Werner Albrecht Freiherr von und zu GilsaFreiherr est un titre de noblesse et non une partie d'un nom, traduit comme Baron. La forme féminine est Freifrau et Freiin. (né le à Berlin et mort le à Litoměřice) est un General der Infanterie allemand qui a servi au sein de la Heer dans la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il a été récipiendaire de la croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne. Cette décoration est son grade supérieur, les feuilles de chêne, sont attribuées pour récompenser un acte d'une extrême bravoure sur le champ de bataille ou un commandement militaire avec succès.

Il a été le dernier assigné comme commandant de la Wehrmacht à Dresde. En 1936, alors qu'il est Oberstleutnant (Lieutenant colonel), Gilsa est nommé commandant du village olympique durant les Jeux olympiques d'été de 1936 à Berlin.

Biographie

Pré-guerre et Première Guerre mondiale Werner von Gilsa est issu d'une famille noble allemande, les seigneurs et barons de , et est lui-même baron (Freiherr). Ses parents sont le major général (1854-1913) et son épouse Leonie, née von Wallmoden (1862-1937). Il rejoint le régiment de fusiliers de la Garde, élément de l'armée prussienne, le . Le , Gilsa est nommé sous-lieutenant. Au début de la Première Guerre mondiale, il monte au front comme chef de peloton. Il est promu premier lieutenant le . Entre-temps, il lui est décerné la croix de fer première et seconde classe. Gilsa devient adjudant de régiment, puis adjudant-major de brigade; le , il est promu au grade de capitaine (Hauptmann). À la fin de la guerre, il reçoit la croix de chevalier de l'ordre de la chambre royale de Hohenzollern avec épées, ainsi que d'autres décorations.

Les années Weimar Après la guerre, Gilsa est transféré dans la Reichsheer. De là, il fait la transition, au printemps de 1920, au d'infanterie militaire de la Reichsheer et est responsable de la formation de . Il devient officier de compagnie dans le d'infanterie prussienne, puis commandant de compagnie. Entre 1924 et 1927, il est chef de la 8. MG (bataillon de mitrailleuses) du d'infanterie prussienne. Le , il est nommé adjoint au commandant de la zone d'exercice des troupes à Döberitz et comme tel est promu au grade de major le .

Carrière dans la Wehrmacht Gilsa devient commandant du du d'infanterie le . Il est promu lieutenant-colonel (Oberstleutnant) le . Avec l'élargissement de la Reichsheer, Gilsa devient le commandant du du régiment d'infanterie à Lübeck. Il est nommé commandant du Régiment de la Garde de Berlin le . En tant que tel, il devient, à l'été 1936, le commandant du village olympique, en remplacement de Wolfgang Fürstner.

Seconde Guerre mondiale Gilsa est, du au , commandant du d'infanterie. Il mène son unité dans la Campagne de Pologne au début de la Seconde Guerre mondiale. Pendant la campagne, il lui est décerné les 2 agrafes (Spangen) de sa croix de fer, ce qui signifie qu'il lui a été décerné ces décorations pour la deuxième fois. Au début de 1940, son régiment combat dans la Campagne contre la France. Gilsa réussit à prendre Charleville avec quelques ponts intacts sur la Meuse, ce qui contribue à la réussite de l'avance allemande. Pour cette réalisation, il reçoit la croix de chevalier de la croix de fer, le . Du au , Gilsa est commandant de la d'infanterie. À l'hiver 1941-1942, sa division est envoyée sur le Front de l'Est. Pour la défense des sites fortifiés de Soukhinitchi (Festen Platzes Suchinitschi), Gilsa reçoit les feuilles de chêne de sa croix de chevalier, le . Il est promu au grade de lieutenant général (Generalleutnant le de cette année.

Dernier commandement Gilsa est promu général d'infanterie (General der Infanterie) le . Du au , il est le commandant général du Corps d'Armée (LXXXIX. Armeekorps), qui prend part à la bataille de l'Escaut, du au . Gilsa est commandant militaire de Dresde du à . À Dresde, il ouvre les hôpitaux et les entrepôts de nourriture de la Wehrmacht à la population civile.

Capturé par les Soviétiques à la fin de la guerre, Gilsa met fin à sa vie en se suicidant.

Décorations Croix de fer (1914) () () Croix hanséatique de Hambourg Croix de chevalier de l'ordre royal de Hohenzollern avec glaives Croix d'honneur Agrafe de la croix de fer (1939) () () Médaille du Front de l'Est Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne Croix de chevalier le en tant que Oberst et commandant du Infanterie-Regiment 9 de chêne le en tant que Generalmajor et commandant de la 216. Infanterie-Division

Références Note

Source

Littératures Fellgiebel, Walther-Peer (2000). Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Friedburg, Allemagne: Podzun-Pallas. . Scherzer, Veit (2007). Ritterkreuzträger 1939–1945 Die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchives. Jena, Allemagne: Scherzers Miltaer-Verlag. . Liens externes Werner von Gilsa sur lexikon-der-wehrmacht

Catégorie:General der Infanterie de la Heer de la Wehrmacht Catégorie:Hauptmann du royaume de Prusse Catégorie:Hauptmann de la Deutsches Heer Catégorie:Oberstleutnant de la Reichswehr Catégorie:Militaire allemand de la Première Guerre mondiale Catégorie:Chevalier de l'ordre de Hohenzollern Catégorie:Récipiendaire de la croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne Catégorie:Récipiendaire de la croix du Mérite militaire (Autriche) Catégorie:Récipiendaire de 1re classe de la croix de fer Catégorie:Récipiendaire de la croix hanséatique (Hambourg) Catégorie:Titulaire de la médaille du front de l'Est Catégorie:Naissance en mars 1889 Catégorie:Naissance à Berlin au XIXe siècle Catégorie:Décès en mai 1945 Catégorie:Décès à Litoměřice Catégorie:Décès à 56 ans Catégorie:Militaire suicidé Catégorie:Suicide en Allemagne Catégorie:Personnalité s'étant suicidée en prison