Guy de Malherbe, né en 1958 à Boulogne-Billancourt, est un peintre figuratif et dessinateur français.
Biographie Guy de Malherbe, né en 1958., est le fils d'Armand de Malherbe, président-directeur général d'une agence de publicité, et d'Angela UbbelohdeBottin mondain, Paris, Didot-Bottin, 1970.. Il fait ses études au collège Sainte-Croix de Neuilly. Marié à Marie-Hélène de La Forest Divonne, est le père de la journaliste Apolline de Malherbe et de Jean de Malherbe, le frère de l'abbé Brice de Malherbe.
Il s'est établi à Paris, où il réside et travaille. Il expose depuis 1983, individuellement ou collectivement, notamment à New York, à Paris, au Mans, à Londres et à Bruxelles. Il réside également à Poncé-sur-le-Loir où il siège au conseil municipal jusqu'en 2020En 2017, la commune est intégrée au sein de Loir-en-Vallée. Il est propriétaire du château de Poncé depuis 2010.
Œuvre Sa technique est . Il peint notamment des séquences mettant en scène des personnages, comme des polyptyques narratifs.
Il illustre des livres, comme L'Ombre de l'olivier d'Alain Riffaud et Christian Villeneuve en 1986Système universitaire de documentation, notice sur L'Ombre de l'olivier., ou le Missel des dimanches 1997Bibliothèque nationale de France, Catalogue général..
Guy de Malherbe peint aussi des paysages, en s'abandonnant d'abord au motif, sur place, notamment sur les côtes normandes, à Houlgate, Varengeville et Etretat. Il les retravaille ensuite, en atelier, en se laissant guider par son interprétation mentale et par son subconscientArt Absolument, Guy de Malherbe..
La rencontre, très jeune, avec les rivages découpés de Cadaquès et la peinture de Salvador Dali qui en souligne le caractère anthropomorphique joue un rôle déterminant dans la vocation de Guy de Malherbe. Les rivages, les roches et le dialogue entre monde minéral et organique reviendront ainsi régulièrement dans sa peinture et dominent son œuvre à partir de 2005.
Entre-temps, Guy de Malherbe consacre quinze d’années de peinture à une expression plus intimiste, de portraits et de natures mortes sur des bois de récupération, qu’il appellera les « matériaux déconcertants». Cette peinture exalte la vie subtile des objets, et fait de l’usure des matériaux utilisés des déclencheurs de mémoire.
Selon Delarge, son œuvre est caractérisée par les supports utilisés, qui peuvent être des débris de bois, des portes ou des planches. Il tire profit d'une porte pour encadrer une femme ou créer des enfilades.. Delarge juge son graphisme classique, influencé par le postimpressionnisme. Malherbe peint des femmes à contre-jour devant une fenêtre, leur ombre allongée au sol, dans une salle obscure.
En 2010, il expose une série de toiles appelée les Répliques d'un séisme : les chocs à retardement après le tremblement de terre, montrant des corps épars dans des paysages décomposés avec des failles béantesArt Absolument, Guy de Malherbe « Répliques »..
C'est sur le thème graphique de falaises, rochers et minéraux qu'il expose en 2016.. Mais selon le critique d'art Pierre Wat, au-delà des apparentes séries successives, Malherbe recherche .
Olivier Kaeppelin parle lui d’une peinture qui fait voir. Une peinture qui propose « une pensée, l’état d’une lumière, la situation d’une attente, le pari d’une réponse aux êtres et aux choses. »
Expositions (sélection) Expositions personnelles
Expositions collectives
Collections publiques
Bibliographie Notices biographiques « Malherbe, Guy de », dans . .
Analyses Tom Laurent, « Guy de Malherbe, le corps éclat », dans Art Absolument, 38, novembre-, 68-73.
Catalogues, monographies, divers Dépaysages, catalogue, texte de Claude Frontisi, éd. Musée du Mans, 2016. Brèches, monographie, Éditions de Corlevour et La Forest Divonne, 2015. Revue Nunc, , texte de Réginald Gaillard et Franck Damour, dessins de Guy de Malherbe, Éditions de Corlevour, 2013. Chaos, catalogue, texte de Pierre Wat et Luis Mizon, Éditions Galerie Vieille du Temple, 2012. Corps blessés couronnés par des algues, poème de Luis Mizon, illustrations Guy de Malherbe, éd. Rivières. Répliques, catalogue, texte d’Alain Bonfand, Éditions Galerie Vieille du Temple, 2010. Sextet, catalogue de l’exposition, musée des Beaux-Arts de Lönnström, Rauma, Finlande, texte de Pierre Wat, Éditions Galerie Vieille du Temple, 2008. Derelicts, catalogue, texte d’Alain Bonfand, Éditions Galerie Vieille du Temple, 2008. Je ne donne à voir que ce que je tais, texte de Patrick Cloux, « Collection Singulière », éd. Rehauts. Tableaux noirs, catalogue, texte de Pierre Wat, Éditions Galerie Vieille du Temple, 2006. Catalogue de l’exposition au musée du Mans, textes de Françoise Chaserant, Olivier Kaeppelin et Pierre Wat, 2003. Patrick Cloux, Le Temps de Peindre, éd. Natives, 1998. René Huyghe, Les signes du temps et l’art moderne, éd. Flammarion, 1985.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Famille de Malherbe (Maine)
Liens externes
Site officiel de Guy de Malherbe Site de la galerie Vieille-du-Temple, avec des pages sur Guy de Malherbe, ses expositions et des reproductions des éditions Natives
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