Ménédème le Cynique ou Ménédème de Lampsaque (en grec ancien / ) est un philosophe grec du
Biographie Diogène Laërce a consacré à Ménédème l'une des plus courtes notice de sa doxographie. Située logiquement au livre VI, dédié à l'école cynique, elle n'occupe qu'un seul paragraphe, le .
Elle indique en premier lieu que Ménédème a été l'élève de Colotès de LampsaqueDiogène Laërce, VI, 102.. Colotès ne semble pourtant pas avoir été son seul professeur. Quelques paragraphes plus tôt, Diogène Laërce en faisait également un disciple d'Échéclès d'Éphèse : Diogène Laërce, VI, 95... Ménédème s'inscrit de fait dans une tradition cynique qui remonte jusqu'à Cratès de Thèbes.
Dans un article de 1986, Marie-Odile Goulet-Cazé analyse cette filiation philosophique..
La quasi-totalité de cette brève Vie rend compte d'une anecdote mentionnée par Hippobote, un historien de la philosophie du dont deux ouvrages, Sur les écoles de pensée et Répertoire des philosophes, sont cités à plusieurs reprises par Diogène Laërce. En l'occurrence, il n'est pas possible d'attribuer clairement la mention originale à l'un d'entre eux.
Selon cette anecdote, Ménédème .
L'exactitude de cette anecdote est sujette à caution. Dans un article de 1906, Wilhelm Crönert estime qu'elle ne concernerait pas Ménédème mais Ménippe de Sinope. Diogène Laërce aurait recouru à une abréviation de type / men, qui aurait été mal restituée par les copistes postérieurs.. Selon Marie-Odile Goulet-Cazé, cette suggestion est en ce qu'elle corrobore un passage de la Souda qui décrit Ménippe en des termes semblables.
En tout et pour tout, Diogène Laërce ne nous transmettrait ainsi que deux indications biographiques vraisemblables sur Ménédème : les noms de ses deux maîtres..
Relations avec Colotès de Lampsaque Des extraits de deux ouvrages de Colotès de Lampsaque ont été retrouvés sur des Papyri d'Herculanum. Il s'agit du Contre le Lysis de Platon (PHerc. 208) et du Contre l'Euthydème de Platon (PHerc. 1039).
Les extraits ont été édités et commentés par Wilhelm Crönert, philologue et papyrologue allemand. Ils développent notamment une interrogation sur le sens de la création poétique : Colotès rejette le principe d'une poésie inutile. Dans cette optique, il critique à plusieurs reprises la Politique de Zénon de Cition et les affirmations d'un certain « Ménédème ».. Selon Wilhelm Crönert, l'identité de ce Ménédème ne fait pas de doute : il s'agit de Ménédème le cynique. L'animosité de Colotès envers son ancien disciple s'explique assez facilement : en s'attachant à Echéoclès, Ménédème aurait . On peut ainsi déduire que celui-ci aurait suivi un itinéraire philosophique complexe : élevé dans la tradition épicurienne, il aurait finalement rejoint l'école cynique. Il paraît également envisageable de supposer qu'il ait mis ses théories par écrit et rédigé une ou plusieurs œuvres dont les titres demeurent inconnus. Généralement acceptée par la communauté scientifique, la conjecture de Crönert a été critiquée par Bianca Concolino Mancini. Dans un article de 1976, celle-ci assimile le Ménédème des traités de Colotès à Ménédème d'Érétrie.. Cette hypothèse a été cependant infirmée par Gabriele Giannantoni : Ménédème d'Érétrie n'a dispensé qu'un enseignement oral ; or, il paraît peu vraisemblable de supposer que Colotès se réfère à une source non écrite..
Bibliographie Sources antiques
Éditions scientifiques .
Études modernes . .
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Notes et références Références antiques
Références modernes
Notes et précisions
Catégorie:Philosophe de la Grèce antique Catégorie:Philosophe du IIIe siècle av. J.-C. Catégorie:Historien de la Grèce antique Catégorie:Philosophe cynique