La Mission de l'Inde à Lhassa ouverte le vit son statut modifié en Consulat général le avant d'être fermée le à l'issue de la guerre sino-indienne.
Histoire La Mission de l'Inde à Lhassa est ouverte lors de l'accession de l'Inde à l'indépendance le , remplaçant la mission britannique à Lhassa (1936-1947) Heinrich Harrer, Seven years in Tibet, translated from the German by Richard Graves; with an introduction by Peter Fleming; foreword by the Dalai Lama, E. P. Dutton, 1954 : . Obituary -- Dr Hugh Richardson, The Scotsman, 7th December 2000, reproduit sur le site World Tibet News : .
Selon ses propres dires publiés sur le site du gouvernement tibétain en exil, Sonam T. Kazi fut interprète et traducteur auprès de la mission indienne au Tibet entre 1949 et 1956 A brief account of Mr. Sonam T. Kazi's experience in Tibet before the Chinese Invasion, 13 septembre 1994..
Sumal Sinha est en poste à la Mission de l'Inde en quand les Chinois sont arrivés à Lhassa, précédés du général Zhang Jingwu, le représentant du Comité central du Parti communiste chinois. Dans son rapport mensuel, il relate les événements d'août-septembre de façon tragi-comique. Il mentionne que la mission a reçu les officiels suivants durant ce mois : Dzasa Lobzang Samten (frère aîné du dalaï-lama), Sholkhang Jetung Kusho, Kazi Tse Ten Tashi, Dzasa Liushar et Sampho Dzasa Claude Arpi, The Chinese arrive in Lhasa....
En , l'accord en 17 points fut signé sous la contrainte selon l'historien indien N. Jayapalan, et le Tibet devint une région de la Chine N. Jayapalan, India and her neighbours, Atlantic Publishers & Dist, 2000, , p. 8. Le C. H. Alexandrowicz, India and the Tibetan Tragedy, Foreign Affairs, avril 1953, les gouvernements de l'Inde et de la Chine annoncèrent leur accord de changer le statut de la mission en un Consulat général. Le consul général, AK Sen est déjà arrivé à Lhassa. Trois bureaux commerciaux en dépendront aussi à Gyantsé, Gartok et Yatung que peut entretenir à l'avenir l'Inde Karl Haushofer, Zeitschrift für Geopolitik, Volume 24, Éditeur C. W. Leske, 1953, p. 332 .
En 1959, dans les premiers temps d'une révolte à Lhassa, le 9, puis le , une délégation tibétaine officielle lança un appel au monde extérieur par l'intermédiaire du Major S. L. Chhiber, le consul indien à Lhassa, mentionnant la déclaration d'indépendance du Comité de libération. La semaine suivante, le télégraphe indien continua d'informer des événements de Lhassa New Delhi, où les télégrammes furent cependant bloquésMichel Peissel, Les Cavaliers du Kham, guerre secrète au Tibet, Robert Laffont, Paris, 1972, , p. 175.
Gyatsho Tshering, un érudit tibétain de nationalité indienne, en poste de 1955 à 1962 au Consulat de l'Inde à Lhassa, explique qu'entre 1955 et 1959, une partie du travail au consulat consistait à rassembler des informations sur les activités de l'armée chinoise, et qu'il était donc au courant de la tension en mars 1959. Le soir du , l’atmosphère était survolté, et il passe la nuit avec ses collègues au consulat, sans pouvoir dormir. À 2 h du matin, le bombardement commence, il sait que le dalaï-lama a quitté le Norbulingka mais, il en garde le secret. Il décide de sortir pour voir ce qui se passe, et constate que les rues sont pleines de soldats chinois, hurlant et tirant à bout portant, et qu'il y a des masses de cadavres. L'artillerie tire sur le Potala, le bombardement dure deux heures, à la suite de quoi, les moines du Potala sortent, offrant des cibles faciles aux mitraillettes des militaires chinois. Il vit aussi deux femmes et un homme marchant sur la route, des écharpes blanches à la main en signe de paix, qui furent fauchés par quatre ou cinq coups de fusil. Dans un monastère proche du Potala, il voit des soldats chinois menacer une trentaine de Tibétains qui lèvent les mains. Fouillés à la recherche d'arme, ils sont fusillésBertrand Odelys, Dharamsala, Chroniques tibétaines, préface du dalaï-lama, Albin Michel, 2003, , p. 222, p. 228-229.
Lors du soulèvement tibétain, en , les autorités chinoises prétextant protéger la Mission des « rebelles », placèrent pendant plusieurs mois une garde à son entrée, intimidant les Indiens de Lhassa qui n'osaient plus se rendre chez leur consul, et ignorant la protestation du gouvernement indien à ce sujetRevue de défense nationale, Comité d'études de défense nationale (France) - 1959, p. 1642. Le , à l'issue de la guerre sino-indienne, le consulat indien à Lhassa est fermé en même temps que celui de Shanghai.. En , Pékin évoqua la possibilité qu'il soit rouvertClaude Arpi, An Indian Consulate in Lhasa?India can reopen consulate in Lhasa:Chinese foreign ministry official, 25 août 2009.
En , après une demande de la Chine d'ouvrir un troisième consulat en Inde, à Chennai, l'Inde a demandé à rouvrir son consulat à Lhassa au Tibet. La Chine s'est montré plus prudente que jamais au sujet de cette ouverture au Tibet en raison d'une série d'auto-immolations de Tibétains, dont Pékin prétend qu'elles sont effectuées à la demande du dalaï-lama. Pour les Officiels indiens, la réouverture faciliterait les échanges économiques et les pèlerinages au Kailash et au lac Manasarovar India to reopen Lhasa consulate, China not game, Hindustan Times, 28 mai 2012.
En 2014, la Chine a refusé la proposition indienne..
Liste des chefs de la Mission
Hugh Richardson (- )Lowell Thomas, Out of this world: across the Himalayas to forbidden Tibet, 1954, Greystone Press, p. 110 : Sumal SinhaIqbal Singh, Between two fires: towards an understanding of Jawaharlal Nehru's foreign policy, Volume 2, Orient Blackswan, 1998 , p. 219Claude Arpi, The History of a ConsulatePatrick French, Tibet, Tibet Une histoire personnelle d'un pays perdu, traduit de l'anglais par William Oliver Desmond, Albin Michel, 2005, , p. 234 ( - ).
Liste des consuls généraux
A. K. SenKarunakar Gupta, Sino-Indian relations, 1948-52: role of K.M. Panikkar, Netaji Institute for Asian Studies - 1987 p. 75 : ( - 1954India ... Annual Review, Information Service of India., 1954, p. 260) P. N. Menon (-)Jawaharlal Nehru, Selected works of Jawaharlal Nehru, Volume 33, Jawaharlal Nehru Memorial Fund, 2004 p. 478 : (avec le consul Apasaheb Balasaheb Pant) Major S. L. Chhibber (1956 - 1959) (1959 - 1961) Prem Nath Kaul, Frontier callings, Vikas Pub. House, 1976, . A. R. Deo (Arvind Deo)India. Ministry of External Affairs, Notes, Memoranda and Letters Exchanged and Agreements Signed Between the Governments of India and China: July 1963-Jan. 1964 (1961 - ).
Notes et références
Inde Inde Catégorie:Ambassade d'Inde Catégorie:Relations entre l'Inde et le Tibet Catégorie:Relations entre la Chine et l'Inde Catégorie:Fondation en 1947 Catégorie:Organisme disparu en 1962