vignette|Vue sur le mont Rivel depuis Champagnole. Champagnole , en arpitan-comtois Tsampagnola, est une commune française située dans le département du Jura, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté. Elle est le siège de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura.
Avec nommés Champagnolais et Champagnolaises en , elle est la quatrième commune la plus peuplée au niveau départemental, après Dole, Lons-le-Saunier et Saint-Claude. Établie à environ 540 mètres d'altitude sur la rive droite de l'Ain, dont la source se trouve à une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau, la ville se situe au cœur du second plateau du Jura.
Géographie Champagnole, surnommée « la Perle du Jura », est une ville au centre géographique du département jurassien. Porte d'entrée du parc naturel régional du Haut-Jura, elle se trouve au pied du mont Rivel.
Situation La commune de Champagnole est située en Franche-Comté, dans le centre du département du Jura, à une quinzaine de kilomètres à vol d'oiseau à l'ouest du département du Doubs. Les grandes villes les plus proches sont Besançon, préfecture du département du Doubs, située à à vol d'oiseau en direction du nord et les villes suisses de Lausanne et Genève situées respectivement à au sud-est et à au sud. Paris, la capitale se trouve à au nord-ouest. Elle fait partie du canton de Champagnole de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura et elle est intégrée dans l'aire d'attraction de Champagnole.
Communes limitrophes
Géologie et relief
L'altitude du centre-ville de Champagnole est de environ. L'altitude minimum et maximum sont de et Géographie et plan de Champagnole Website Carte France. Consulté le 8 septembre 2012.. La ville se situe au pied du mont Rivel, qui culmine à d'altitude. vignette|redresse=3.5|center|Panorama de Champagnole.
La commune s'inscrit dans la grande région naturelle du Jura externe, où elle s'est installée au Nord de la combe d'Ain dominée par la côte de l'Heute qui sépare le plateau de Champagnole du plateau de Lons-le-SaunierBloc diagramme Combe d’Ain, extrait de Vincent Bichet et Michel Campy, Montagnes du Jura, géologie et paysages, Néo Éditions, 2008. La carte géologique de Champagnole présente un sous-sol composé de terrains alluvionnaires glaciaires et des morainesTerrains notés FG (alluvions fluvio-glaciaires), GL (alluvions glacio-lacustres) et Gm (alluvions glaciaires morainiques) sur la carte. La ville est dominée au Nord par le mont Rivel qui correspond à une butte-témoin isolée du plateau de Champagnole..
L’ancienne carrière à ciel ouvert du mont Rivel est creusée dans cette butte-témoin. .
Hydrographie vignette|Le pont Neuf sur l'Ain et l'ancien moulin de Champagnole. La ville est située sur la rive droite de l'Ain, au confluent avec la Londaine. Le centre de Champagnole est situé sur l'interfluve de ces deux cours d'eau. Toujours sur la rive droite de l'Ain, son autre affluent l'Angillon crée la limite avec Ardon au nord, et Crotenay au nord-ouest et à l'ouest.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme vignette|L'avenue de la République à Champagnole.
Typologie Au , Champagnole est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ChampagnoleUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Champagnole, il y a une ville-centre et trois communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Champagnole, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (46 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (46,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,4 %), prairies (25,6 %), zones urbanisées (16,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,8 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,7 %), terres arables (1,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement
Transports et voies de communication
Infrastructure routière La ville de Champagnole est située au carrefour de la route nationale 5 (RN5) reliant Dijon et Dole à la ville suisse de Genève et de la route départementale 471(RD471) assurant la liaison entre Lons-le-Saunier et Pontarlier dans le département du Doubs. Depuis 1993, une rocade permet de contourner la ville et de la libérer ainsi de la circulation de transit de la RD471.
Transports en communs
Liaisons ferroviaires et aériennes vignette|La gare de Champagnole. La ville de Champagnole dispose de la gare de Champagnole ainsi que de la halte de Champagnole-Paul-Émile-Victor (dessert le lycée du même nom). La ville est située sur la ligne des hirondelles, reliant Dole (connexion TGV avec Paris) à Morez et Saint-Claude.
Toponymie
Champagnole vient de champ en ancien français, Campairols en Languedoc..
Campagne, paysage découvert avec habitat groupé au centre de cultures céréalières, avec rotation de jachères que le bétail paissait et fumait. Ancien français champagne, « plaine, grande étendue de pays plat », et adjectif ancien français champagne, « des champs, campagnard », latin médiéval campania, « champ, pièce de terre du manse dominical », bas latin campania, « plaine », du pluriel neutre latin substantivé campanea, pris pour un féminin, de l´adjectif campaneus, campanius, « de la campagne », dérivé tardif de campus, « plaine, campagne cultivée »..
Son nom dans la langue arpitan-comtois est Tsampagnola.
Histoire Antiquité
Le territoire de la commune est fréquenté dès la préhistoire: des campements et des abris sous roches témoignent de la présence de ses lointains ancêtres sur le deuxième plateau jurassien.
L'histoire ancienne de Champagnole est indissociable du Mont Rivel, la montagne qui la domine tout comme la commune voisine de Saint-Germain-en-Montagne.
Époque gauloise : l'occupation par les Séquanes est avérée mais il est difficile d'en mesurer l'importance (Champagnole est à au nord du site controversé de Chaux-des-Crotenay).
Époque romaine : sanctuaire romain, avec un fanum octogonal et un second rectangulaire.
: pillage du sanctuaire.
: réoccupation partielle.
: abandon du site.
Moyen Âge
: mention de Campanola in pago scodiensium.
1130 : l'archevêque de Besançon donne une partie de l'église de Champagnole à l'abbaye de Balerne qui détient déjà l'autre part.
Humbert IV de Salins hérite des terres entre Angillon, Londaine et Ain au décès de son père Humbert III de Salins dont il était le fils cadet, frère de Gaucher III. Il construit alors le château en secteur sud du Mont Rivel pour mieux gérer ses possessions.
: le fief du Mont Rivel (ou de Montrivel) paraît comprendre, outre Champagnole, Saint-Germain-en-Montagne, Equevillon et Vannoz. À proximité, les Salins avaient la seigneurie de Châteauvillain du Jura (Château-Villain à Sirod sur la crête faisant la limite avec Bourg-de-Sirod : cf. 5).
1210 : Nicolette dite de Traves ou de Salins, supposée nièce d'Humbert IV de Salins et petite-fille d'Humbert III, transmet le fief à son mari Simon de CommercyD'autres descendants de la famille de Salins conservent des droits sur Champagnole, par exemple comme seigneurs secondaires. En effet, Humbert III de Salins eut pour fils aîné < Gaucher III (frère aîné d'Humbert IV) < père de Maurette de Salins qui épouse Géraud comte de Mâcon d'où < Gaucher IV de Mâcon-Salins < père d'un fils naturel, Géraud le Bâtard de Salins, seigneur de Lemuy (fl. 1239) < père de Colin de Salins, † vers 1306, x Guyette de St-Lothain < Guy de Salins x Etiennette Chambier < Odon de Salins, † vers 1388 < Perrin de Salins seigneur de Lemuy, x une fille de la famille de Nozeroy < Guy Chambier, seigneur du Pasquier, Névy, Villers-Robert, Andelot, Lemuy, fl. 1411, conseiller-chambellan et maître d'hôtel du duc-comte Jean sans Peur, chevalier d'honneur de la duchesse-comtesse Marguerite en 1412, † vers 1416, x Etiennette du Pasquier < Pierre de Salins, sire de Lemuy, du Pasquier et de Champagnole, sans postérité de sa femme Jeanne de Damas, fl. 1419..
1240 : le fief est transmis à leur fils Gaucher de Commercy.
1242 : Jean de Chalon l'Antique, futur comte régent de Bourgogne-Comté (1248) et ancien comte de Chalon, seigneur de Salins depuis 1237, obtient de Gaucher (en 1258 le comte Jean épousera en troisièmes noces la petite-fille de Gaucher, Laure de Commercy, d'où les Chalon-Arlay, princes d'Orange) qu'il n'y ait plus de construction de fortifications.
1286 : Gaucher II, fils de Gaucher de Commercy et oncle de Laure, prête hommage à son petit-neveu Jean (II)- de Chalon-Arlay, fils de Jean l'Antique et de Laure de Commercy, pour le Mont Rivel.