17e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en septembre 2010 Catégorie:Décès dans le 18e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 88 ans Catégorie:Personnalité inhumée dans la Corrèze